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Le Blog des Lesbiennes d'aujourd'hui ( + boutique coquine spéciale filles )- Web site for the French-speaking Lesbians

lundi 17 novembre 2008

L'opéra «Brokeback Mountain» au point mort

C'est un coup d'arrêt pour ce qui s'annonçait comme un beau projet. En juin 2008, le New York City Opera avait commissioné le compositeur Charles Wuorinen pour composer un opera basé sur la nouvelle de Annie Proulx, Brokeback Mountain, devenu depuis le film culte que l'on sait devant la caméra de Ang Lee. Il devrait être monté pour la saison du printemps  2013  (lire article du 10 juin).

Il s'agissait d'une idée du belge Gerard Mortier, connu pour son travail à Salzbourg et à l'opéra de Paris. Mais, le 8 novembre dernier, il a donné sa démission du poste de directeur du New York City Opera (NYCO), dont il devait prendre les rênes en septembre 2009 à la fin de son mandat parisien. Un budget trop limité expliquerait son départ. Son arrivée au NYCO était très attendue pour redonner sens et lustre à cet opéra populaire, laissé dans l'ombre de son voisin, le Metropolitan Opera (Met). Son projet d'adaptation de Brokeback disparaît pour le moment avec cette démission…
Source : Têtu
      

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Le nouveau festival Homosaïques est arrivé!

SOIRéE DE LANCEMENT DES HOMOSAIQUES - affiche
(C) agile

Depuis le 14 novembre et jusqu'au 23 novembre se déroule à Clermont-Ferrand le festival Homosaïques organisé par l'association AGILE. Cette année, le festival a pour thème la question du genre. A travers des lectures, des séances de cinéma, une exposition et du théâtre, ce festival propose d'explorer toutes les problématiques liées au genre: construction, déconstruction, représentations de la féminité et de la masculinité... Sera notamment diffusé le film Transamerica avec Felicity Huffman (Lynette des Desperate Housewives) et une soirée spéciale Out of Gender est prévu le 22 novembre à la veille de la clôture du festival.

  Au programme:
  Le 19: diffusion de Transamerica au cnéma le Rio à 20h
  Le 20: Rencontre avec Marie-Hélène Bourcier, auteure de Queer Zone aux augustes à 20h
Le 21: intervention de Natacha Taurisson autour de la question du genre ludique et intéractive à la Maison des Associations à 20h
  Le 22: Soirée Out of Gender de 22h à 1h30 au centre Camille Claudel
  Le 23: Pot de clôture et représentation de la troupe AGILE à la Maison des Associations de 18h à 21h

Source Actugay

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jeudi 12 octobre 2006

Novembre à la librairie Violette and Co

Novembre à la librairie Violette and Co
102 rue de Charonne, 75011 Paris, M° Charonne ou Faidherbe-Chaligny. Bus 46, 56, 76, 86.
tél : 01 43 72 16 07   
www.violetteandco.com/librairie/
Ouverture du mardi au samedi de 11h à 20h30 et le dimanche de 14h à 19h (fermée le lundi)

Pour toute communication avec la librairie, merci d'écrire à :
violette@violetteandco.com
Pour vous désinscrire, envoyez en "répondre" ce programme en demandant de supprimer votre nom.

ATTENTION : Le catalogue sur notre site est momentanément inaccessible. N'hésitez pas à nous envoyer un mail ou nous téléphoner pour toute commande ou demande d'information.

INFO : Dans le cadre d'une soirée Thema, Arte diffuse le documentaire Judith Butler, philosophe en tout genre réalisé par Paule Zajdermann, vendredi 20 octobre à 23h50 (début de la soirée : 22h20). Une séquence a été filmée à Violette and Co lors de la rencontre avec Judith Butler à la librairie en juin dernier.
Ce mois-ci, Violette and Co vous signale quelques essais :

- VIRGINIE DESPENTES : King Kong Théorie (Grasset)
- ANDRÉ RAUCH : Histoire du premier sexe. De la révolution à nos jours (Hachette Pluriel)
- sous la direction de CATHERINE VIDAL : Féminin-Masculin. Mythes et idéologies (BELIN)
- réunis et présentés par MARIANNE CAMUS : Création au féminin, Vol.1 : Littérature et Vol.2 : Arts visuels (éditions universitaires de Dijon)
- Les Cahiers du genre Hors série : Féminisme(s) Recompositions et mutations (L'Harmattan)
- ANGELA DAVIS : Les goulags de la démocratie (Le Diable Vauvert)
... deux bandes dessinées : CHANTAL MONTELLIER, Sorcières, mes soeurs (La Boîte à bulles) et RALPH KÖNIG, Et en plus il est gaucher (Glénat)
... deux rééditions en anglais : Flying et Sita de KATE MILLETT
Rappel du programme d'octobre :

Mardi 10 octobre à 19h : Vernissage de l'exposition de photos d' ISABELLE THIBAULT et FRANÇOIS MAYU "Bidonvilles aux portes de Paris 2006". Le 17 octobre marque la Journée mondiale de refus de la misère. De l'autre côté du périphérique vivent des familles dans des bidonvilles dont nous ignorons jusqu'à l'existence, sans parler des conditions de vie. En majorité de nationalité roumaine, ces personnes la plupart du temps n'envisagent pas de retourner dans leur pays, même si "elles sont victimes d'une xénophobie qui se traduit dans les faits par des discriminations de tous ordres et des violences fréquentes et répétées" (Claire Auzias, historienne). Cette exposition est un témoignage apporté par deux bénévoles de l'association ATD Quart Monde qui chaque semaine, avec régularité, va à la rencontre des enfants et des adultes en bibliothèque de rue. Des portraits qui montrent des joies minuscules, des difficultés quotidiennes, du courage, de la dignité. Pendant le temps de l'exposition, Violette and Co accueille des ouvrages des éditions ATD Quart Monde. (exposition du 10 octobre au 5 novembre)

Vendredi 13 octobre à 19h : Dans le cadre de Lire en Fête, rencontre avec GISÈLE HALIMI à l'occasion de la parution de son roman La Kahina (Plon). Est-il besoin de présenter Gisèle Halimi, avocate, militante pour l'indépendance de l'Algérie, féministe, fondatrice du mouvement Choisir, députée, ambassadrice de France auprès de l'Unesco, observatrice judiciaire internationale, rapporteure de la Commission pour la parité ? Mais Gisèle Halimi est aussi romancière. Après le Lait de l'oranger, Fritna, l'Etrange M. K... voici un roman historique retraçant la vie de la reine de l'Aurès à la fin du VIIè siècle qui règne sur les tribus berbères juives de l'Afrique du nord. Veuve, elle dirige énergiquement son royaume et résiste à l'avancée des puissantes troupes arabes du chef de guerre Hassan. Une femme exceptionnelle et légendaire narrée par une conteuse passionnante. Une lecture par la comédienne ANNE-LAURE GRENON accompagnera la rencontre et un verre sera offert. Cette manifestation est soutenue par le Centre National du Livre.

Dimanche 15 octobre à 16h : Dans le cadre de Lire en Fête, hommage à JEAN GENET en présence d'ALBERT DICHY, directeur littéraire à l'IMEC et grand spécialiste de l'écrivain.  Jean Genet (1910-1986), poète, romancier, dramaturge a dans tout son oeuvre magnifié et sublimé les réprouvés, les marginaux. Considérée comme sulfureuse, elle a été défendue par Cocteau et Sartre qui ont rapidement compris l'importance de cette oeuvre magistrale. Jean Genet s'est consacré au roman dans les années 40 (Notre-Dame-des-Fleurs, Journal du voleur, Querelle de Brest...), au théâtre dans les années 50 (les Bonnes, Haute surveillance, les Nègres...), puis à des engagements politiques dans les années 70 et 80. Enfant abandonné, voleur, mendiant, prostitué, homosexuel, il fut lui-même un marginal et a fait de sa vie la matière de sa création. Un metteur en scène viendra parler de la particularité de son écriture théatrale, et des lectures par les comédiens ROLAND GERVAIS et JEAN-CHRISTOPHE FOLLY accompagneront la rencontre. Sous réserve : présentation d'un extrait de l'unique film réalisé par Genet, Un chant d'amour. Une collation sera offerte à la fin de la rencontre. Cette manifestation est soutenue par le Centre National du Livre.

Vendredi 20 octobre à 19h : Rencontre avec HÉLÉNA MARIENSKÉ à l'occasion de la parution de son roman Rhésus (P.O.L). Six chapitres, six voix, à commencer par celle de Raphaëlle, octogénaire qui se retrouve contre son gré en maison de retraite. Dès les premières pages, c'est drôle et décapant. Le reste est à l'avenant dans ce tourbillon virtuose d'une histoire délirante, irrévérencieuse et subversive. Révolte des vieilles et des vieux contre la déchéance programmée, (re)découverte du sexe, particulièrement pour Raphaëlle dans les bras de la très lesbienne Céleste, tout en ne négligeant pas les avances du bel Hector. Et Rhésus dans tout ça ? Rhésus c'est un singe, un bonobo sans doute, qui non seulement trouve sa place parmi les pensionnaires, mais de plus provoque des réactions inattendues. Une nouvelle romancière à découvrir qui manie avec brio et érudition une plume insolente.

Mercredi 25 octobre à 19h : Rencontre avec LAURE MURAT pour la parution de son essai La loi du genre (Fayard). Déjà auteure de l'admirable Passage de l'Odéon et de La Maison du docteur Blanche, Laure Murat, historienne dont on apprécie la clarté de langage et le ton vivant, livre ici un travail sur "le troisième sexe" qui défierait la loi du genre. Au XIXè siècle, femmes viriles, hommes effeminés, androgynes, travesti-e-s... étaient désignés-es par cette _expression qui qualifiait également les femmes émancipées. Laure Murat a utilisé une large documentation : archives de la police, traités de sexologie, littérature, journaux. Elle a aussi analysé quelques parcours significatifs et les discours qui ont construit les notions de féminin et masculin. Un point de vue historique sur la construction des normes de genre.

Ajout au programme d'octobre :

Jeudi 26 octobre à 19h : A l'occasion de son premier passage à Paris, rencontre-signature avec ALISON BECHDEL pour la parution de son roman graphique Fun Home. Une tragicomédie familiale (Denoël Graphic). L'auteure des fameux "comic strips" Dykes to watch out for (10 albums publiés en anglais) s'est lancé avec éclat dans le roman graphique avec l'histoire de sa relation à son père au fil de son enfance et de son adolescence. Un père dont elle suppose qu'il s'est suicidé à l'âge de 44 ans et dont elle découvre l'homosexualité cachée. Alison Bechdel trace avec délicatesse et humour sa jeunesse et l'éveil de son propre lesbianisme liée à sa passion des livres qu'elle partageait avec son père. Comme toujours, scénario et dessins sont précis, expressifs, fourmillant de détails qui révèlent une atmosphère au delà de l'histoire. Fun Home a été publié en feuilleton cet été dans Libération et sera présenté en primeur à Violette and Co.

Samedi 28, dimanche 29 et lundi 30 octobre : Violette and Co tient une table de vente au Festival "Quand les lesbiennes se font du cinéma" organisé par l'association Cineffable. (infos : www.cineffable.fr). Comme chaque année, des signatures de livres auront lieu à notre table : samedi 28 à 14h : Alison Bechdel (avec une rencontre) pour Fun Home (Denoël Graphic) ; samedi 28 à 19h : Danièle Charest, Michèle Larrouy et (sous réserve) Jacqueline Julien, Michèle Causse et Françoise Leclère pour ... Disent-ils (Bagdam et AHLA) ; Dimanche 29 à 16h30 : Marie-Hélène Bourcier pour la réédition revue et augmentée de Queer Zone (1) (Amsterdam) ; lundi 30 à 15h : Stéphanie Arc pour Les Lesbiennes (Cavalier bleu)

Programme de novembre :
(La librairie reste ouverte les 1er et 11 novembre)

Mercredi 8 novembre à 19h : Rencontre avec FLORENCE MONTREYNAUD à l'occasion de la parution de son ouvrage L'aventure des femmes, XXè-XXIè siècle (Nathan). Après le monumental et indispensable XXè siècle des femmes (malheureusement épuisé), Florence Montreynaud nous offre un nouvel ouvrage de référence. De 1900 à 2006, elle retrace année après années, de façon toujours aussi passionnante, l'histoire des femmes qu'elles soient célèbres ou non. C'est souvent leur engagement pour l'égalité et la liberté qui les a mis sur le devant de la scène, du droit de vote au Prix Nobel.

Vendredi 10 novembre à 19h : Vernissage de l'exposition de photos d'HÉLÈNE EPAUD, "Tamponnées". "Une série étonnante et colorée, l'exploration d'un objet féminin et inattendu. Tout ce qui coupe, fend, coud est là, tout ce qui maquille aussi : un défilé de peits dandys fin prêts pour la parade en s'amusant au catalogue des vanités". Brefs vos tampons font dans l'abstraction, comme vous ne les avez jamais vus ! C'est drôle et poétique, surprenant. Une exposition sélectionnée pour le Mois de la Photo-Off.

Vendredi 17 novembre à 19h : Rencontre avec MISSTIC pour la parution de son nouveau livre Parisienne (Alternatives). MissTic, artiste et poète, que nous avions reçue en janvier dernier vient à nouveau nous rendre visite. Depuis des années ses créations graphiques et aphorismes font corps avec Paris. Vous avez sans doute vu cette silhouette si parisienne sur les murs de la Capitale qui interpelle le passant : "Je prête à rire mais je donne à penser", "La poésie est un sport de l'extrême", "Créer c'est résister", "Trop heureuse pour être peureuse"...

Mercredi 22 novembre à 19h : Rencontre avec MARIE-HÉLÈNE BOURCIER pour la réédition revue et augmentée de Queer Zones (Amsterdam). Publié pour la première fois en 2001 et resté épuisé pendant longtemps, cet essai détonnant, stimulant, provocant qui a pour sous-titre Politique des identités sexuelles et des savoirs a ouvert l'espace théorique queer en France. Il met notamment en évidence l'apport des cultures trans, butch et SM à une réflexion sur la déconstruction des genres. Cette nouvelle édition comprend trois essais inédits sur "le devenir femme" de Deleuze, l'utopie sexuelle urbaine de Gayle Rubin et la post-pornographie selon Annie Sprinckle.

Samedi 25 novembre à 18h : Rencontre avec ALEXANDRA AUGST-MERELLE et STÉPHANIE NICOT pour la parution de leur essai Changer de sexe. Identités transexuelles (Le Cavalier bleu, péfacé par Martin Winckler). Les deux auteures, fondatrices de l'association Trans Aide en 2004 s'attachent à faire la peau aux préjugés concernant les personnes trans : "Les trans souffrent beaucoup", "L'opération est une mutilation nécessaire", "Ce sont des hommes qui veulent devenir des femmes", "C'est pas leur faute, c'est la nature". Elles nous parlent de la communauté trans dans toute sa diversité en luttant contre les mythes qui s'y attachent.

Déjà une date en décembre :

Vendredi 8 décembre à 19h : Rencontre avec CLÉMENTINE AUTAIN et ANNE DELABRE pour la parution de Clémentine Autain, portrait.

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Sculptures erotiques de Leigh Heppell

Leighheppell

Sculptures érotiques de Leigh Heppell.

Le blog hot Unscathed Corpse a déniché dans ses voyages de part en part sur le ouaib des scultptures érotiques en métal faites à la main par l'artiste britannique Leigh Heppell. Les scènes sont orientées sur l'intimité féminine, des ébats en couple, la nudité avec aussi un univers fetish développé (bondage, bdsm...). Ces sculptures érotiques explicites sont sexy et sensuelles et se font belles sur le site ouaib de Leigh Heppell. Chaque pièce est éditée en édition limitée. Source : http://touchesexy.blogs.com

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mercredi 11 octobre 2006

Selection littéraire fémine






Livraison gratuite à partir de 20 euros d'achat et livraison en 48h

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dimanche 8 octobre 2006

JT Leroy n'existe plus, vive Laura Albert !

L'histoire littéraire regorge de mystifications, celle autour de JT Leroy n'a à présent presque plus de secrets. Laura Albert dévoile dans la dernière édition du magazine littéraire américain Paris Review comment elle a créé le personnage de JT Leroy. Héros queer célébré par de nombreux artistes (Gus Van Sant, Asia Argento, Courtney Love, Bruce Benderson parmi les nombreux admirateurs de son œuvre), le personnage fictif JT Leroy aurait été inspiré par la vraie vie de Laura Albert. «J'ai eu l'idée d'inventer JT Leroy alors que j'étais sous thérapie», a déclaré Laura Albert à Paris Review. Laura Albert âgée de 40 ans semble avoir multiplié les expériences douloureuses, dans sa jeunesse, à Brooklyn. Le style de l'œuvre de JT Leroy avait été unanimement reconnu pour son authenticité et pour la description très crue de la vie quotidienne d'un jeune prostitué. Laura Albert présente ses excuses à ceux qu'elle a trompés et espère que la vérité dévoilée sur son âge et son identité ne «dévalueront pas son travail littéraire». Elle s'est déclarée lors d'une conférence à San Francisco fin septembre «fière de son travail, JT Leroy a sauvé ma vie et celle d'autres personnes». Violemment critiqué un temps, Laura Albert semble avoir regagné un certain intérêt médiatique et social. L'histoire de la mystification est devenu un objet d'études. De nombreux journalistes et universitaires s'intéressent à la création du personnage et de ce que révèle la mystification JT Leroy sur l'appétit des médias et des artistes pour cet adolescent prostitué qui a réussi à vivre plus de dix ans dans l'imaginaire de milliers de personnes dans le monde. Source : Têtu

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samedi 16 septembre 2006

Un peu de musique

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dimanche 3 septembre 2006

Mort de l'artiste lesbienne Tee Corinne




Linda Tee Cutchin est morte le 27 août dernier dans l'Oregon. Elle était âgée de 66 ans. Connue sous le nom de Tee Corinne, elle était l'une des artistes lesbiennes les plus connues aux États-Unis pour ses différents travaux sur l'érotisme lesbien. Militante infatigable de la cause lesbienne, elle voyait en son œuvre érotique une aide pour rendre les lesbiennes plus fortes. Tee Corinne aimait varier les représentations de son talent: de la poésie à la peinture sans oublier la photographie, elle ne s'est jamais contentée d'une seule discipline. Une de ses œuvres les plus connues est le livre Cunt Coloring Book paru en 1975. Tee Corinne a dû faire face de nombreuses fois à la censure, comme avec Yantras of Womanlove, un des premiers livres lesbiens érotiques, sorti en 1982. À l'époque, Tee Corinne a eu beaucoup de mal à trouver un imprimeur pour cet ouvrage qui représentait des femmes de tout type et est à présent reconnu comme une œuvre queer essentielle. Le livre fut même saisi en Nouvelle-Zélande. Moonforce Media a créé en sa mémoire le Tee Corinne Prize, qui récompense une lesbienne du monde de l'art. source :têtu

http://www.cla.purdue.edu/waaw/Corinne/CorinneGal.html
http://www.queer-arts.org/

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lundi 28 août 2006

«Samantha Oups», nouvelle égérie des enfants

«Samantha Oups», nouvelle égérie des enfants

Et de trois pour les premiers héros queer de la télé française! Le duo improbable de «Samantha Oups» rempile pour une troisième saison inédite, après deux saisons triomphales de la série humoristique à succès (les DVD s'arrachent et des nuits Samantha sont organisées en France). La blonde Samantha, qui a hérité d'un gîte rural, et sa copine Chantal sont parties vivre à la campagne, où elles côtoient d'autres personnages, comme le facteur du village. Les nouvelles aventures des deux farfelues seront diffusées du lundi au samedi à 19h50, à partir du 4 septembre. Deux épisodes passeront le samedi matin dans «KD2A». Oui, une émission pour enfants…
Photo France 2. Source : Têtu

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vendredi 18 août 2006

«60% des lesbiennes ont expérimenté la lesbophobie.»

Entretien avec Nadine Cadiou, référente de la commission lesbophobie de SOS Homophobie, de 2003 à juin 2006.  

L'association SOS Homophobie a été créée en 1994. La commission «lesbophobie» existe-t-elle depuis le début? La commission «lesbophobie» est née en 2003. L'association était alors majoritairement masculine et les aspects spécifiques des discriminations et violences faites aux lesbiennes, même s'ils étaient abordés depuis la création de l'association, étaient très insuffisamment pris en compte. La plupart des commissions ou groupes de travail ne comptaient pas de femmes parmi leurs membres. La mixité de l'association était menacée. Il fallait réagir à ce manque de présence des femmes et en 2003, nous avons organisé un recrutement pour rétablir la mixité au sein de toutes les commissions: plus d'une dizaine de militantes nous ont alors rejoints. Il y a donc eu davantage de lesbiennes à l'écoute, d'autres pour intervenir dans les écoles, d'autres encore pour travailler sur le Rapport annuel de l'association. Et nous avons pu créer la commission «lesbophobie» pour étudier ce qu'est la lesbophobie et ses spécificités par rapport à la gayphobie. C'est vrai que nous recevons sur la ligne et par mail de plus en plus de témoignages: nous sommes passés de 365 messages reçus en 1997 à 1.212 en 2005! Mais en pourcentage, la répartition entre les appels des gays et ceux des lesbiennes reste sensiblement constante: sur cinq appels, un seul provient d'une femme. La lesbophobie n'est pourtant pas un phénomène marginal et c'est ce que nous révèle, entre autres, l'enquête réalisée en 2004 par la commission «lesbophobie»: les lesbiennes sont plus de 60% à avoir rencontré des épisodes lesbophobes au cours de leur vie.

Pourquoi avoir tenu à monter un pôle indépendant dédié aux lesbiennes? La commission «lesbophobie» n'est pas un pôle indépendant «dédié» aux lesbiennes à SOS Homophobie. Nous n'avons pas souhaité travailler de façon dissociée des autres pôles de l'association, considérant que nous, lesbiennes, y avons toute notre place. Nous avons besoin, au contraire, les uns des autres. S'il est vrai que nos problématiques sont souvent différentes de celles des gays, nous pouvons aussi nous rejoindre dans bien des domaines et, à mon avis, l'union fait la force. À  SOS Homophobie, nous disposons à la fois de l'expérience d'une ligne d'écoute de plus de 10 années d'existence, d'un cadre de travail respectueux, dynamique et d'un fonctionnement démocratique. Pour élaborer notre questionnaire nous sommes partis de notre expérience de l'écoute, identifiant les contextes et les manifestations. La commission «intervention en milieu scolaire» (IMS) nous a permis d'identifier les problèmes rencontrés par les lesbiennes dans le contexte de l'école, qu'elles soient élèves, étudiantes ou enseignantes. Pour communiquer sur l'enquête nous nous sommes appuyés sur la commission «communication». Le Rapport annuel nous a fourni un espace de communication supplémentaire. On reproche volontiers à la commission «lesbophobie» de ne pas être une structure autonome et non mixte. Que l'on soit  lesbienne, gay, bi, trans ou hétéro, on peut militer dans la commission «lesbophobie»: seul compte l'investissement personnel au sein du groupe.

Pourquoi, selon vous, les lesbiennes témoignent-elles moins que les gays? Cela rejoint le long parcours de silence qui a été imposé aux femmes au long des siècles. Je vous renvoie à la lecture d'Ainsi soit elle, de Benoîte Groult. Une longue histoire faite de non-reconnaissance, d'impossibilité à dire, de droits non ou difficilement reconnus. Les choses évoluent, certes, mais la prise de parole n'est toujours pas, pour les femmes, une chose évidente, quand elle n'est pas tout simplement dévalorisée ou ridiculisée. Aujourd'hui  encore, qu'une femme puisse avoir des prétentions politiques reste pour beaucoup terriblement agaçant et malvenu. Quasi illégitime! À ce sexisme bien encré dans les mœurs françaises et dont toutes les femmes font les frais, il faut, chez les lesbiennes, ajouter une discrimination supplémentaire: l'homophobie. Ces deux discriminations conjuguées rendent l'expression très difficile.

Dans quel contexte la lesbophobie frappe t-elle le plus? Nous avons, pour répondre à cette question, deux sources différentes de données, qui se rejoignent dans leurs conclusions. D'une part, les témoignages provenant de la ligne d'écoute et du site Web de l'association, dont les chiffres sont repris dans le rapport annuel 2006. Les contextes «travail» (cité dans 24% des témoignages des lesbiennes en 2005) et «famille» (23%) y arrivent en tête en matière de lesbophobie. L'autre source de données est l'enquête sur la lesbophobie, menée en 2003-2004 et qui a recueilli environ 1.800 réponses. Là, c'est le contexte de la «vie quotidienne» qui arrive en premier avec 45% des réponses, suivi de près par la «famille» avec 44%. Le milieu du travail n'arrive qu'ensuite, cité dans 24% des réponses. Cette prépondérance des chiffres relatifs à la «vie quotidienne» dans l'enquête s'explique par une autre répartition des items dans les rubriques du rapport annuel (on a regroupé dans l'enquête des thèmes qui sont dissociés dans le rapport annuel).
En comparant les chiffres globaux de la ligne d'écoute et du site Web (témoignages confondus des lesbiennes et des gays) avec les témoignages des lesbiennes exclusivement, on voit la spécificité de la lesbophobie par rapport à la gayphobie. Chaque année nous faisons le même constat: la famille reste un  théâtre privilégié des manifestations de lesbophobie. Elle représente 9% des témoignages globaux en 2005, et passe à 23% quand on ne garde que les témoignages des lesbiennes. Le milieu professionnel est également un lieu important de manifestation lesbophobe, mais dans des proportions moindres toutefois: sur l'ensemble des témoignages, le travail représente 21% des appels et mails, alors qu'il est cité dans 24% des témoignages des lesbiennes.

Que conseilleriez-vous à une femme qui subit régulièrement des attaques homophobes dans son entourage? Le silence ne protège que les homophobes. Quel soutien peut attendre une personne qui ne dit rien de ce qu'elle subit? Le milieu familial qui se devrait protecteur est dans ce cas précis à l'origine du problème. Dire, c'est déjà faire une première démarche, et peut, par exemple, se concrétiser par un appel sur la ligne d'écoute de SOS Homophobie. Parler, c'est déjà engager une démarche positive. À SOS Homophobie, nous préférons ne pas donner de conseils à proprement parler. Pour celles qui rencontrent des problèmes avec leur entourage, c'est très difficile: on peut porter plainte contre un voisin, mais contre son père ou sa mère, c'est autre chose. Chaque cas est particulier, il n'y a pas de réponse toute faite. C'est une femme dont l'ex-mari fait tout ce qu'il peut pour qu'elle perde la garde des enfants… C'est une adolescente que les parents séquestrent… Une femme que la famille harcèle ou agresse physiquement… Une jeune lesbienne qui se retrouve sans ressource… Il n'y a pas de réponse unique, on envisage avec la personne qui nous appelle toutes les pistes. On écoute beaucoup. Pour certaines, parler, c'est, sur le moment, le maximum qu'elles puissent envisager.

Quels sont vos projets d'actions pour les mois à venir? Grâce à l'enquête, nous avons clairement identifié des contextes où la lesbophobie est présente. Nous sommes en train de mettre en place des actions de terrain. Ainsi, l'enquête a identifié les problèmes que rencontrent les lesbiennes avec les gynécologues: refus de soins, mépris, déni, moqueries, absence de prise en compte des sexualités des lesbiennes. Nous avons donc pris contact avec des professionnels de l'action sociale pour que les lesbiennes soient elles aussi soignées et suivies, sans discrimination aucune.

Comment peut-on vous contacter? C'est très simple, en appelant la ligne d'écoute au 0810-108-135.

Photo DR

par Tatiana Potard       
      
      Copyright tetu.com       

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