lundi 17 novembre 2008
Le trans Thomas Beatie attend un deuxième enfant
Thomas Beatie (photo), transsexuel américain female to male,
qui avait donné naissance cet été à une petite fille, est de nouveau
enceint et devrait accoucher en juin, a-t-il annoncé sur la chaîne ABC
jeudi.
Légalement homme mais ayant gardé ses organes de
reproduction féminins tout en subissant une reconstruction de la
poitrine et des traitements aux stéroïdes, il avait suscité une
curiosité internationale l'année dernière lorsqu'il avait annoncé une
première grossesse.
Cet homme de 34 ans avait finalement donné
naissance le 29 juin à une petite fille, Susan, dans un hôpital de Bend
(Oregon, nord-ouest), a rapporté ABC News sans donner plus de détail.
Jeudi,
Thomas Beatie a annoncé dans un entretien avec l'animatrice vedette
Barbara Walters sur ABC, qu'il était de nouveau enceint et attendait un
enfant pour le 12 juin prochain. Il a expliqué qu'après son premier
accouchement, il n'avait pas repris son traitement d'hormones mâles
afin de pouvoir concevoir à nouveau.
L'expérience de Thomas
Beatie avait fait sensation en mars 2008 lorsqu'il avait annoncé sa
grossesse dans un magazine homosexuel américain The Advocate, se montrant sur des photos, torse nu, barbu et le ventre rond.
«J'ai
été choqué de voir à quel point la nouvelle a fait le tour du monde en
24 heures. La nouvelle était sur des sites chinois, en Roumanie, en
Russie, au Brésil», a-t-il raconté sur ABC, ajoutant qu'il avait aussi été l'objet de menaces de mort et avait été qualifié de «monstre».
Engagé
dans une relation homosexuelle avec Nancy, Thomas Beatie, née Tracy, a
changé légalement de sexe en 1998 pour devenir un homme après un
traitement hormonal et le retrait de ses seins, avant d'épouser Nancy,
46 ans. Mais Thomas a gardé son utérus et comme son épouse avait subi
une hystérectomie, c'est lui qui, pour faire aboutir leur désir
d'enfant, qui a porté la grossesse créée par insémination artificielle. Source : Têtu
C'est promis: on protègera les gays lors de l'Eurovision
Profitant
d'un congrès à Londres, le responsable du comité touristique de Moscou
a assuré aux gays et aux lesbiennes européens qu'il ne leur arriverait
rien, s'il leur venait à l'idée de se rendre dans la capitale russe
afin d'assister à l'Eurovision, le 16 mai 2009. «Moscou est connue pour le respect des gens qui expriment différemment leur nature» (sic) a expliqué un Serge Ananov très sérieux, lors d'un bref point presse en début de semaine.
Une déclaration qualifiée de «pure hypocrisie» par l'organisateur malheureux des trois gay prides annulées de Moscou, Nikolai Alekseev . «Il
y a trois ans, les autorités de la ville ont fait des communiqués pour
dire qu'elles étaient dans l'impossibilité d'assurer la sécurité des
gays et des lesbiennes souhaitant exprimer leur point de vue», écrit-il sur son site internet.
L'activiste
en profite pour annoncer que sa quatrième tentative de gay pride sera
organisée le jour de la finale de l'Eurovision. Il invite tous les
touristes homosexuels en visite à Moscou ce jour là, à venir grossir
les rangs des marcheurs.
Source : Têtu
dimanche 24 août 2008
Des divorces homosexuels plus nombreux
Le
nombre des mariages homosexuels augmente et donc ,logiquement, aussi
celui des divorces. En 2003, année où le mariage entre personnes du
même sexe a été autorisé en Belgique, il n'y a eu que sept divorces sur
un total de 1554 unions. En 2004 ce chiffre passait à 18, puis 29 en
2005, 59 en 2006, et 184 en 2007. Cette année, le record devrait être
dépassé puisque, selon les chiffres communiqués par le ministre de
l'Intérieur, Patrick Dewael, rien que pour le premier semestre, on
dénombre déjà 128 divorces.
Ces chiffres du registre national ne
correspondent pas aux divorces en tant que tels mais au nombre de
personnes concernées. Les chiffres impairs sont la conséquence du fait
que les étrangers s'étant mariés en Belgique ne sont pas repris dans
ces statistiques.
Le nombre de couples homos qui ont contracté
un mariage est lui aussi en légère augmentation: 2.300 en 2007, contre
2.248 en 2006 et 2.054 en 2005. Selon ces données, il apparaît
également que les homos flamands se laissent davantage séduire par le
mariage (1.542 personnes en 2007) que les wallons (433) ou les
bruxellois (325).
En cas de divorce, le couple homosexuel a les
mêmes droits et devoirs que les hétérosexuels, y compris le paiement
éventuel d'une pension alimentaire pour l'ex-conjoint.
Source : Têtu
vendredi 18 janvier 2008
La première maison de retraite gay et lesbienne d'Europe ouvre à Berlin
Pour
la première fois en Europe, une maison de retraite dédiée aux gays et
aux lesbiennes ouvre ses portes demain, vendredi 18 janvier, au nord de
Berlin. Le Village, du nom de l'association qui s'est battue pendant
trois ans pour sa création, dispose d'un étage de vingt-huit lits au
sein de la Maison Asta-Nielsen, qui héberge déjà des personnes âgées
depuis août 2006, ainsi que d'équipements modernes de soin. Les
pensionnaires comme le personnel y seront tous homos ou gay-friendly,
pour permettre aux personnes âgées de cultiver des amitiés et d'évoquer
leurs souvenirs sans tabou. Cinq chambres doubles permettront même d'y
vivre avec sa compagne ou son compagnon.
«Notre idée était de proposer une autre vie aux personnes âgées homosexuelles»,
explique le responsable du projet, Christian Hamm. Il souhaite
désormais ouvrir une résidence avec des appartements privatifs où les
personnes âgées pourront recevoir des soins.Photo: Christian Hamm.Source : Têtu
dimanche 13 janvier 2008
Pour Stephen Fry, les acteurs hétéros font leurs chochottes
C'est avec un sens de l'humour typiquement british
que le comédien Stephen Fry a dénoncé, dans une interview publiée le 8
janvier, les louanges faites aux acteurs hétérosexuels lorsqu'ils
incarnent des personnages gays sur scène ou à l'écran. «Les
gens leur disent: «Ooh, comme c'est courageux de votre part.» Mais
pourquoi est-ce que ça devrait être difficile pour un homme d'en
embrasser un autre?», a déclaré le comédien gay au magazine
Radio Times. «Pour moi, il ne serait pas du tout difficile d'embrasser
une femme –j'embrasserais une grenouille si vous me le demandiez. Il
est difficile de monter à cheval sans selle et en sens inverse tout en
roulant sur un monocycle, mais embrasser quelqu'un n'est pas difficile», a ajouté Fry, qui a déjà incarné Oscar Wilde à l'écran. Il joue actuellement dans Kingdom, une série télé anglaise. Source : Têtu
lundi 10 septembre 2007
Enquête sur l'homophobie en milieu scolaire : des chifres alarmants

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A
quelques heures de la rentrée scolaire, SOS homophobie publie les
chiffres d'une enquête sur l'homophobie à l'école. Des chiffres
alarmants qui témoignent de la persistance d'un climat homophobe qui va
de la moquerie à l'agression physique.
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L'étude de SOS homophobie a été réalisée à l'échelle nationale
(principalement par le biais de son site web) en 20052006. Les
résultats portent sur 712 réponses au questionnaire de l'association.
L'homophobie à l'école est une bien une réalité et l'Education
Nationale ne fait pas ce qu'il faut pour la combattre: tels sont les
enseignements majeurs de l'enquête.
Les chiffres parlent d'eux-mêmes.
58% des personnes interrogées déclarent avoir été victimes ou témoins d'actes homophobes.
Le lycée (40 % des cas) et le collège (38 %) sont les lieux privilégiés de ces actes homophobes.
Les manifestations de l'homophobie sont principalement des
moqueries (29 % des cas) et insultes (26 %). Toutefois, dans 5 % des
cas il y a coups et blessures.
Ces faits sont souvent renouvelés ou permanents (46 %).
Autre information inquiétante : 21 % des personnes interrogées
déclarent avoir été victimes ou témoins d'homophobie de la part de
l'institution (encadrement, administration).
Les conséquences de cette homophobie apparaissent alarmantes en
termes d'incidences sur la scolarité et la santé des personnes qui ont
sont victimes. Baisse des notes (16 %), mal-être, déprime (35 %),
conduites à risques (9 %), ou tentatives de suicide (5 %) en sont les
principaux symptômes.
Face à ces faits, la réaction de l'institution apparaît
insuffisante quand elle n'est pas inexistante. Globalement, les faits
restent souvent ignorés des adultes. 44 % des victimes n'ont jamais osé
en parler et quand la situation est connue, seulement 5 % d'entre-elles
déclarent avoir reçu un soutien de la part de l'encadrement.
Les victimes estiment pour 89 % d'entre elles que l'homophobie est
passée sous silence dans les manuels scolaires et à 79 % par les
enseignant-e-s. 88 % sont d'avis que l'Éducation Nationale ne fait pas
ce qu'il faut et 90 % d'entre-elles pensent que les personnels
devraient être formés à la lutte contre l'homophobie.
Face à ce constat, SOS homophobie interpelle à nouveau les
autorités publiques pour la mise en place, conformément aux engagements
du Président de la République, d'une véritable politique de lutte
contre l'homophobie.
Pour SOS homophobie, "l'institution doit faire des gestes forts,
les personnels doivent être formés (IUFM, formation continue), les
élèves doivent être sensibilisés, les programmes et les manuels ne
doivent plus passer sous silence les questions liées à l'orientation
sexuelle et à l'identité de genre". "Ce sont en effet l'ignorance et
les clichés qui constituent le terrain de l'homophobie, de la
lesbophobie et de la transphobie ordinaires" estime l'association.
Si les associations peuvent obtenir un agrément auprès des
rectorats pour effectuer des actions de sensibilisation en milieu
scolaire, leurs demandes se voient très souvent refusées sous les
prétextes les plus fallacieux : dossiers non parvenus, manque de pièce,
ou encore, sous prétexte que le but de l'association n'est pas en
adéquation avec la mission de sensibilisation.
SOS homophobie met également en question l'usage font les autorités
rectorales des trois circulaires ministérielles qui ont mis la lutte
contre l'homophobie dans les établissements scolaires à l'ordre du jour
et recommandent l'intervention d'associations partenaires si possible
agréées.
Bien qu'ayant reçu l'agrément d'une Académie, SOS homophobie,
victime comme les autres associations de tracasseries et de refus pour
une autre demande, va intenter un recours devant le Tribunal
Administratif et se joindre à la saisine de la Haute Autorité de Lutte
contre les Discriminations et pour l'Égalité (HALDE), faite par
l'association Couleurs Gaies sur le refus d'agrément qu'elle a reçu de
l'Académie de Metz. Source : e-llico
L'intégralité de cette étude est disponible sur notre site web http://www.sos-homophobie.org
SOS homophobie
c/o CGL, 3 rue Keller, BP 255, 75524 Paris cedex 11
www.sos-homophobie.org
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Londres: un officier de policie gay candidat au poste de maire pour 2008

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Brian
Paddick, un officier de police britannique ouvertement gay bien connu
outre-Manche, a annoncé son intention de se présenter à l'élection
municipale, au poste de maire de Londres en 2008.
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Agé de 49 ans, ce militant centriste espère être investi par le parti Libéral Démocrate anglais en novembre prochain.
S'il est investi, il sera opposé à l'actuel maire travailliste Ken Livingstone et au Conservateur Boris Johnson.
Paddick (notre photo) a indiqué à la BBC qu'il souhaitait
"mettre plus de policiers dans les rues". C'est un partisan des caméras
de surveillance dans la capitale.
Brian Paddick a connu une carrière turbulente au sein de police
londonienne qu'il a quittée un temps après 30 années de service après
la mise en cause des conditions dans lesquelles avait été abattu un
homme présenté comme terroriste en 2005.
Engagé politiquement, il a été mal perçu par nombre de ses
collègues policiers qui lui ont notamment reproché son approche
tolérante vis-à-vis des consommateurs de marijuana ou de l'usage
d'ecstasy dont il a déclaré que cela n'était pas sa "priorité". Un
ancien amant est allé jusqu'à l'accuser de consommer lui des drogues.
Une enquête l'a blanchi à ce sujet.
L'été dernier, Brian Paddick a pris part au Gay Pride festival de Londres en tant que policier. Source : e-llico
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mercredi 5 septembre 2007
Versailles: deux hommes aux assises pour avoir volé et torturé un couple d'homosexuels
Deux hommes accusés d'avoir volé, séquestré et torturé un couple
d'homosexuels, après les avoir surpris dans leur sommeil à leur
domicile à Rambouillet (Yvelines) durant l'été 2005,
comparaissent depuis mercredi devant la cour d'assises de Versailles.
Détenus, Alain Koppe-Regamoundjou, 27 ans, et Bruno Manikon, 26 ans,
ont reconnu une partie des faits, expliquant au cours de l'instruction
que c'était le hasard et l'alcool qui les avait conduits cette nuit-là
dans cet appartement qui n'était pas fermé à clef. Ils ont en revanche
toujours nié s'être acharné sur les victimes parce qu'elles étaient
homosexuelles. Ivre, le duo avait découvert les deux hommes endormis
dans la chambre puis les avaient roués de coups tout en proférant des
insultes homophobes. Après, tout était «parti en live», a
expliqué Alain Koppe. Les deux cambrioleurs se sont emparés de divers
objets dans la maison pour frapper à de nombreuses reprises les
victimes arrachées au sommeil. Après avoir ligoté les mains et les
pieds du couple avec du fil électrique trouvé sur place, les agresseurs
ont alors tenté de leur extorquer les codes confidentiels de leurs
cartes bancaires. Prétextant la lenteur des réponses, ils les torturent
à l'aide d'un fer à repasser que M. Koppe applique près d'une trentaine
de fois sur la tête, les pieds et les jambes des deux hommes, ainsi
qu'à leur chienne. M. Koppe, resté à l'appartement pour surveiller les
victimes, leur aurait intimé l'ordre, chose qu'il nie, d'avoir une
relation sexuelle devant lui. À l'arrivée de la police, alertée par un
voisin, les fonctionnaires ont trouvé le téléviseur allumé, volume
sonore poussé au maximum, et ont découvert le couple ligoté sur le lit.
Retranché derrière la porte de la chambre, M. Koppe a tenté de se
rebeller avant d'être maîtrisé. Entendu par la brigade criminelle de la
police judiciaire de Versailles, M. Koppe est passé aux aveux,
expliquant avoir agi «sous le coup de la panique» et de l'alcool,
minimisant son rôle. M. Manikon sera retrouvé un mois et demi après les
faits (lire Quotidien du 1e septembre 2005). Verdict vendredi. Copyright : Têtu
lundi 26 mars 2007
Présidentielle : les candidats de gauche pour le mariage gay, la droite hostile

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Alors
que la liste officielle des candidats à la présidentielle est arrêtée,
un constat s'impose : seuls les candidats de gauche sont favorables au
mariage et à l'adoption pour les couples homosexuels, les autres y sont
hostiles.
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A l'heure où la réforme législative apparaît désormais comme la voie
décisive pour ouvrir le mariage aux couples homosexuels, après l'arrêt
de la Cour de cassation confirmant la nullité du mariage homosexuel de
Bègles en 2004, le positionnement des différents candidats à l'élection
présidentielle sur cette question fait plus que jamais sens. Et force
est de constater que le clivage gauche/droite est très net.
Le projet socialiste avait ouvert la voie bien avant le démarrage
de la campagne. Il prévoit le droit au mariage pour les homosexuels
ainsi que le droit à l'adoption. Ségolène Royal (PS) s'y est ralliée
dès son entrée en compétition dans la course à l'investiture socialiste
et a confirmé à plusieurs reprises son engagement une fois désignée.
Une famille dont les parents sont homosexuels est une famille "comme
une autre", a-t-elle déclaré.
A la gauche du PS, Dominique Voynet (Verts), Marie-George Buffet
(PCF) et José Bové se sont tous déclarés favorables au droit au mariage
pour les homosexuels, ainsi qu'au droit à l'adoption. Avec une mention
spéciale pour les écologistes qui ont été les pionniers du combat pour
l'égalité d'accès au mariage gay.
A l'extrême gauche, on sent bien que ces questions ne font vraiment
partie des priorités politiques. Olivier Besancenot (LCR) est favorable
aux propositions de la gauche parlementaire, Arlette Laguiller (Lutte
Ouvrière) ne s'y pas opposée, mais n'en parle pas. Quant à Gérard
Schivardi, le candidat du Parti des Travailleurs, il n'a pas arrêté de
position sur le sujet, selon son entourage.
Dans le camp adverse, François Bayrou (UDF) et Nicolas Sarkozy
(UMP) se sont prononcés contre le mariage entre personnes de même sexe
(et contre l'adoption), lui préférant une "union civile" dont le
contenu et les modalités de mise en oeuvre restent imprécis. Nicolas Sarkozy s'est déclaré opposé à l'adoption par les couples
homosexuels. Pour lui, comme pour le candidat UDF, le mariage reste
réservé aux hétérosexuels. François Bayrou s'est prononcé pour une
possibilité d'adoption simple par les couples homos. Tous deux
devraient faire face à une forte opposition au sein de leurs
parlementaires pour imposer leur projet d'union civile s'ils étaient
élus.
A l'extrême droite, Jean-Marie Le Pen et Philippe de Villiers,
défenseurs du modèle traditionnel de la famille, sont hostiles à toute
législation sur les couples homosexuels. Villiers veut même faire
inscrire dans la Constitution que le mariage est constitué d'un homme
et d'une femme. Les deux candidats affichent avec constance des
positions qui –bien qu'ils s'en défendent- fleurent bon l'homophobie.
Frédéric Hihous, candidat des chasseurs (CPNT), est hostile aux
droits des gays. Les chasseurs qui sont son fonds de commerce se sont
esclaffés devant la sortie homophobe de Jean-Marie Le Pen sur la chasse
au chapon dans le Marais, lorsqu'ils l'ont accueilli au cours de la
campagne.
>> Royal, Sarkozy et Bayrou confirment leurs positions
Les trois principaux candidats confirment sans surprise leurs
propositions en matière de droits LGBT dans le numéro d'avril du
mensuel Têtu.
Pour Ségolène Royal, "l'égalité de droits pour les couples de même
sexe", inscrite dans son programme et qui fera l'objet d'un projet de
loi de réforme des droits familiaux, "comporte évidemment le mariage et
l'adoption". Cette loi "consacrera l'égalité entre enfants, quelle que
soit leur configuration familiale" et son vote "marquera enfin le terme
d'une trop longue exclusion des homosexuels", souligne la candidate du
PS qui ajoute": "Il faudra prendre le temps de l'explication aux
Français".
Pour les deux candidats de droite, le mariage doit rester l'union
d'un homme et d'une femme. Nicolas Sarkozy se prononce pour une "union
civile homosexuelle qui ne passe pas par le greffe du tribunal
d'instance mais par la mairie", entraînant "une égalité fiscale,
sociale, patrimoniale totale avec les couples mariés, (...) jusqu'au
droit à la pension de réversion". Quant à l'homoparentalité, "c'est un
pas que je ne veux pas franchir", explique le président de l'UMP qui
envisage toutefois "une façon d'ouvrir les choses, avec le statut de
beau-parent".
François Bayrou préconise pour sa part la reconnaissance d'un "lien
d'éducation" en exhumant une loi datant de l'après-guerre de 1914-1918
qui instaure "l'adoption simple". Ce texte permettrait, "si on
l'aménage quelque peu, de reconnaître ce lien d'éducation par le
deuxième parent", explique-t-il. Opposé au mariage homosexuel, le
président de l'UDF estime toutefois que "le Pacs est insuffisant,
notamment au moment du décès", et se dit "favorable à la reconnaissance
des couples homosexuels, avec des règles qui soient identiques à celles
qui s'appliquent aux mariés hétérosexuels".
Source : e-llico
Lire notre dossier "Elections 2007 : les gays battent la campagne".
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Ségo/Sarko : les engagements officiels des candidats face à la communauté LGBT

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Alors
que les dates du scrutin présidentiel approchent, les deux principaux
candidats ont fait connaître leurs propositions officielles sur les
droits LGBT. Illico rend compte des engagements de Ségolène Royal et
Nicolas Sarkozy adressés à l'Inter-LGBT.
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Après les déclarations aux médias –généralistes ou communautaires-
l'heure est à l'engagement officiel des candidats face à la communauté
gay, lesbienne et trans; ou en tout cas à ses représentants.
L'Inter-LGBT qui regroupe la plus grande part des associations
homosexuelles françaises a reçu les positions détaillées des candidats
à l'élection présidentielle qu'elle a sollicités à moins d'un mois du
premier tour. La fédération LGBT a questionné avec précision les
prétendants à la magistrature suprême sur tous les sujets qui
concernent la communauté.
Au-delà des positions désormais connues autour du mariage et de
l'homoparentalité, les candidats livrent leurs projets sur des thèmes
comme la réforme institutionnelle, la lutte contre l'homophobie, les
trans, la santé ou la solidarité internationale.
Les deux probables finalistes de la présidentielle –Ségolène Royal
et Nicolas Sarkozy- qui ont aussi été les premiers à répondre à
l'Inter, se démarquent profondément sur beaucoup de points.
Couples
Royal en faveur du mariage ouvert aux couples homosexuels, Sarkozy
opposé : on connaît aujourd'hui la "doctrine" de chacun des candidats
sur ce thème central des revendications LGBT. Egalité mise en avant
d'un côté, "respect du modèle familial et de l'institution du mariage,
de l'autre.
L'intérêt de leur déclaration officielle à l'Inter réside dans un
certain nombre de modalités jusqu'ici inconnues de leur projet.
Ainsi, si Ségolène Royal veut maintenir et améliorer le PaCS comme
alternative au mariage, Nicolas Sarkozy propose sa suppression après
l'instauration de son "union" civile, une union qu'il se verrait bien
réserver aux seuls couples homosexuels (à l'inverse du PaCS). La candidate socialiste défend donc un projet global universel
(mariage et PaCS ouverts aux homosexuels comme aux hétérosexuels), là
où le candidat UMP bâtit un projet "communautariste" (mariage réservé
aux hétérosexuels, statut spécifique réservé aux homos).
Parentalité
Là encore, la position antagoniste des deux candidat est connue
dans son principe : ouverture de l'adoption aux couples de même sexe
(Royal), refus de l'adoption à ces mêmes couples (Sarkozy).
Si la position radicale de la candidate PS calque le droit à
l'adoption pour les homosexuels sur celui des hétérosexuels, sans
restriction, le refus de principe de Sarkozy se conjugue avec de
timides aménagements comme le "statut de beau-parent" qui ne concerne
que la question de l'autorité parentale. A travers cette mesure, le
président de l'UMP se propose de "résoudre les difficultés de la vie
quotidienne" entre "des enfants et des adultes qui les élèvent".
Au sujet de l'insémination artificielle (AMP), Sarkozy se montre
fermé à toute évolution, Royal ne tranche pas et parle de "se pencher"
sur la demande formulée par les couples de femmes.
Réformes institutionnelles
Ségolène Royal a fait part ces derniers jours de son souhait de
modifier les institutions. Dans le domaine LGBT, elle se propose
d'enrichir l'article 1 de la Constitution sur l'égalité des citoyens de
la mention explicite de l'orientation sexuelle, et de l'identité de
genre. Nicolas Sarkozy, lui, ne souhaite pas cet ajout.
Lutte contre les discriminations
Interrogée sur ses propositions pour que l'école lutte concrètement
contre les discriminations sexuelles, Ségolène Royal se dit
"déterminée" à sensibiliser les jeunes à cette thématique à travers la
communauté éducative (direction, enseignants, personnels et parents)
par le biais "d'actions de mobilisation". Nicolas Sarkozy parle de
"sensibiliser les professeurs et les infirmières scolaires" à la
question de la discrimination, mais n'évoque pas d'actions en direction
des jeunes eux-mêmes.
Les deux candidats veulent lutter contre la discrimination dans le
travail et dans la fonction publique. Royal met en avant le devoir
d'exemplarité des fonctionnaires en la matière, Sarkozy insiste sur la
nécessité de "sévérité" envers les actes homophobes commis dans ce
cadre.
Personnes trans
Les candidats font preuve de beaucoup de prudence sur le statut des
trans. Ségolène Royal parle d'une "évaluation objective des pratiques
tant judiciaires que médicales", Sarkozy d'une "large réflexion à la
fois juridique, médicale, philosophique et éthique".
Solidarité internationale
La candidate socialiste met en avant le "rôle moteur" de la France
en matière de défense des "droits humains" et de promotion de
"l'égalité des sexualités". Ségolène Royal souhaite "la condamnation
ferme et explicite de la pénalisation de l'homosexualité partout où
elle existe" et notamment par le "soutien aux initiatives
internationales en faveur d'une reconnaissance formelle de l'égalité
des droits des personnes LGBT". L'ancien ministre de l'Intérieur se
contente de rappeler "qu'il est du devoir de la France de défendre les
droits de l'homme partout dans le monde", sans plus de précisions.
Santé des personnes LGBT
Courtes, très courtes même, les réponses du candidat UMP aux
questions sur la santé gay. Pour faire face au problème du suicide des
jeunes homosexuels, il préconise "d'écouter, de comprendre et d'aider".
La candidate PS commence par évoquer des "lois positives" s'appuyant
sur le principe d'égalité et "des lois réprimant l'expression de
l'homophobie". Mais plus concrètement, Ségolène Royal mentionne
"l'intégration au cursus scolaire d'un programme d'éducation au respect
de l'autre" ou la présence d'assistantes sociales et d'infirmières dans
les établissements scolaires ainsi que le développement de la
"médiation familiale" pour "une meilleure compréhension et un dialogue
entre parents et adolescents.
Côté VIH/IST, Sarkozy s'en remet "aux associations qui connaissent
mieux ces publics" pour ce qui est la prévention et reste sur des
positions de principe quant aux moyens, sans jamais évoquer une seule
mesure concrète. Royal rappelle ses récents engagements auprès des
associations qu'elle a reçu : plan de prévention, campagnes ciblées,
soutien à la recherche, revalorisation de l'AAH, rétablissement des
moyens supprimés depuis 2002 pour les soins aux étrangers en situation
irrégulière et généralisation du préservatif à 20 centimes.
L'Inter-LGBT n'a pas encore livré ses commentaires sur les engagements pris devant elle par les candidats PS et UMP.
L'envoi des propositions des autres candidats doit intervenir dans
les heures et les jours qui viennent –notamment celles de François
Bayrou. Olivier Besancenot, Dominique Voynet et José Bové ont déjà transmis les leurs.
La fédération interassociative s'exprimera le 29 mars pour dresser
une comparaison des projets en présence et faire connaître sa position
dans une élection où la thématique LGBT est particulièrement riche et
cruciale.
Source : e-llico
Lire nos dossiers :
Ségolène Royal et les gays
Sarkozy : le mariage à la trappe
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