1996-2005 : les pratiques à risques, «tendance lourde» chez les gays
A
l'heure du Sidaction 2007, l’Institut National de Veille Sanitaire rend
public un rapport sur dix ans de surveillance (1996-2005) du VIH/sida
et des IST (Infections Sexuellement Transmissibles). Un des "grandes
tendances" de cette période est "l’augmentation des pratiques sexuelles
à risque chez les homosexuels."
"Sujet majeur de santé publique" comme le dit Gilles Brücker, directeur
de l’Institut National de Veille Sanitaire (InVS), le VIH est, à
l’évidence, toujours un sujet majeur de la santé des gays. C’est ce
qu’il faut retenir du rapport publié le 22 mars sur dix ans de
surveillance du VIH/sida et des infections sexuellement transmissibles
(IST).
Celui-ci réaffirme, en effet, qu’un des faits majeurs de la période
1996-2005 est "l’augmentation des pratiques sexuelles à risque chez les
homosexuels se traduisant par un nombre accru d’infections à VIH et par
la progression des infections sexuellement transmissibles." Comme le
constate les auteurs du rapport : "les homosexuels sont le seul groupe
pour lequel on observe une augmentation du nombre de cas sur les années
2003, 2004 et 2005." Aujourd’hui, plus d’un homosexuel sur dix se
"déclare" séropositif dans les enquêtes de comportements.
"En 1996, note le rapport, les personnes contaminées par rapports
homosexuels représentaient plus d’un tiers (37 %) des personnes chez
lesquelles une pathologie de sida était diagnostiquée, alors que les
homosexuels "actifs" ne représentent que 1,5 % de la population
masculine [selon les enquêtes officielles]." Certes, selon les chiffres
le nombre de cas de sida a été divisé par trois entre 1996 et 200 chez
les gays. Cependant l’année 2000 a constitué un tournant. "Alors que la
population homosexuelle avait largement adopté des comportements
sexuels à moindre risque dans les années 90, l’émergence des IST avec
la syphilis, suivie de la LGGV rectale en 2003, signe un retour des
pratiques à risque".
Les enquêtes montrent, dès 2000, une augmentation des pratiques
sexuelles à risque. Ainsi la proportion de gays déclarant au moins une
pénétration anale non protégée au cours des douze derniers mois est
passé de 19 % (en 1997) à 33 % (en 2000). L’InVS indique que c’est chez
les gays séropositifs que la plus forte augmentation des pratiques à
risque est observée. "Ces prises de risque se traduisent par des
nouveaux diagnostics d’infection à VIH, note l’InVS. Ainsi, près de 1
500 homosexuels découvrent leur séropositivité chaque année et ils
représentent 23 % de l’ensemble des découvertes de séropositivité sur
la période 2003-2005.
"Autre élément préoccupant : près de la moitié des gays (45 %)
concernés ont été infectés dans les six mois qui ont précédé la
découverte de la séropositivité. "Cette proportion très élevée est le
reflet de nouvelles contaminations, même si elle est aussi liée aux
pratiques de dépistage au sein de la communauté homosexuelle." note
l’InVS. L’autre indicateur des prises de risque est l’augmentation des
IST.
Jean-François Laforgerie
>> En Europe aussi
L’augmentation du nombre d’homosexuels infectés n’est pas une
spécificité française. Sur la même période, on note une augmentation
significative du nombre d’homos concernés dans la plupart des pays
d’Europe de l’Ouest. "Le nombre de cas chez les homo-bisexuels a
augmenté de 55 %." Par ailleurs, l’InVS note que "Début 2000, des
épidémies de syphilis, puis de LGV sont
survenues dans tous les pays d’Europe de l’Ouest, principalement chez les homosexuels infectés par le VIH".
Source : e-llico
Téléphonie mobile : Sida Info Service rappelle gratuitement les appelants
Afin
de rendre équitable l'accès à l'information sur le VIH, Sida Info
Service propose désormais un service qui rappelle ses correspondants
appelant d'un portable.
Plus de 30% des appels sur le numéro vert national gratuit de Sida Info
Service (0 800 840 800) proviennent des téléphones portables. Or, la
non gratuité des appels de portables rend inéquitable l’accès à
l’information "pour tous" et constitue un frein pour certains publics
tels que les jeunes et les personnes migrantes.
L’article 55 de la loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 "pour la
confiance dans l'économie numérique" prévoit pourtant la mise à
disposition de lignes téléphoniques gratuites pour les appels provenant
d’un portable. A l’occasion du 1er décembre 2006 (Journée mondiale de lutte
contre le sida), Sida Info Service a obtenu le soutien d’une vingtaine
de députés pour appuyer sa démarche visant à accélérer la publication
d’un décret d’application auprès du ministère en charge du dossier.
Mais devant l’absence d’avancée significative en faveur de la gratuité
des appels provenant de téléphones portables, SIS a décidé d’ouvrir un
service de rappel gratuit dénommé Web Call Back sur son site Internet www.sida-info-service.org, un site majoritairement consulté par les moins de 30 ans.
Les internautes peuvent désormais, gratuitement et immédiatement,
être rappelés au numéro de leur choix. SIS constate d’ores et déjà que
près de 80 % des demandes de rappel concernent des téléphones
portables. Source : e-llico
dimanche 25 mars 2007
Sida: Lancement de l'opération Sidaction 2007
Depuis
ce matin, vendredi 23 mars, et pour trois jours, l'opération Sidaction
2007 de collecte de fonds, placée cette année sous le signe de la
solidarité, a débuté dans les médias, avec la participation record de
11 chaînes de télévision et cinq radios. TF1, France 2, France 3,
France 4, France 5, RFO, le groupe Canal+, ARTE, le groupe M6, PinkTV,
LCI ainsi que Europe 1, France Inter, France Info, le réseau France
Bleu et RTL vont multiplier les programmes pour sensibiliser le public
et l'inviter à faire un don. Le 110, numéro d'appel gratuit pour les
promesses de dons, est ouvert jusqu'au 19 avril 2007. Il est également
possible de faire un don sur le site Internet du Sidaction.
Dans plus de 100 villes sont organisées, durant ces trois jours, des
animations destinées à sensibiliser et à informer le public sur les
risques du VIH/sida. Ces manifestations sont chaque année plus
importantes et de nombreuses associations LGBT y participent. En 2006,
le Sidaction avait permis de recueillir 5,6 millions d'euros provenant
de 129.000 donateurs. La moitié des fonds collectés sera consacrée à la
recherche, l'autre à des actions de prévention et d'aides aux malades.
Hier, l'Institut de veille sanitaire a annoncé que la France comptait
plus de 130.000 séropositifs et que chaque année, 7000 personnes sont
contaminées par le VIH. On estime à plus de 40 millions le nombre de
séropositifs dans le monde. Source : têtu
samedi 16 décembre 2006
Pour lutter contre le sida, les pays africains doivent faire appel aux homosexuels
Les responsables de la lutte contre le VIH des 14 pays de la Communauté
de développement d'Afrique australe (SADC) participent, depuis mardi 12
décembre, au Malawi, à leur troisième forum annuel sur le sida. À
l'ouverture de la rencontre, qui s'achève ce jeudi, Marjorie Ngaunje,
la ministre malawite de la Santé a déclaré: «Pour
progresser dans la prévention, nous devons commencer à nous attaquer
honnêtement aux questions difficiles que l'épidémie soulève […]
en répondant de façon positive aux besoins des travailleurs du sexe et
des hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes. […] Nous devons nous occuper des vrais vecteurs de l'épidémie et cibler les groupes qui sont les plus vulnérables». En marge de la réunion, Marjorie Ngaunje a confié à l'AFP qu'il fallait être «ouverts» et «parler
des prostitués et des homosexuels parce que il n'y a que l'Afrique du
Sud, parmi les pays de la SADC, qui reconnaît les homosexuels». L'Afrique
est le premier continent touché par l'épidémie, plus d'un tiers des
personnes atteintes et des décès liés au sida dans le monde y sont
recensés. Par ailleurs, au même moment, les National Institutes of
Health (NIH) américains ont annoncé l'arrêt de deux essais cliniques
sur les effets de la circoncision sur les contaminations, en raison du
succès de ces deux essais. Ils montrent un bénéfice significatif de la
circoncision par rapport au groupe non-circoncis sur le risque de
contamination par le VIH. Ces essais viennent confirmer les résultats
observés par l'ANRS, qui a été pionnière dans ce domaine. Source : Têtu
vendredi 15 décembre 2006
Assurances : l'Assemblée adopte le texte sur l'accès au crédit des personnes malades
Les
députés ont adopté lundi le projet de loi sur l'accès au crédit des
personnes présentant un risque aggravé de santé –dont les personnes
touchées par le VIH.
Le texte défendu par le ministre de la Santé a été approuvé par les
groupes UMP, UDF et PS, le PCF s'étant abstenu. Ce projet doit être
encore soumis à l'examen du Sénat.
Le projet de loi vise à transcrire dans la législation la
Convention Aeras (Assurer et emprunter avec un risque aggravé de
santé), signée le 6 juillet entre pouvoirs publics, associations,
assureurs et banquiers. Cette convention, qui entrera en vigueur le 6 janvier 2007,
prévoit un plus large accès à l'assurance invalidité, une plus grande
rapidité de l'étude des dossiers, une motivation par écrit des refus,
la mise en place d'une médiation en cas de litige et d'un comité de
suivi, ainsi que d'un mécanisme permettant de limiter les surprimes
d'assurance liées à l'état de santé.
Lors du débat, le ministre de la Santé a dénoncé la "double peine"
infligée aux malades en matière d'accès au crédit, qualifiant cette
situation de "discrimination intolérable". Source : e-llico
VIH : la circoncision réduit les risques de contracter le virus
La
circoncision réduit d'environ de moitié le risque pour les hommes
d'être infectés par le VIH, mais elle n'offre pas une protection
complète, selon les résultats publiés mercredi de deux essais menés au
Kenya et en Ouganda.
Une étude menée à Kusumu (Kenya) sur 2.784 hommes séronégatifs montrent
que le risque de contracter le virus est réduit de 53% chez les hommes
circoncis. A Rakai (Ouganda), 4.996 hommes ont pris part à une enquête qui
montre que ce risque est également réduit de 48% chez les circoncis.
Ces essais confirment les conclusions d'une enquête française menée
en 2005 en Afrique du Sud, à Orange Farm, par l'Agence française de
recherche sur le sida (ANRS) sur 3.000 hommes. Elle avait montré que la
circoncision masculine réduisait de 60% la transmission du VIH de la
femme vers l'homme.
L'Organisation mondiale de la Santé (OMS), dans une déclaration
commune avec l'ONUSIDA, l'Unicef (Fonds des Nations unies pour
l'enfance), le FNUAP (Fonds des Nations unies pour la population) et la
Banque mondiale, indique que les organisations vont "examiner en détail
les résultats de ces essais et définir ensuite les recommandations
spécifiques pour développer et promouvoir la circoncision". Il faut notamment "éviter que les gens ne développent un
sentiment erroné de sécurité et qu'en conséquence, ils n'adoptent des
comportements à risque qui pourraient remettre en cause l'effet
protecteur de la circoncision", indique l'OMS. Source : e-llico
vendredi 1 décembre 2006
Droits : du nouveau avec Santé Info Droits
Un
service téléphonique d’information juridique et sociale pour les
problématiques liées à la représentation des usagers du système de
santé, aux droits des personnes malades et plus globalement à
l’ensemble des usagers du système de santé est désormais accessible.
Santé Info Droits (0810 004 333, un numéro azur, coût d’une
communication locale depuis un poste fixe) répond à vos appels les
lundi, mercredi et vendredi de 14h à 18h ainsi que les mardi et jeudi
de 14h à 20h. Cette ligne, créée par le Collectif Interassociatif Sur
la Santé (CISS), sera, bien entendu au service des simples usagers.
"C’est aussi en sensibilisant le plus grand nombre de personnes que
nous inciterons chacun à connaître et à faire valoir ses droits, ce qui
participera de la bonne application des dispositions prévues pour
l’information et l’accès aux droits des usagers du système de santé
ainsi que de leur implication effective dans le fonctionnement de
celui-ci" estime le CISS. On pourra appeler Santé Info Droits à propos
de l’accès à l’assurance et à l’emprunt (convention AERAS, mutuelle,
etc.), de l’information du patient et e l’accès au dossier médical, de
la médecine du travail, de l’absence pour maladie, du temps partiel
thérapeutique, des protocoles de soins, de la couverture maladie
universelle… Source : e-llico
Journée mondiale contre le Sida : 5 000 personnes manifestent à Paris
Journée mondiale contre le Sida : 5 000 personnes manifestent à Paris
5
000 personnes ont répondu à l'appel d'Act Up, soutenu par d'autres
associations, et ont marché de la Bastille à Beaubourg, le 30 novembre,
veille de la Journée mondiale contre le Sida.Objectif : interpeller les
candidats à la présidentielle en France et souligner "les
responsabilités politiques" dans le développement de l'épidémie.
L'organisation a mis sur pied jeudi soir "une manifestation
revendicative qui doit avoir un écho particulier car nous sommes
particulièrement désespérés de voir à quel point le sida est absent des
discours politiques avant la présidentielle", explique à Emmanuel
Château, d'Act Up. Avec cette manifestation, soutenue par de nombreuses associations
dont l'inter-LGBT (Interassociative lesbienne, gaie, bi et trans), et
une campagne d'affichage, Act Up veut "dénoncer les responsabilités
politiques dans cette épidémie et interpeller les candidats en leur
demandant des engagements précis", explique-t-il. 5.000 personnes selon Act Up ont marché de la Bastille à
Beaubourg, où des patchworks portant les noms de victimes ont été
déployés.
"L'immense majorité des 3,4 millions de morts annuelles pourraient
être évitées", assure Emmanuel Château. Act Up dénonce notamment le
fait que "les traitements adéquats demeurent inaccessibles du fait d'un
système de brevet à la solde de l'industrie pharmaceutique et de
financements totalement insuffisants". L'association demande à la
France d'"atteindre 100% de la part qui lui revient dans l'effort
financier mondial" et de "soutenir l'abrogation, dans les pays pauvres,
des monopoles portant sur des produits vitaux comme les médicaments".
Concernant l'accès aux soins en France, Act Up veut que les
pouvoirs publics cessent "d'imposer à toute force le suivi par un
médecin généraliste" et "forment rapidement des médecins à la prise en
charge spécifique des personnes vivant avec le VIH". L'association souligne en outre que la "précarisation des malades
ruine tous les progrès réalisés dans le domaine thérapeutique". Elle
réclame ainsi "des solutions d'urgence adaptées et débouchant sur un
logement social de droit commun (...) pour éviter que des malades se
retrouvent à la rue", une réforme de la loi sur le handicap pour
"prendre en compte la situation réelle des personnes atteintes de
pathologies graves" et un meilleur accès au crédit bancaire et aux
assurances pour les malades.
La France reste le pays d'Europe de l'Ouest le plus touché par
l'épidémie, notamment à cause de "l'incurie des politiques publiques en
matière de prévention", assure Act Up. Source : e-llico
Journée mondiale contre le sida: manifestation dès ce soir
Act
Up-Paris appelle à manifester ce soir, à Paris, à 18h30, place de la
Bastille dans le cadre de la Journée mondiale de mobilisation contre le
sida, qui est le 1er décembre. «Sida: où sont les candidats?»
s'interroge Act Up. L'association est rejointe par une multitude
d'associations de lutte contre le sida et de défense des droits des
homosexuels. En régions, de nombreuses initiatives (débats,
manifestations, expositions, etc.) sont organisées toute cette semaine.
Retrouvez ici l'essentiel des manifestations, ainsi que sur le site Internet du Crips. Source : Têtu
lundi 27 novembre 2006
Sida : 6.700 personnes ont découvert leur séropositivité en France en 2005
Sida : 6.700 personnes ont découvert leur séropositivité en France en 2005
L'épidémie
de sida se poursuit en France où quelque 6.700 personnes ont découvert
leur séropositivité en 2005 et plus de 1.200 ont développé un sida
avéré, selon les données de l'Institut de veille sanitaire (InVS)
publiées lundi.
"On estime à environ 6.700 le nombre de personnes ayant découvert leur
séropositivité VIH en 2005, le quart de ces personnes ayant été
contaminées dans les six mois précédant leur diagnostic", c'est-à-dire
récemment, indique l'institut dans le Bulletin épidémiologique
hebdomadaire (BEH).
L'an dernier, les homosexuels ont représenté 27% de l'ensemble des
découvertes de séropositivité, avec une forte proportion (44%)
d'infections récentes (semestre précédent), souligne l'InVS qui alerte
"sur la recrudescence des comportements à risque dans cette
population".
Parmi les personnes ayant découvert leur séropositivité en 2005, 16% l'ont fait "tardivement au stade sida", selon l'InVS.
Fin 2005, 60.833 cas de sida au total avaient été notifiés en
France depuis le début de l'épidémie, dont quelque 1.200 l'an dernier.
Près de 29.000 patients atteints du sida (syndrome de
l'immuno-déficience acquise) vivent en France où le nombre total de
séropositifs est estimé à 150.000. "Presque la moitié (48%) des personnes pour lesquelles un
diagnostic de sida a été posé en 2005 ignoraient leur séropositivité et
29% la connaissaient mais n'avaient pas bénéficié d'un traitement
anti-rétroviral pré-sida", souligne l'InVS.
Le sida continue d'entraîner quelque 400 décès par an en France où
les adultes infectés durant de longues années par le VIH meurent aussi
d'autres causes. L'analyse de 979 décès (de porteurs du VIH) en 2005 montre que le
sida est cité comme la cause initiale de la mort dans 37% des cas. La
moitié des patients dont les causes de décès étaient étudiées avaient
appris leur infection par le VIH au moins douze ans plus tôt. Cependant, la proportion de personnes décédées dans les six mois
suivant le diagnostic d'infection par le VIH reste importante : 9% de
l'ensemble des décès analysés, 20% des décès directement dus au sida,
notent les chercheurs dans le BEH. Source : e-llico