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Le Blog des Lesbiennes d'aujourd'hui ( + boutique coquine spéciale filles )- Web site for the French-speaking Lesbians

samedi 16 décembre 2006

Librairie : deux essais sur les transsexuels

                                                                                                                        

 
                               
                               
                               
La cause des transsexuels commence à faire son chemin, au moins dans les esprits. Deux essais de qualités s'intéressent, l'un à l'histoire des trans en France, l'autre à la scène trans dont il trace le portrait.
Jeune historien, Maxime Fœrster dresse pour la première fois une histoire des transsexuels en France parce que cette histoire "est assez consistante pour mériter qu’une étude y soit entièrement consacrée." De fait, au fil de chapitres nourris des exemples allemand et américain, Maxime Fœrster livre, d’une plume alerte et savante, une histoire foisonnante, émouvante et à bien des titres exceptionnelle. Une histoire complexe aussi, marquée par la singularité et l’exemplarité de parcours individuels (Michel-Marie Poulain dans les années 30/40, Coccinelle dans les années 50/60, Capucine, Bambi mais aussi par l’apparition récente de groupes militants (comme l’ASB en 1993, un des premiers groupes français d’envergure sur le transsexualisme). Une histoire qui dessine en creux celle d’une répression sociale, judiciaire, politique et médicale. Ce qui est particulièrement intéressant à découvrir, ce sont les rapports, parfois conflictuels, parfois productifs, entre les trans et les gays et les lesbiennes ou comment un militantisme très minoritaire - les transsexuel(le)s sont peu nombreux(ses) - a su imposer ses vues et ses revendications au mouvement gay et lesbien.

Très utile complément à l’ouvrage de Maxime Foerster, "Changer de sexe" se veut le portrait "d’une communauté en pleine affirmation de soi." Rédigé par deux transgenre, Alexandra Augst-Merelle et Stéphanie Nicot, fondatrices de l’association Trans Aide, l’ouvrage est, on le sent, nourri de l’expérience directe des auteurs. C’est ce qui fait sa force et ce d’autant que son objectif est de "balayer les idées reçues." Le pari est réussi et ce d’autant que le style des auteures, mordant, direct, ironique parfois, confère à leur exploration fouillée de la scène trans une authenticité aussi passionnante que percutante.

Jean-François Laforgerie

Maxime Foerster, "Histoire des transsexuels en France", éditions H&O. 17 euros.

Alexandra Augst-Merelle et Stéphanie Nicot, "Changer de sexe. Identités transsexuelles.", éditions Le Cavalier Bleu. 22 euros.
Source : e-llico

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jeudi 12 octobre 2006

Roman lesbien : Le beau rôle

Le beau rôle est sans conteste le roman de l'été. Mêlant amour, corruption et sexe, ce livre est une bombe, à ne pas rater !
La séduction est un jeu permanent, Carolyn fera t-elle tomber Annelie dans son piège ? Est-elle vraiment prête à tout pour décrocher le rôle de sa vie ?
Et si la vie n'était qu'une série de surprises ?

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samedi 16 septembre 2006

Jude Schell : L'automne sera chaud

http://www.powells.com/cgi-bin/imageDB.cgi?isbn=1592581374

Voilà un ouvrage qui risque de faire blêmir ceux qui sont déjà sur le marché. Très vite, on entre dans le vif du sujet – le plaisir saphique –, en oubliant les premières pages rendues légèrement assommantes par un style trop romancé. Les conseils pratiques foisonnent et le fait qu'ils soient classés par thème est très appréciable. Loin des clichés, des photos softs mais non moins suggestives illustrent le tout et titillent vos sens. Ne vous laissez pas arrêter par la barrière de la langue (c'est en anglais), qui peut occulter des messages de la plus haute importance, toutes ces «lips», «tits» et «pussy parties» mettent de toute façon l'eau à la bouche. En attendant une version française, pour l'extase totale ! Marie Medeiros. Source : Têtu
The Guide to Lesbian Sex, de Jude Schell, Hylas Publishing, 192 p., 

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Livres lesbiens



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Sarah Waters : RONDE DE NUIT (The Night Watch)

L'influente revue littéraire Granta ne s'était pas trompée en désignant, en 2003, Sarah Waters comme l'une des jeunes romancières britanniques les plus talentueuses. Car du talent et de l'audace, la jeune Galloise - elle est née à Neyland (comté de Pembroks) en 1966 - en a à revendre. Comme le prouve cette somptueuse Ronde de nuit où elle fait ses premiers pas dans le XXe siècle après trois romans victoriens.

Brontë, Wilkie Collins et de son "maître" Dickens, auquel elle se mesura avec brio dans le deuxième, Affinités (1). Juste avant de connaître la consécration avec le délicieux Du bout des doigts, réalisé pour la BBC, comme le fut également Caresser le velours, son premier roman.

Jean, chemise noire qui rehausse la blondeur de ses cheveux courts, visage poupin, Sarah Waters parle d'une voix douce et posée de ce succès qui ne lui fait pas tourner la tête. Au contraire. Car malgré la présence régulière de ses livres sur les listes de best-sellers ou les multiples distinctions qu'elle a reçues (2), la romancière n'a pas hésité à tourner le dos à l'ère victorienne. "Je savais que si je continuais à écrire sur cette époque, j'aurais de plus en plus de difficultés à en sortir. Et puis, la guerre et l'immédiat après-guerre m'attiraient car cette période a marqué un changement significatif dans la condition des femmes et des lesbiennes. Enfin, il y a dans ces années-là un côté "glamour" qui me séduit..."

UN REGARD DISTANCIÉ

Avec ce souci du détail et de la justesse, qui est de règle pour elle, "surtout quand on aborde l'Histoire", Sarah Waters a dû "tout reprendre à zéro". Ainsi, il lui a fallu de longues recherches pour se familiariser avec la période, les affiner à mesure que ses personnages se dessinaient, avant qu'elle ne commence à écrire. " Mais ce que je ne mesurais pas encore, explique-t-elle, c'est la manière dont l'atmosphère de l'époque allait déterminer la forme et le ton du roman. Dans les romans du XIXe siècle, il y a un côté gothique, extravagant, avec lequel il est aisé de jouer mais qui n'est guère adaptable pour les années 1940. J'ai donc dû trouver un ton plus posé, plus "austère", prendre un regard plus distancié et abandonner le "je"." Le ton, elle le trouvera en lisant notamment Elizabeth Taylor et Elizabeth Bowen. Quant à la construction, singulière et magistralement tenue, elle ne cache pas l'influence de Betrayal (Trahison), la pièce d'Harold Pinter.

Construit à rebours du temps, en trois parties (1947, 1944, 1941), Ronde de nuit met en scène quatre personnages que l'on découvre, au sortir de la guerre, brisés et égarés, au bord de vies incertaines. Telle Kay, jeune femme solitaire à l'allure androgyne qui passe ses journées à errer dans Londres, en quête de rencontres féminines ; à observer de sa fenêtre les patients de l'étrange M. Leonard, son propriétaire, membre de la Christian Science Church, quand elle ne passe pas ses après-midi au cinéma. Duncan, en rupture de sa famille (à l'exception de sa soeur, Viv), a choisi, après un long séjour en prison, d'habiter chez Mr Mundy, un "oncle" bien singulier. Hors des heures passées dans une fabrique de bougies qui emploie des invalides et des cas sociaux, ce garçon, sensible, fragile et rongé d'une sourde culpabilité, aime se réfugier, comme Kay, dans le passé.

Un passé lourd de secrets pour Viv, qui vit avec Reggie, un homme marié, une liaison que la clandestinité érode chaque jour. Après un emploi au secrétariat des denrées alimentaires durant la guerre, c'est dans une agence matrimoniale que Viv tente de rompre, en vain, son ennui auprès d'Helen. Ancienne compagne de Kay, celle-ci vit avec Julia, une romancière de polars à succès, un amour rongé par la jalousie et la frustration de ne pouvoir le vivre au grand jour.

C'est dans cette atmosphère de grisaille, d'amertume et de désenchantement que Sarah Waters conduit son chassé-croisé amoureux. Au travers d'une rencontre fortuite, d'une esquisse de confession, elle glisse les indices de vies, de liens et d'histoires que la guerre révélera en même temps qu'elle révèle ces êtres à eux-mêmes. Dans leur force ou leur lâcheté. Comme Kay, héroïque ambulancière dont les interventions nocturnes dans les décombres de Londres offrent des moments aussi saisissants que poignants. Viv qui tente d'oublier dans les bras de Reggie la peur, les privations, le rationnement ; ou encore Duncan qui observe, presque impassible, derrière les barreaux de sa cellule, le ciel strié d'éclairs apocalyptiques, quand d'autres chantent pour couvrir le sifflement des bombes....

Outre l'art subtil du dévoilement progressif de cette redoutable conteuse, il faut saluer ici son sens du détail et de la description précise et juste, qui donne toute sa texture de poussière et de cendre à ce somptueux roman d'amour et de regret.


RONDE DE NUIT (The Night Watch) de Sarah Waters. Traduit de l'anglais par Alain Defossé, Denoël, "Et d'ailleurs", 592 p., 25 €.

(1) Tous les livres de Sarah Waters ont paru chez Denoël et en poche en 10/18.

(2) Prix Somerset Maugham pour Affinités, Sarah Waters, meilleur auteur britannique de l'année 2003 pour The Sunday Times, a été sélectionnée, la même année, dans la dernière liste du Orange Prize et du Man Booker Prize pour Du bout des doigts.

Christine Rousseau Pour "Le Monde"

Article paru dans l'édition du 01.09.06

Quelque livres de Sarah Waters sur Amazon.com

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lundi 28 août 2006

Italie : Un livre revient sur un siècle de délits homos

Un livre revient sur un siècle de délits homos

Avec un titre librement et ironiquement inspiré de L'homme délinquant de Cesare Lombroso, célèbre criminologue du XIXe siècle, le nouveau livre d'Enrico Oliari, dont le titre peut se traduire par «L'homo délinquant», se propose de reconstruire un fragment de l'histoire de l'homosexualité en Italie. Une entreprise difficile, menée à terme par l'auteur après un travail de recherche laborieux et méticuleux,  puisque l'auteur a épluché les archives des journaux et des jugements des tribunaux publiés au XIXe et au XXe siècle. Enrico Oliari a en effet décidé d'aller à la recherche des fattacci (crimes), des faits divers, des délits et des scandales qui ont exposé les «urningi», terme qui désignait les homos à l'époque, au centre de la scène  publique. Il en ressort une mosaïque multiforme, constituée de 19 épisodes qui racontent une Italie déchirée entre forces cléricales et anticléricales (ces dernières composées de francs-maçons, libéraux laïques, catholiques libéraux ou membres du Mouvement ouvrier), et qui, très souvent, instrumentalisaient un scandale homo pour l'utiliser contre l'autre faction. Source : Têtu

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dimanche 9 juillet 2006

Les lesbiennes, Idées reçues !

Stéphanie Arc vient de sortir un livre : Les Lesbiennes (Le Cavalier bleu, collection «Idées reçues»). La collection «Idées reçues» propose à partir d'un certain nombre de clichés des analyses synthétiques sur un sujet donné. Stéphanie Arc, diplômée de philosophie morale et politique, s'attaque ici aux idées reçues sur les lesbiennes. «Ce sont des garçons manqués», «Entre femmes ce n'est pas vraiment du sexe», «L'homosexualité féminine est mieux acceptée que l'homosexualité masculine», etc. Stéphanie Arc explique l'origine de ces idées et fait un point clair et pertinent en exposant différents points de vues.

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dimanche 2 juillet 2006

"les loups, le sarkozysme expliqué aux enfants".

vous trouverez ci-Joint : "les loups, le sarkozysme expliqué aux enfants".
Le livre circule sur le réseau.

Chacun Chercheur, l’un sociologue, l’autre philosophe, nous sommes auteurs de nombreux ouvrages, ce livre etonnament n’a pas trouvé à ce jour d’editeur, nous n’en tirons pas de conclusions hatives ni conspirationistes : ), mais devant cette "surprise" et ces refus polis de nos maisons habituelles, plutot que l’obsolesence, nous avons choisi de le diffuser désormais via le net.

Nous souhaitions en informer les journalistes et rédactions et personnalités politiques concernées. Vous pouvez en disposer sur votre site, sans en modifier le contenu, vous pouvez le fowarder... Vous pouvez plus simplement le lire : )ce livre ne se veut pas pamphletaire, il est respectueux des hommes et des femmes qui font l’action politique,mais sans concession concernant les dérives éventuelles de leurs actions.

Il renoue avec la traditions des contes, pour parler aux enfants que en final nous restons tous, ce qui permmetra a chacun de preter une oreille plus attentive : )

http://bellaciao.org/fr/IMG/pdf/YC_LR_Les_loups.pdf

Source : http://bellaciao.org/fr

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vendredi 30 juin 2006

Martina Navratilova vs Chris Evert

L'image “http://images-eu.amazon.com/images/P/2283021995.01.LZZZZZZZ.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

Présentation de l'éditeur

En seize ans d'affrontement Martina Navratilova et Chris Evert ont disputé quatre-ving matches dont soixante finales ; Navratilova en remporta quarante-trois contre trente-sept pour Evert. Les Rivales raconte la passionnante histoire de ce qui a oppose sur les courts, mais réuni dans la vie, ces deux joueuses exceptionnelles qui ont dominé le tennis mondial des années soixante-dix et quatre-vingt. Sur la base d'interviews exclusives et inédites données par ces deux figures légendaires, ce livre est le premier à explorer le mystérieux paradoxe entre leur féroce rivalité sportive et leur extraordinaire et unique amitié, qui a forcé la curiosité et l'admiration des foules. Sur fond d'âge d'or turbulent du tennis des années soixante-dix, de mouvement de libération de la femme, de révolution sexuelle et de chute du Rideau de fer, Johnette Howard nous dévoile les portraits contrastés, authentiques et intimes de ces deux championnes en corrigeant l'image que le public de l'époque en avait : Chris imperturbable chérie des foules, Martina émotive face au filet et chaotique dans sa vie privée. Au-delà des matches mythiques à Roland-Garros, à Wimbledon ou à l'US Open, qui ont fait le Bonheur de tant d'amoureux du tennis à travers le monde, Martina Navratilova et Chris Evert ont livré d'autres combats pionniers. Sans elles, le tennis féminin n'aurait jamais atteint la reconnaissance universelle dont il jouit aujourd'hui.

Biographie de l'auteur
Johnette Howard, souvent récompensée pour ses reportages, est chroniqueuse sportive à Newsday. Elle a auparavant longuement écrit pour Sports Illustrated et le Washington Post. Johnette Howard vit à New York.

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mercredi 24 mai 2006

LES ÉDITIONS DE LA CERISAIE VOUS PRÉSENTENT LEURS NOUVEAUTÉS :



GRIS-GRIS, FÉTICHES ET PORTE-BONHEUR
nouvelles collectives

Muriel Bonneville, Louna Borca, Catherine Bourassin, Valérie Dureuil, Corinne Gaudefroy, Corinne Gendraud, Lee Lou, Anne-Laure Mahé, Gaëlle Martell, Martine Merlin-Dhaine, Fanny Mertz, Brigitte Ourlin
256 pages - 14 euros- collection Ceriselles ISBN 2-914908-31-8

Voici la preuve par douze que les gris-gris, fétiches et autres trèfles à quatre feuilles portent bonheur.
Laissez-vous marabouter par ces histoires et à vous amour, gloire et fortune !

Extraits :
Le Sortilège de Tching-Ti Wang, de Corinne Gaudefroy :
« J’avais glissé fébrilement le porte-bonheur en forme de cochon que Qiao Wang m’avait remis la veille. « Tchou est le cochon de la fortune », m’avait-elle dit. « Il t’apportera chance et richesse, et ce qu’il contient te donnera l’amour éternel. » »

Pierre blanche, de Valérie Dureuil :
« Un souvenir me perturbe, des images télévisées d’une autre époque qui me reviennent à l’esprit un peu trop souvent. Un clocher, des pommes trempées dans du goudron et… une pierre blanche. Vagues de souvenirs d’un feuilleton en couleurs qui parlait d’enfants et d’une pierre blanche semblable à une encoche dans le temps. »

Branchée sur la voie lactée, de Martine Merlin-Dhaine :
«— Mahellaw, je…
— Moi aussi je suis triste de te voir partir. J’aimerais que tu m’emmènes avec toi, là où tu vas.
— Moi c’est ici, avec toi, que j’aimerais rester.
— Non, tu rêves, c’est impossible à vivre ici. Tout est inscrit d’avance, pour moi et pour mon peuple. La liberté n’est pas pour demain. Mais…
Mahellaw a glissé dans ma main une petite pierre taillée, rugueuse et noire.
— Porte-la sur toi, toujours. Je lui ai confié mes rêves les plus fous depuis que je suis enfant, elle garde tous mes secrets. Emporte-la, réalise mes rêves, soit comme Ti-n-Hînân, fière et libre, va très loin jusqu’au bout du monde. J’irai en rêve avec toi partout où tu iras et le désert sera plus doux à mes pieds.
Dans ma main, la pierre était brûlante.
— Quand tu libéreras son cœur, je serai libre. »

UN PRINTEMPS POURRI
roman policier de Paola Cicagna
256 pages - 14 euros - collection Polardises - ISBN 2-914908-30-X

Il y a vraiment des printemps pourris.
Surtout celui de 2002 : Le Pen vient de passer au second tour des présidentielles. Lola, militante homo de Montpellier se mobilise.
Mais les mauvaises nouvelles vont souvent par paires.
Maud et Pétra, deux amies de Lola, sont assassinées. Qui est coupable ? Leur étrange voisine ? Un homophobe ?
Lola va se mêler de l’enquête de l’inspecteur Santora.
Dans ce monde de brutes, Lola va trouver un peu de douceur dans les bras de la pulpeuse Catherine.
Car le printemps, c’est aussi la saison des amours !

Extrait :
« Au pied du lit, sur le montant en bois, des photos étaient accrochées. Des photos de Maud et Pétra. Dans le jardin, sur la terrasse, prises d'en haut. Il y en avait au moins une vingtaine. Je ne savais pas quoi penser de ma découverte. En dessous, des lettres scotchées. Je m'approchai encore et découvris sans peine le début de l'une d'entre elles « Ma chérie d'amour, ma Pétra adorée… ». C'était l'écriture de Maud ! Une lettre de Maud à Pétra ! Qu'est-ce qu'elle foutait là ? Je me retournai vers la désespérée, qui avait d'ailleurs cessé ses sanglots et m'observait.
— Où avez-vous trouvé ces lettres ? lui demandai-je.
— Ça ne vous regarde pas !
Sa voix était éraillée. Elle se releva d'un bond et se précipita vers moi. Elle m'arracha des mains la lettre que j'avais décollée.
— Sortez d'ici ! Perverse ! me cria-t-elle dans les oreilles. »

Biographie :
Paola Cicagna est l’auteure de Panique à l’Adessic. Elle a également participé aux recueils de nouvelles collectives Belles d’époques, Transports amoureux et Dessous divers.

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