vendredi 16 mai 2008
Interpellations à Paris d'une dizaine de militants LGBT
Une dizaine de militants d'Act Up-Paris et du Comité de la Journée
internationale contre l'homophobie (Idaho) ont été interpellés hier,
jeudi devant l'Elysée et retenus quatre heures au commissariat du 8e
arrondissement de Paris, annonce Louis-George Tin, président du Comité
Idaho et lui-même interpellé. Vêtus de tee-shirts noirs portant les
noms de pays réprimant l'homosexualité, les activistes manifestaient
contre la non-reconnaissance par la France de la Journée internationale
contre l'homophobie du 17 mai (reconnue notamment par le parlement
européen, le Royaume-Uni, la Belgique, Costa-Rica et le Mexique). «Ne pas reconnaître la Journée mondiale de lutte contre l'homophobie, conclut Act Up-Paris sur son site, c'est
nier la réalité des persécutions subies, c'est cautionner les exactions
commises, et leurs nombreuses conséquences, en termes de santé et de
discriminations.»
Plusieurs membres du gouvernement ont
signé l'appel international pour une dépénalisation universelle de
l'homosexualité, comme l'ont fait des personnalités telles que
l'actrice américaine Meryl Streep, le chanteur britannique Elton John
et l'ancien archevêque sud-africain du Cap et prix Nobel de la paix
Desmond Tutu. Cependant, rappelle Act Up-Paris, la France n'accorde pas
les mêmes droits aux LGBT et aux hétérosexuels et refuse l'asile à des
LGBT menacés dans leur pays.
Le Comité Idaho doit rencontrer
aujourd'hui vendredi 16 mai Emmanuelle Mignon, directrice de cabinet du
président Nicolas Sarkozy.
Source : Tetu
vendredi 18 janvier 2008
«Mariage gay»: la cour d'appel confirme des sanctions
La cour d'appel de Tanger s'est prononcée mardi 15 janvier sur
l'affaire de six Marocains accusés d'avoir participé à un prétendu
mariage gay, en novembre dernier, à Ksar el-Kébir. Le jugement a
confirmé la peine de dix mois de prison ferme pour le principal accusé,
inculpé pour «homosexualité» et «commerce illégal d'alcool».
Ses cinq coaccusés voient leur sentence réduite de deux mois. Trois
écopent donc finalement de quatre mois de prison et les deux autres de
deux mois. Amnesty International a demandé la libération immédiate des
condamnés. Source : Têtu.com
dimanche 13 janvier 2008
Un baiser lesbien dans un film crée la polémique
En Egypte, Plusieurs professeurs de l'université islamique Al-Azhar du Caire dénoncent vigoureusement le film Hina May'sara, qu'ils qualifient de «promotion de l'homosexualité et de la débauche». Interrogé par la chaîne de télévision Al-Arabiya, Elwi Amin, professeur de droit islamique, a dénoncé un «complot américano-sioniste» et affirmé qu'«il n'y a pas de lesbianisme en Égypte et [qu']il n'y en aura jamais».
Ces condamnations visent le fait que l'héroïne du long métrage de
Khaled Youssef succombe aux avances d'une autre femme, avec qui elle
échange un baiser. Reste que le public est au rendez-vous pour voir Hina May'sara, comme c'était le cas pour L'Immeuble Yacoubian
de Marwan Hamed, qui présentait également des scènes faisant référence
à l'homosexualité. On se souvient d'ailleurs que 112 parlementaires
avaient appelé en juillet 2006 à la censure de passages de ce film,
jugés obscènes. Source : Têtu
Tourcoing: l'UMP apporte son «soutien plein et entier» à Christian Vanneste
| France (Politique) |
Le secrétaire général adjoint de l'UMP Dominique Paillé (photo) a affirmé jeudi que son parti apportait «son soutien plein et entier à Christian Vanneste», candidat aux prochaines élections municipales à Tourcoing (Nord), condamné pour des propos homophobes (lire Quotidien du 25 janvier 2007). «Sans hésiter une seule seconde, sans qu'il ait été nécessaire de délibérer», la commission d'investiture a «accordé [son] soutien plein et entier à Christian Vanneste, a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse du candidat. M. Paillé a expliqué que ce choix était d'abord lié aux «qualités d'homme» de M. Vanneste, «ses
qualités de conviction personnelle, d'énergie, de volonté, de
détermination, de clairvoyance». «La fidélité qu'il a toujours témoigné
à l'égard de son parti et l'amitié que nous avons toujours nourrie nous
ont conduits à regarder ses qualités avec cette objectivité qui fait
que nous savions ne pas nous tromper en le choisissant», a-t-il poursuivi. M. Vanneste «a réussi autour de lui à faire l'union (UMP, CNI, NC), ce qui est déjà en soi le gage d'un succès potentiel».
Dominique Paillé poursuit: «[Il] aura tous les appuis nécessaires dans le combat qui est le sien (...) mais nous fondons sur lui énormément d'espoirs.»
Et surtout celui, grâce à sa victoire, de reconquérir la communauté
urbaine de Lille, dirigée aujourd'hui par Pierre Mauroy (PS), qui ne se
représente pas. «Nous en faisons un combat emblématique, a-t-il souligné, beaucoup repose sur ses épaules.» Puis, se tournant vers lui: «Nous comptons sur toi pour ne pas être déçus le soir des élections.»
Le Parti socialiste a réagi: «cette
décision est indigne d'un parti se disant respectueux des valeurs
républicaines, au moment où le vivre ensemble n'a jamais été aussi
fragile», écrit dans un communiqué Razzye Hammadi, secrétaire national du PS chargé de la Riposte. «Si
le projet de civilisation de Nicolas Sarkozy s'accommode de
l'homophobie et de la haine de l'autre, alors plus que jamais, la
gauche s'y oppose.» Source: Têtu
lundi 10 septembre 2007
Autriche: les gays protestent contre la visite du pape
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mercredi 5 septembre 2007
Deux tiers des lycées ne sont pas équipés de distributeurs de préservatifs
L'association Act Up-Paris dénonce l'absence de distributeurs de
préservatifs dans deux-tiers des lycées, appelant les ministres de
l'Éducation, Xavier Darcos, et de la Santé, Roselyne Bachelot, à agir. «17 ans déjà que l'installation de distributeurs de préservatifs dans les lycées est à l'ordre du jour», rappelle Act Up, le jour de la rentrée scolaire. «Seuls 34% des lycées sont aujourd'hui équipés nous affirme fièrement le ministre de l'Éducation»,
accuse encore l'association. Une circulaire publiée en décembre 2006 au
Bulletin officiel de l'Éducation nationale prévoyait l'installation de
distributeurs de préservatifs (à 20 centimes) dans tous les lycées. Act
Up s'inquiète d'autant plus, que «17
ans, c'est aussi l'âge moyen auquel cette année en France quelque 800
adolescents vont être contaminés par le VIH: les 15-24 ans représentent
12% des découvertes de séropositivité VIH notifiées». L'association «exige
la publication d'un échéancier officiel clair planifiant l'installation
de distributeurs de préservatifs masculins et féminins et de gel
lubrifiant dans tous les lycées, à la fois bien signalés et disposés
dans des lieux respectant l'intimité des lycéens». Enfin, Act Up qualifie d'«inacceptable»
que le ministère de la Santé renvoie la balle à celui de l'Éducation,
qui lui-même la renvoie aux responsables d'établissements, qui la
renvoient aux services décentralisés de santé: «la prévention n'est pas un jeu, la vie des lycéens, elle, est en jeu». Source : Têtu
lundi 26 mars 2007
Présidentielle : François Bayrou refuse de parler avec des malades du sida
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Outing : Paris Match condamné à verser 8.000 euros de dommages-intérêts à Muriel Robin
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dimanche 25 mars 2007
«Paris Match» perd à nouveau un procès contre Muriel Robin
Hachette Filipacchi Associés, éditrice du magazine Paris Match,
a été condamnée par le tribunal de grande instance de Paris à verser
8.000 euros de dommages et intérêts à Muriel Robin pour atteinte à sa
vie privée et à son droit à l'image. Le magazine devra également
publier le jugement dans ses pages intérieures. Cette condamnation va
dans le sens d'une décision du juge des référés dévoilée par Têtu (lire Quotidien du 30 novembre 2006) peu après la parution du numéro 2998 de Paris Match.
Un article intitulé «Muriel Robin. L'année de tous les bonheurs», paru
le 2 novembre 2006, était agrémenté de nombreuses photos de la
comédienne aux bras de sa compagne, et notamment en couverture du
magazine. Même si le couple avait posé pour les photographes lors de
cet événement, le tribunal a considéré que, selon les témoignages
produits par Muriel Robin, elle n'avait pas donné son accord pour une
publication des clichés. «Si la défenderesse ne s'est pas farouchement opposée au projet de Paris Match, confirme le jugement rendu le 12 mars, elle
a cependant exprimé, de façon claire et réitérée auprès du responsable
du journal, qu'elle n'autorisait pas une telle publication.» (Avec AFP) Source : Têtu
mercredi 7 mars 2007
Acte homophobe contre le CGLBT de Rennes, qui fête ses cinq ans
Vive émotion dans la nuit du samedi 3 au dimanche 4 mars dans les
locaux du Centre gay lesbien bi et trans de Rennes, où un marteau
projeté de la rue a brisé la vitrine et terminé sa course dans le fond
du local, sans –heureusement– faire de blessés. L'incident s'est
produit au moment où une dizaine d'adhérents rangeaient le local suite
à la soirée anniversaire des cinq ans du centre. Plus grave, les quatre
auteurs présumés de l'acte ont été aperçus peu de temps après par des
adhérents, poursuivant leur chemin en toute quiétude, sans se
retourner, tout en criant «Sales pédés, z'êtes moins fiers, hein…» et proférant d'autres insultes homophobes. «C'est la troisième fois en deux mois que ce local [mis à disposition par la municipalité] est pris pour cible, précise Cyrille Perchec, son président. Plus inquiétant, il s'agit de la première fois qu'un tel acte est dirigé vers les membres de l'association.» Une plainte a été déposée. Source : Têtu







