samedi 16 décembre 2006
Librairie : deux essais sur les transsexuels
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jeudi 12 octobre 2006
Roman lesbien : Le beau rôle
Le beau rôle est sans conteste le roman de l'été. Mêlant amour, corruption et sexe, ce livre est une bombe, à ne pas rater !
La séduction est un jeu permanent, Carolyn fera t-elle tomber Annelie
dans son piège ? Est-elle vraiment prête à tout pour décrocher le rôle
de sa vie ?
Et si la vie n'était qu'une série de surprises ?
samedi 16 septembre 2006
Jude Schell : L'automne sera chaud
Voilà un ouvrage qui risque de faire blêmir ceux
qui sont déjà sur le marché. Très vite, on entre dans le vif du sujet –
le plaisir saphique –, en oubliant les premières pages rendues
légèrement assommantes par un style trop romancé. Les conseils
pratiques foisonnent et le fait qu'ils soient classés par thème est
très appréciable. Loin des clichés, des photos softs mais non moins
suggestives illustrent le tout et titillent vos sens. Ne vous laissez
pas arrêter par la barrière de la langue (c'est en anglais), qui peut
occulter des messages de la plus haute importance, toutes ces «lips»,
«tits» et «pussy parties» mettent de toute façon l'eau à la bouche. En
attendant une version française, pour l'extase totale ! Marie Medeiros.
Source : Têtu
The Guide to Lesbian Sex, de Jude Schell, Hylas Publishing, 192 p.,
Livres lesbiens
Sarah Waters : RONDE DE NUIT (The Night Watch)
L'influente revue littéraire Granta ne s'était pas trompée en désignant, en 2003, Sarah Waters comme l'une des jeunes romancières britanniques les plus talentueuses. Car du talent et de l'audace, la jeune Galloise - elle est née à Neyland (comté de Pembroks) en 1966 - en a à revendre. Comme le prouve cette somptueuse Ronde de nuit où elle fait ses premiers pas dans le XXe siècle après trois romans victoriens.
Brontë, Wilkie Collins et de son "maître" Dickens, auquel elle se mesura avec brio dans le deuxième, Affinités (1). Juste avant de connaître la consécration avec le délicieux Du bout des doigts, réalisé pour la BBC, comme le fut également Caresser le velours, son premier roman.
Jean, chemise noire qui rehausse la blondeur de ses cheveux courts, visage poupin, Sarah Waters parle d'une voix douce et posée de ce succès qui ne lui fait pas tourner la tête. Au contraire. Car malgré la présence régulière de ses livres sur les listes de best-sellers ou les multiples distinctions qu'elle a reçues (2), la romancière n'a pas hésité à tourner le dos à l'ère victorienne. "Je savais que si je continuais à écrire sur cette époque, j'aurais de plus en plus de difficultés à en sortir. Et puis, la guerre et l'immédiat après-guerre m'attiraient car cette période a marqué un changement significatif dans la condition des femmes et des lesbiennes. Enfin, il y a dans ces années-là un côté "glamour" qui me séduit..."
UN REGARD DISTANCIÉ
Avec ce souci du détail et de la justesse, qui est de règle pour elle, "surtout quand on aborde l'Histoire", Sarah Waters a dû "tout reprendre à zéro". Ainsi, il lui a fallu de longues recherches pour se familiariser avec la période, les affiner à mesure que ses personnages se dessinaient, avant qu'elle ne commence à écrire. " Mais ce que je ne mesurais pas encore, explique-t-elle, c'est la manière dont l'atmosphère de l'époque allait déterminer la forme et le ton du roman. Dans les romans du XIXe siècle, il y a un côté gothique, extravagant, avec lequel il est aisé de jouer mais qui n'est guère adaptable pour les années 1940. J'ai donc dû trouver un ton plus posé, plus "austère", prendre un regard plus distancié et abandonner le "je"." Le ton, elle le trouvera en lisant notamment Elizabeth Taylor et Elizabeth Bowen. Quant à la construction, singulière et magistralement tenue, elle ne cache pas l'influence de Betrayal (Trahison), la pièce d'Harold Pinter.
Construit à rebours du temps, en trois parties (1947, 1944, 1941), Ronde de nuit met en scène quatre personnages que l'on découvre, au sortir de la guerre, brisés et égarés, au bord de vies incertaines. Telle Kay, jeune femme solitaire à l'allure androgyne qui passe ses journées à errer dans Londres, en quête de rencontres féminines ; à observer de sa fenêtre les patients de l'étrange M. Leonard, son propriétaire, membre de la Christian Science Church, quand elle ne passe pas ses après-midi au cinéma. Duncan, en rupture de sa famille (à l'exception de sa soeur, Viv), a choisi, après un long séjour en prison, d'habiter chez Mr Mundy, un "oncle" bien singulier. Hors des heures passées dans une fabrique de bougies qui emploie des invalides et des cas sociaux, ce garçon, sensible, fragile et rongé d'une sourde culpabilité, aime se réfugier, comme Kay, dans le passé.
Un passé lourd de secrets pour Viv, qui vit avec Reggie, un homme marié, une liaison que la clandestinité érode chaque jour. Après un emploi au secrétariat des denrées alimentaires durant la guerre, c'est dans une agence matrimoniale que Viv tente de rompre, en vain, son ennui auprès d'Helen. Ancienne compagne de Kay, celle-ci vit avec Julia, une romancière de polars à succès, un amour rongé par la jalousie et la frustration de ne pouvoir le vivre au grand jour.
C'est dans cette atmosphère de grisaille, d'amertume et de désenchantement que Sarah Waters conduit son chassé-croisé amoureux. Au travers d'une rencontre fortuite, d'une esquisse de confession, elle glisse les indices de vies, de liens et d'histoires que la guerre révélera en même temps qu'elle révèle ces êtres à eux-mêmes. Dans leur force ou leur lâcheté. Comme Kay, héroïque ambulancière dont les interventions nocturnes dans les décombres de Londres offrent des moments aussi saisissants que poignants. Viv qui tente d'oublier dans les bras de Reggie la peur, les privations, le rationnement ; ou encore Duncan qui observe, presque impassible, derrière les barreaux de sa cellule, le ciel strié d'éclairs apocalyptiques, quand d'autres chantent pour couvrir le sifflement des bombes....
Outre l'art subtil du dévoilement progressif de cette redoutable conteuse, il faut saluer ici son sens du détail et de la description précise et juste, qui donne toute sa texture de poussière et de cendre à ce somptueux roman d'amour et de regret.
RONDE DE NUIT (The Night Watch) de Sarah Waters. Traduit de l'anglais par Alain Defossé, Denoël, "Et d'ailleurs", 592 p., 25 €.
(1) Tous les livres de Sarah Waters ont paru chez Denoël et en poche en 10/18.
(2) Prix Somerset Maugham pour Affinités, Sarah Waters, meilleur auteur britannique de l'année 2003 pour The Sunday Times, a été sélectionnée, la même année, dans la dernière liste du Orange Prize et du Man Booker Prize pour Du bout des doigts.
Christine Rousseau Pour "Le Monde"
Article paru dans l'édition du 01.09.06
Quelque livres de Sarah Waters sur Amazon.com
lundi 28 août 2006
Italie : Un livre revient sur un siècle de délits homos
| Un livre revient sur un siècle de délits homos |
Avec
un titre librement et ironiquement inspiré de L'homme délinquant de Cesare Lombroso, célèbre
criminologue du XIXe siècle, le nouveau livre d'Enrico Oliari, dont le titre
peut se traduire par «L'homo délinquant», se propose de reconstruire un fragment
de l'histoire de l'homosexualité en Italie. Une entreprise difficile, menée à
terme par l'auteur après un travail de recherche laborieux et méticuleux,
puisque l'auteur a épluché les archives des journaux et des jugements des
tribunaux publiés au XIXe et au XXe siècle. Enrico Oliari a en effet décidé
d'aller à la recherche des fattacci (crimes), des faits divers, des délits et
des scandales qui ont exposé les «urningi», terme qui désignait les homos à
l'époque, au centre de la scène publique. Il en ressort une mosaïque
multiforme, constituée de 19 épisodes qui racontent une Italie déchirée entre
forces cléricales et anticléricales (ces dernières composées de francs-maçons,
libéraux laïques, catholiques libéraux ou membres du Mouvement ouvrier), et qui,
très souvent, instrumentalisaient un scandale homo pour l'utiliser contre
l'autre faction. Source : Têtu
dimanche 9 juillet 2006
Les lesbiennes, Idées reçues !
Stéphanie Arc vient de sortir un livre : Les Lesbiennes (Le Cavalier bleu, collection «Idées reçues»). La collection «Idées reçues» propose à partir d'un certain nombre de clichés des analyses synthétiques sur un sujet donné. Stéphanie Arc, diplômée de philosophie morale et politique, s'attaque ici aux idées reçues sur les lesbiennes. «Ce sont des garçons manqués», «Entre femmes ce n'est pas vraiment du sexe», «L'homosexualité féminine est mieux acceptée que l'homosexualité masculine», etc. Stéphanie Arc explique l'origine de ces idées et fait un point clair et pertinent en exposant différents points de vues.
dimanche 2 juillet 2006
"les loups, le sarkozysme expliqué aux enfants".
vous trouverez ci-Joint : "les loups, le sarkozysme expliqué aux enfants".
Le livre circule sur le réseau.
Chacun Chercheur, l’un sociologue, l’autre philosophe, nous sommes
auteurs de nombreux ouvrages, ce livre etonnament n’a pas trouvé à ce
jour d’editeur, nous n’en tirons pas de conclusions hatives ni
conspirationistes : ), mais devant cette "surprise" et ces refus polis
de nos maisons habituelles, plutot que l’obsolesence, nous avons choisi
de le diffuser désormais via le net.
Nous souhaitions en informer les journalistes et rédactions et
personnalités politiques concernées. Vous pouvez en disposer sur votre
site, sans en modifier le contenu, vous pouvez le fowarder... Vous
pouvez plus simplement le lire : )ce livre ne se veut pas pamphletaire,
il est respectueux des hommes et des femmes qui font l’action
politique,mais sans concession concernant les dérives éventuelles de
leurs actions.
Il renoue avec la traditions des contes, pour parler aux enfants
que en final nous restons tous, ce qui permmetra a chacun de preter une
oreille plus attentive : )
http://bellaciao.org/fr/IMG/pdf/YC_LR_Les_loups.pdf
Source : http://bellaciao.org/fr
vendredi 30 juin 2006
Martina Navratilova vs Chris Evert
mercredi 24 mai 2006
LES ÉDITIONS DE LA CERISAIE VOUS PRÉSENTENT LEURS NOUVEAUTÉS :
GRIS-GRIS,
FÉTICHES ET PORTE-BONHEUR
nouvelles
collectives
Muriel Bonneville, Louna Borca, Catherine Bourassin, Valérie
Dureuil, Corinne Gaudefroy, Corinne Gendraud, Lee Lou, Anne-Laure Mahé, Gaëlle
Martell, Martine Merlin-Dhaine, Fanny Mertz, Brigitte Ourlin
256
pages - 14 euros- collection Ceriselles ISBN 2-914908-31-8
Voici
la preuve par douze que les gris-gris, fétiches et autres trèfles à quatre
feuilles portent bonheur.
Laissez-vous marabouter par ces histoires et à vous
amour, gloire et fortune !
Extraits
:
Le Sortilège de Tching-Ti Wang, de Corinne Gaudefroy :
« J’avais glissé fébrilement
le porte-bonheur en forme de cochon que Qiao Wang m’avait remis la veille. «
Tchou est le cochon de la fortune », m’avait-elle dit. « Il t’apportera chance
et richesse, et ce qu’il contient te donnera l’amour éternel. » »
Pierre
blanche,
de Valérie Dureuil :
« Un
souvenir me perturbe, des images télévisées d’une autre époque qui me reviennent
à l’esprit un peu trop souvent. Un clocher, des pommes trempées dans du goudron
et… une pierre blanche. Vagues de souvenirs d’un feuilleton en couleurs qui
parlait d’enfants et d’une pierre blanche semblable à une encoche dans le temps.
»
Branchée
sur la voie lactée,
de Martine Merlin-Dhaine :
«— Mahellaw, je…
— Moi
aussi je suis triste de te voir partir. J’aimerais que tu m’emmènes avec toi, là
où tu vas.
— Moi c’est ici, avec toi, que j’aimerais rester.
— Non, tu
rêves, c’est impossible à vivre ici. Tout est inscrit d’avance, pour moi et pour
mon peuple. La liberté n’est pas pour demain. Mais…
Mahellaw a glissé dans ma
main une petite pierre taillée, rugueuse et noire.
— Porte-la sur toi,
toujours. Je lui ai confié mes rêves les plus fous depuis que je suis enfant,
elle garde tous mes secrets. Emporte-la, réalise mes rêves, soit comme
Ti-n-Hînân, fière et libre, va très loin jusqu’au bout du monde. J’irai en rêve
avec toi partout où tu iras et le désert sera plus doux à mes pieds.
Dans ma
main, la pierre était brûlante.
— Quand tu libéreras son cœur, je serai
libre. »
UN
PRINTEMPS POURRI
roman policier de Paola
Cicagna
256
pages - 14 euros - collection Polardises - ISBN 2-914908-30-X
Il
y a vraiment des printemps pourris.
Surtout celui de 2002 : Le Pen vient de
passer au second tour des présidentielles. Lola, militante homo de Montpellier
se mobilise.
Mais les mauvaises nouvelles vont souvent par paires.
Maud et
Pétra, deux amies de Lola, sont assassinées. Qui est coupable ? Leur étrange
voisine ? Un homophobe ?
Lola va se mêler de l’enquête de l’inspecteur
Santora.
Dans ce monde de brutes, Lola va trouver un peu de douceur dans les
bras de la pulpeuse Catherine.
Car le printemps, c’est aussi la saison des
amours !
Extrait
:
« Au pied du lit, sur le
montant en bois, des photos étaient accrochées. Des photos de Maud et Pétra.
Dans le jardin, sur la terrasse, prises d'en haut. Il y en avait au moins une
vingtaine. Je ne savais pas quoi penser de ma découverte. En dessous, des
lettres scotchées. Je m'approchai encore et découvris sans peine le début de
l'une d'entre elles « Ma chérie d'amour, ma Pétra adorée… ». C'était l'écriture
de Maud ! Une lettre de Maud à Pétra ! Qu'est-ce qu'elle foutait là ? Je me
retournai vers la désespérée, qui avait d'ailleurs cessé ses sanglots et
m'observait.
— Où avez-vous trouvé ces lettres ? lui demandai-je.
— Ça ne
vous regarde pas !
Sa voix était éraillée. Elle se releva d'un bond et se
précipita vers moi. Elle m'arracha des mains la lettre que j'avais
décollée.
— Sortez d'ici ! Perverse ! me cria-t-elle dans les oreilles.
»
Biographie
:
Paola Cicagna est l’auteure
de Panique à l’Adessic. Elle a également participé aux
recueils de nouvelles collectives Belles
d’époques, Transports amoureux et Dessous divers.






