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vendredi 18 janvier 2008

La première maison de retraite gay et lesbienne d'Europe ouvre à Berlin

Pour la première fois en Europe, une maison de retraite dédiée aux gays et aux lesbiennes ouvre ses portes demain, vendredi 18 janvier, au nord de Berlin. Le Village, du nom de l'association qui s'est battue pendant trois ans pour sa création, dispose d'un étage de vingt-huit lits au sein de la Maison Asta-Nielsen, qui héberge déjà des personnes âgées depuis août 2006, ainsi que d'équipements modernes de soin. Les pensionnaires comme le personnel y seront tous homos ou gay-friendly, pour permettre aux personnes âgées de cultiver des amitiés et d'évoquer leurs souvenirs sans tabou. Cinq chambres doubles permettront même d'y vivre avec sa compagne ou son compagnon.

«Notre idée était de proposer une autre vie aux personnes âgées homosexuelles», explique le responsable du projet, Christian Hamm. Il souhaite désormais ouvrir une résidence avec des appartements privatifs où les personnes âgées pourront recevoir des soins.Photo: Christian Hamm.Source : Têtu 

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dimanche 13 janvier 2008

Pour Stephen Fry, les acteurs hétéros font leurs chochottes

C'est avec un sens de l'humour typiquement british que le comédien Stephen Fry a dénoncé, dans une interview publiée le 8 janvier, les louanges faites aux acteurs hétérosexuels lorsqu'ils incarnent des personnages gays sur scène ou à l'écran. «Les gens leur disent: «Ooh, comme c'est courageux de votre part.» Mais pourquoi est-ce que ça devrait être difficile pour un homme d'en embrasser un autre?», a déclaré le comédien gay au magazine Radio Times. «Pour moi, il ne serait pas du tout difficile d'embrasser une femme –j'embrasserais une grenouille si vous me le demandiez. Il est difficile de monter à cheval sans selle et en sens inverse tout en roulant sur un monocycle, mais embrasser quelqu'un n'est pas difficile», a ajouté Fry, qui a déjà incarné Oscar Wilde à l'écran. Il joue actuellement dans Kingdom, une série télé anglaise. Source : Têtu

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lundi 10 septembre 2007

Enquête sur l'homophobie en milieu scolaire : des chifres alarmants

                                                                                                                        

 

                               
                               
A quelques heures de la rentrée scolaire, SOS homophobie publie les chiffres d'une enquête sur l'homophobie à l'école. Des chiffres alarmants qui témoignent de la persistance d'un climat homophobe qui va de la moquerie à l'agression physique.
L'étude de SOS homophobie a été réalisée à l'échelle nationale (principalement par le biais de son site web) en 20052006. Les résultats portent sur 712 réponses au questionnaire de l'association.

L'homophobie à l'école est une bien une réalité et l'Education Nationale ne fait pas ce qu'il faut pour la combattre: tels sont les enseignements majeurs de l'enquête.

Les chiffres parlent d'eux-mêmes.
58% des personnes interrogées déclarent avoir été victimes ou témoins d'actes homophobes.
Le lycée (40 % des cas) et le collège (38 %) sont les lieux privilégiés de ces actes homophobes.
Les manifestations de l'homophobie sont principalement des moqueries (29 % des cas) et insultes (26 %). Toutefois, dans 5 % des cas il y a coups et blessures.
Ces faits sont souvent renouvelés ou permanents (46 %).
Autre information inquiétante : 21 % des personnes interrogées déclarent avoir été victimes ou témoins d'homophobie de la part de l'institution (encadrement, administration).

Les conséquences de cette homophobie apparaissent alarmantes en termes d'incidences sur la scolarité et la santé des personnes qui ont sont victimes. Baisse des notes (16 %), mal-être, déprime (35 %), conduites à risques (9 %), ou tentatives de suicide (5 %) en sont les principaux symptômes.

Face à ces faits, la réaction de l'institution apparaît insuffisante quand elle n'est pas inexistante. Globalement, les faits restent souvent ignorés des adultes. 44 % des victimes n'ont jamais osé en parler et quand la situation est connue, seulement 5 % d'entre-elles déclarent avoir reçu un soutien de la part de l'encadrement.

Les victimes estiment pour 89 % d'entre elles que l'homophobie est passée sous silence dans les manuels scolaires et à 79 % par les enseignant-e-s. 88 % sont d'avis que l'Éducation Nationale ne fait pas ce qu'il faut et 90 % d'entre-elles pensent que les personnels devraient être formés à la lutte contre l'homophobie.

Face à ce constat, SOS homophobie interpelle à nouveau les autorités publiques pour la mise en place, conformément aux engagements du Président de la République, d'une véritable politique de lutte contre l'homophobie.

Pour SOS homophobie, "l'institution doit faire des gestes forts, les personnels doivent être formés (IUFM, formation continue), les élèves doivent être sensibilisés, les programmes et les manuels ne doivent plus passer sous silence les questions liées à l'orientation sexuelle et à l'identité de genre". "Ce sont en effet l'ignorance et les clichés qui constituent le terrain de l'homophobie, de la lesbophobie et de la transphobie ordinaires" estime l'association.

Si les associations peuvent obtenir un agrément auprès des rectorats pour effectuer des actions de sensibilisation en milieu scolaire, leurs demandes se voient très souvent refusées sous les prétextes les plus fallacieux : dossiers non parvenus, manque de pièce, ou encore, sous prétexte que le but de l'association n'est pas en adéquation avec la mission de sensibilisation.

SOS homophobie met également en question l'usage font les autorités rectorales des trois circulaires ministérielles qui ont mis la lutte contre l'homophobie dans les établissements scolaires à l'ordre du jour et recommandent l'intervention d'associations partenaires si possible agréées.
Bien qu'ayant reçu l'agrément d'une Académie, SOS homophobie, victime comme les autres associations de tracasseries et de refus pour une autre demande, va intenter un recours devant le Tribunal Administratif et se joindre à la saisine de la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Égalité (HALDE), faite par l'association Couleurs Gaies sur le refus d'agrément qu'elle a reçu de l'Académie de Metz. Source : e-llico

L'intégralité de cette étude est disponible sur notre site web http://www.sos-homophobie.org

SOS homophobie
c/o CGL, 3 rue Keller, BP 255, 75524 Paris cedex 11
www.sos-homophobie.org

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Londres: un officier de policie gay candidat au poste de maire pour 2008

                                                                                                                        

 
                               
                               
                               
Brian Paddick, un officier de police britannique ouvertement gay bien connu outre-Manche, a annoncé son intention de se présenter à l'élection municipale, au poste de maire de Londres en 2008.
Agé de 49 ans, ce militant centriste espère être investi par le parti Libéral Démocrate anglais en novembre prochain.
S'il est investi, il sera opposé à l'actuel maire travailliste Ken Livingstone et au Conservateur Boris Johnson.

Paddick (notre photo) a indiqué à la BBC qu'il souhaitait "mettre plus de policiers dans les rues". C'est un partisan des caméras de surveillance dans la capitale.

Brian Paddick a connu une carrière turbulente au sein de police londonienne qu'il a quittée un temps après 30 années de service après la mise en cause des conditions dans lesquelles avait été abattu un homme présenté comme terroriste en 2005.

Engagé politiquement, il a été mal perçu par nombre de ses collègues policiers qui lui ont notamment reproché son approche tolérante vis-à-vis des consommateurs de marijuana ou de l'usage d'ecstasy dont il a déclaré que cela n'était pas sa "priorité". Un ancien amant est allé jusqu'à l'accuser de consommer lui des drogues. Une enquête l'a blanchi à ce sujet.

L'été dernier, Brian Paddick a pris part au Gay Pride festival de Londres en tant que policier. Source : e-llico

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mercredi 5 septembre 2007

Versailles: deux hommes aux assises pour avoir volé et torturé un couple d'homosexuels

Deux hommes accusés d'avoir volé, séquestré et torturé un couple d'homosexuels, après les avoir surpris dans leur sommeil à leur domicile à Rambouillet (Yvelines) durant l'été 2005, comparaissent depuis mercredi devant la cour d'assises de Versailles. Détenus, Alain Koppe-Regamoundjou, 27 ans, et Bruno Manikon, 26 ans, ont reconnu une partie des faits, expliquant au cours de l'instruction que c'était le hasard et l'alcool qui les avait conduits cette nuit-là dans cet appartement qui n'était pas fermé à clef. Ils ont en revanche toujours nié s'être acharné sur les victimes parce qu'elles étaient homosexuelles. Ivre, le duo avait découvert les deux hommes endormis dans la chambre puis les avaient roués de coups tout en proférant des insultes homophobes. Après, tout était «parti en live», a expliqué Alain Koppe. Les deux cambrioleurs se sont emparés de divers objets dans la maison pour frapper à de nombreuses reprises les victimes arrachées au sommeil. Après avoir ligoté les mains et les pieds du couple avec du fil électrique trouvé sur place, les agresseurs ont alors tenté de leur extorquer les codes confidentiels de leurs cartes bancaires. Prétextant la lenteur des réponses, ils les torturent à l'aide d'un fer à repasser que M. Koppe applique près d'une trentaine de fois sur la tête, les pieds et les jambes des deux hommes, ainsi qu'à leur chienne. M. Koppe, resté à l'appartement pour surveiller les victimes, leur aurait intimé l'ordre, chose qu'il nie, d'avoir une relation sexuelle devant lui. À l'arrivée de la police, alertée par un voisin, les fonctionnaires ont trouvé le téléviseur allumé, volume sonore poussé au maximum, et ont découvert le couple ligoté sur le lit. Retranché derrière la porte de la chambre, M. Koppe a tenté de se rebeller avant d'être maîtrisé. Entendu par la brigade criminelle de la police judiciaire de Versailles, M. Koppe est passé aux aveux, expliquant avoir agi «sous le coup de la panique» et de l'alcool, minimisant son rôle. M. Manikon sera retrouvé un mois et demi après les faits (lire Quotidien du 1e septembre 2005). Verdict vendredi. Copyright : Têtu

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lundi 26 mars 2007

Présidentielle : les candidats de gauche pour le mariage gay, la droite hostile

                                                                                                                        

 
                               
                               
                               
Alors que la liste officielle des candidats à la présidentielle est arrêtée, un constat s'impose : seuls les candidats de gauche sont favorables au mariage et à l'adoption pour les couples homosexuels, les autres y sont hostiles.
A l'heure où la réforme législative apparaît désormais comme la voie décisive pour ouvrir le mariage aux couples homosexuels, après l'arrêt de la Cour de cassation confirmant la nullité du mariage homosexuel de Bègles en 2004, le positionnement des différents candidats à l'élection présidentielle sur cette question fait plus que jamais sens. Et force est de constater que le clivage gauche/droite est très net.

Le projet socialiste avait ouvert la voie bien avant le démarrage de la campagne. Il prévoit le droit au mariage pour les homosexuels ainsi que le droit à l'adoption. Ségolène Royal (PS) s'y est ralliée dès son entrée en compétition dans la course à l'investiture socialiste et a confirmé à plusieurs reprises son engagement une fois désignée. Une famille dont les parents sont homosexuels est une famille "comme une autre", a-t-elle déclaré.

A la gauche du PS, Dominique Voynet (Verts), Marie-George Buffet (PCF) et José Bové se sont tous déclarés favorables au droit au mariage pour les homosexuels, ainsi qu'au droit à l'adoption. Avec une mention spéciale pour les écologistes qui ont été les pionniers du combat pour l'égalité d'accès au mariage gay.

A l'extrême gauche, on sent bien que ces questions ne font vraiment partie des priorités politiques. Olivier Besancenot (LCR) est favorable aux propositions de la gauche parlementaire, Arlette Laguiller (Lutte Ouvrière) ne s'y pas opposée, mais n'en parle pas. Quant à Gérard Schivardi, le candidat du Parti des Travailleurs, il n'a pas arrêté de position sur le sujet, selon son entourage.

Dans le camp adverse, François Bayrou (UDF) et Nicolas Sarkozy (UMP) se sont prononcés contre le mariage entre personnes de même sexe (et contre l'adoption), lui préférant une "union civile" dont le contenu et les modalités de mise en oeuvre restent imprécis.
Nicolas Sarkozy s'est déclaré opposé à l'adoption par les couples homosexuels. Pour lui, comme pour le candidat UDF, le mariage reste réservé aux hétérosexuels. François Bayrou s'est prononcé pour une possibilité d'adoption simple par les couples homos. Tous deux devraient faire face à une forte opposition au sein de leurs parlementaires pour imposer leur projet d'union civile s'ils étaient élus.

A l'extrême droite, Jean-Marie Le Pen et Philippe de Villiers, défenseurs du modèle traditionnel de la famille, sont hostiles à toute législation sur les couples homosexuels. Villiers veut même faire inscrire dans la Constitution que le mariage est constitué d'un homme et d'une femme. Les deux candidats affichent avec constance des positions qui –bien qu'ils s'en défendent- fleurent bon l'homophobie.

Frédéric Hihous, candidat des chasseurs (CPNT), est hostile aux droits des gays. Les chasseurs qui sont son fonds de commerce se sont esclaffés devant la sortie homophobe de Jean-Marie Le Pen sur la chasse au chapon dans le Marais, lorsqu'ils l'ont accueilli au cours de la campagne.

>> Royal, Sarkozy et Bayrou confirment leurs positions

Les trois principaux candidats confirment sans surprise leurs propositions en matière de droits LGBT dans le numéro d'avril du mensuel Têtu.

Pour Ségolène Royal, "l'égalité de droits pour les couples de même sexe", inscrite dans son programme et qui fera l'objet d'un projet de loi de réforme des droits familiaux, "comporte évidemment le mariage et l'adoption". Cette loi "consacrera l'égalité entre enfants, quelle que soit leur configuration familiale" et son vote "marquera enfin le terme d'une trop longue exclusion des homosexuels", souligne la candidate du PS qui ajoute": "Il faudra prendre le temps de l'explication aux Français".

Pour les deux candidats de droite, le mariage doit rester l'union d'un homme et d'une femme. Nicolas Sarkozy se prononce pour une "union civile homosexuelle qui ne passe pas par le greffe du tribunal d'instance mais par la mairie", entraînant "une égalité fiscale, sociale, patrimoniale totale avec les couples mariés, (...) jusqu'au droit à la pension de réversion". Quant à l'homoparentalité, "c'est un pas que je ne veux pas franchir", explique le président de l'UMP qui envisage toutefois "une façon d'ouvrir les choses, avec le statut de beau-parent".

François Bayrou préconise pour sa part la reconnaissance d'un "lien d'éducation" en exhumant une loi datant de l'après-guerre de 1914-1918 qui instaure "l'adoption simple". Ce texte permettrait, "si on l'aménage quelque peu, de reconnaître ce lien d'éducation par le deuxième parent", explique-t-il. Opposé au mariage homosexuel, le président de l'UDF estime toutefois que "le Pacs est insuffisant, notamment au moment du décès", et se dit "favorable à la reconnaissance des couples homosexuels, avec des règles qui soient identiques à celles qui s'appliquent aux mariés hétérosexuels". Source : e-llico

Lire notre dossier "Elections 2007 : les gays battent la campagne".

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Ségo/Sarko : les engagements officiels des candidats face à la communauté LGBT

                                                                                                                        

 
                               
                               
                               
Alors que les dates du scrutin présidentiel approchent, les deux principaux candidats ont fait connaître leurs propositions officielles sur les droits LGBT. Illico rend compte des engagements de Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy adressés à l'Inter-LGBT.
Après les déclarations aux médias –généralistes ou communautaires- l'heure est à l'engagement officiel des candidats face à la communauté gay, lesbienne et trans; ou en tout cas à ses représentants.
L'Inter-LGBT qui regroupe la plus grande part des associations homosexuelles françaises a reçu les positions détaillées des candidats à l'élection présidentielle qu'elle a sollicités à moins d'un mois du premier tour. La fédération LGBT a questionné avec précision les prétendants à la magistrature suprême sur tous les sujets qui concernent la communauté.

Au-delà des positions désormais connues autour du mariage et de l'homoparentalité, les candidats livrent leurs projets sur des thèmes comme la réforme institutionnelle, la lutte contre l'homophobie, les trans, la santé ou la solidarité internationale.
Les deux probables finalistes de la présidentielle –Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy- qui ont aussi été les premiers à répondre à l'Inter, se démarquent profondément sur beaucoup de points.

Couples

Royal en faveur du mariage ouvert aux couples homosexuels, Sarkozy opposé : on connaît aujourd'hui la "doctrine" de chacun des candidats sur ce thème central des revendications LGBT. Egalité mise en avant d'un côté, "respect du modèle familial et de l'institution du mariage, de l'autre.
L'intérêt de leur déclaration officielle à l'Inter réside dans un certain nombre de modalités jusqu'ici inconnues de leur projet.

Ainsi, si Ségolène Royal veut maintenir et améliorer le PaCS comme alternative au mariage, Nicolas Sarkozy propose sa suppression après l'instauration de son "union" civile, une union qu'il se verrait bien réserver aux seuls couples homosexuels (à l'inverse du PaCS).
La candidate socialiste défend donc un projet global universel (mariage et PaCS ouverts aux homosexuels comme aux hétérosexuels), là où le candidat UMP bâtit un projet "communautariste" (mariage réservé aux hétérosexuels, statut spécifique réservé aux homos).

Parentalité

Là encore, la position antagoniste des deux candidat est connue dans son principe : ouverture de l'adoption aux couples de même sexe (Royal), refus de l'adoption à ces mêmes couples (Sarkozy).
Si la position radicale de la candidate PS calque le droit à l'adoption pour les homosexuels sur celui des hétérosexuels, sans restriction, le refus de principe de Sarkozy se conjugue avec de timides aménagements comme le "statut de beau-parent" qui ne concerne que la question de l'autorité parentale. A travers cette mesure, le président de l'UMP se propose de "résoudre les difficultés de la vie quotidienne" entre "des enfants et des adultes qui les élèvent".

Au sujet de l'insémination artificielle (AMP), Sarkozy se montre fermé à toute évolution, Royal ne tranche pas et parle de "se pencher" sur la demande formulée par les couples de femmes.

Réformes institutionnelles

Ségolène Royal a fait part ces derniers jours de son souhait de modifier les institutions. Dans le domaine LGBT, elle se propose d'enrichir l'article 1 de la Constitution sur l'égalité des citoyens de la mention explicite de l'orientation sexuelle, et de l'identité de genre. Nicolas Sarkozy, lui, ne souhaite pas cet ajout.

Lutte contre les discriminations

Interrogée sur ses propositions pour que l'école lutte concrètement contre les discriminations sexuelles, Ségolène Royal se dit "déterminée" à sensibiliser les jeunes à cette thématique à travers la communauté éducative (direction, enseignants, personnels et parents) par le biais "d'actions de mobilisation". Nicolas Sarkozy parle de "sensibiliser les professeurs et les infirmières scolaires" à la question de la discrimination, mais n'évoque pas d'actions en direction des jeunes eux-mêmes.

Les deux candidats veulent lutter contre la discrimination dans le travail et dans la fonction publique. Royal met en avant le devoir d'exemplarité des fonctionnaires en la matière, Sarkozy insiste sur la nécessité de "sévérité" envers les actes homophobes commis dans ce cadre.

Personnes trans

Les candidats font preuve de beaucoup de prudence sur le statut des trans. Ségolène Royal parle d'une "évaluation objective des pratiques tant judiciaires que médicales", Sarkozy d'une "large réflexion à la fois juridique, médicale, philosophique et éthique".

Solidarité internationale

La candidate socialiste met en avant le "rôle moteur" de la France en matière de défense des "droits humains" et de promotion de "l'égalité des sexualités". Ségolène Royal souhaite "la condamnation ferme et explicite de la pénalisation de l'homosexualité partout où elle existe" et notamment par le "soutien aux initiatives internationales en faveur d'une reconnaissance formelle de l'égalité des droits des personnes LGBT". L'ancien ministre de l'Intérieur se contente de rappeler "qu'il est du devoir de la France de défendre les droits de l'homme partout dans le monde", sans plus de précisions.

Santé des personnes LGBT

Courtes, très courtes même, les réponses du candidat UMP aux questions sur la santé gay. Pour faire face au problème du suicide des jeunes homosexuels, il préconise "d'écouter, de comprendre et d'aider". La candidate PS commence par évoquer des "lois positives" s'appuyant sur le principe d'égalité et "des lois réprimant l'expression de l'homophobie". Mais plus concrètement, Ségolène Royal mentionne "l'intégration au cursus scolaire d'un programme d'éducation au respect de l'autre" ou la présence d'assistantes sociales et d'infirmières dans les établissements scolaires ainsi que le développement de la "médiation familiale" pour "une meilleure compréhension et un dialogue entre parents et adolescents.

Côté VIH/IST, Sarkozy s'en remet "aux associations qui connaissent mieux ces publics" pour ce qui est la prévention et reste sur des positions de principe quant aux moyens, sans jamais évoquer une seule mesure concrète. Royal rappelle ses récents engagements auprès des associations qu'elle a reçu : plan de prévention, campagnes ciblées, soutien à la recherche, revalorisation de l'AAH, rétablissement des moyens supprimés depuis 2002 pour les soins aux étrangers en situation irrégulière et généralisation du préservatif à 20 centimes.

L'Inter-LGBT n'a pas encore livré ses commentaires sur les engagements pris devant elle par les candidats PS et UMP.
L'envoi des propositions des autres candidats doit intervenir dans les heures et les jours qui viennent –notamment celles de François Bayrou.
Olivier Besancenot, Dominique Voynet et José Bové ont déjà transmis les leurs.
La fédération interassociative s'exprimera le 29 mars pour dresser une comparaison des projets en présence et faire connaître sa position dans une élection où la thématique LGBT est particulièrement riche et cruciale. Source : e-llico

Lire nos dossiers :
Ségolène Royal et les gays
Sarkozy : le mariage à la trappe

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Les gays dénis des dieux !

                                                                                                                        

 
                               
                               
                               
A défaut de pouvoir remplir les lieux de culte, les grandes religions monothéistes développent un interventionnisme agressif sur le plan politique. Le prisme ? Une opposition obsessionnelle aux droits des personnes LGBT. Exemples avec la France et l’Italie.
Par J.-F. Laforgerie

Concurrentes le plus souvent, les grandes religions monothéistes savent parfois se faire complices. C’est notamment le cas dès lors qu’il faut attaquer les revendications d’égalité des droits des homos. Une initiative, jusqu’alors inédite en France, l’a récemment prouvé. Le 6 février, neuf hauts dignitaires religieux de Rhône-Alpes, dont le cardinal Barbarin, Azzedine Gaci, président du centre régional du culte musulman et le grand rabbin Richard Wertenschlag, signent une déclaration œcuménique qui condamne les projets d’ouverture du mariage civil aux couples de même sexe. C’est une première qui tombe dans un contexte électoral particulier puisque la gauche s’est engagée à ouvrir le mariage civil aux couples homos en cas de victoire. A l’image de ce qui se passe en Italie avec le projet de PaCS, les signataires n’hésitent pas à forcer le trait. "L’expérience montre ce qu’il nous en coûte aujourd’hui d’avoir laisser saccager la nature. N’allons pas maintenant déstructurer l’humanité, qui est le cœur de la création !" avancent les religieux.

L’initiative reste, à ce jour, isolée. Cette offensive religieuse anti-gay inquiète-t-elle le mouvement LGBT ? "On aurait pu craindre que cette déclaration fasse des émules ailleurs mais certains signataires s’en sont pris de façon caricaturale aux homos et maladroitement aux pasteurs protestants, ce qui fait que cette initiative sent désormais le soufre, analyse Hussein Bourgi du Collectif contre l’homophobie de Montpellier. Elle apparaît d’ailleurs, faute de concertation évidente avec la hiérarchie des diverses religions concernées, comme un acte isolé, peu réfléchi. Bref, le fruit du micro climat local lyonnais où certains leaders religieux sont particulièrement dogmatiques et conservateurs. Il est d’ailleurs intéressant de voir que les religions ne s’expriment que rarement sur les questions socio-économiques (la pauvreté, le droit au logement…) et souvent sur les questions sociétales (la contraception, l’euthanasie, le mariage homo…) et toujours en réaction et sur un mode défensif." Certes le mouvement LGBT entend être vigilant mais voit aussi dans ce raidissement (qu’on avait déjà connu au moment du PaCS) une façon pour des religions en perte d’influence et de pouvoir, de tenter de regagner de l’audience et de peser dans les débats.  Source : e-llico

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dimanche 25 mars 2007

Elton John apporte son soutien à un militant gay

Dans une tribune publiée par l'hebdomadaire britannique New  Statesman, Elton John relaie une campagne d'Amnesty International en faveur d'un militant gay salvadorien, William Hernandez. Ce dernier dirige une association, Entre Amigos. À ce titre il a été victime de nombreuses intimidations et a reçu des menaces de mort. «Il ne s'agit pas d'incidents isolés au Salvador. Les agressions de gays, de lesbiennes et de personnes trans sont banales. Et ceux qui en sont responsables ont rarement affaire à la justice», écrit le chanteur avant de citer des exemples en Ouganda, en Inde ou en Europe de l'Est. Sur un plan plus personnel, l'interprète de Your Song, qui  fêtera ses 60 ans le 25 mars, évoque son union avec son boyfriend en  2005 et, ce jour-là, sa fierté d'être britannique. «Que le puritain soit dans le pub du coin ou à des milliers de kilomètres, nous devrions tous nous lever et lutter pour les droits élémentaires des personnes. Je vous demande aujourd'hui de vous lever avec moi», conclut-il. Par ailleurs, le site d'Elton John annonce son retour en France, à l'occasion du Red Piano Tour 2007. Cette tournée européenne exceptionnelle en l'honneur de son 60e anniversaire et de ses 40 ans de carrière s'arrêtera au château de Versailles en France le 29 mai avant d'aller notamment à Moscou et à Séville. Source : Têtu

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Une commission du Conseil supérieur de la justice s'oppose à l'adoption par des couples homos

Un rapport de la commission d'études du Conseil supérieur de la justice espagnole recommande aux agences qui organisent les démarches des candidats à l'adoption internationale de faire valoir l'objection de conscience pour empêcher que les homosexuels puissent adopter. C'est l'un de ses membres, José Luis Requero qui en a pris l'initiative sur proposition du Parti populaire (droite). Les avis du Conseil supérieur de la justice sont consultatifs et le gouvernement n'est pas obligé de les appliquer. Ce n'est pas la première fois que José Luis Requero s'oppose à la loi sur le mariage et l'adoption des couples homosexuels. Ce magistrat, membre de l'Opus Dei, avait même comparé l'homosexualité à la zoophilie et la polygamie. La Fédération espagnole des lesbiennes, gays et transsexuels (Felgt) dénonce l'attaque de la droite contre les droits des homosexuels. Et en profite pour s'alarmer de l'offensive de l'extrême droite en Europe, principalement en Pologne mais aussi au sein de la droite populaire européenne qui a voté contre une résolution demandant aux autorités nigérianes de revoir leur loi contre l'homosexualité. Pedro Zerolo, le secrétaire des mouvements sociaux et des relations avec les ONG au Parti socialiste qualifie la décision de la commission d'études «d'irréelle et de discriminatoire» et «espère que le conseil qui devra voter ce texte le rejettera comme il l'a fait précédemment pour l'objection de conscience contre la célébration de mariages des couples homosexuels». Source : Têtu

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