lundi 17 novembre 2008
Du rififi en série à «Grey's Anatomy»!
L'éviction de Brooke Smith, alias Docteur Erica Hahn (lire article du 4 novembre),
aurait-elle signé le début du grand n'importe quoi au Grace Hospital de
Seattle? En tout cas, depuis que l'une des protagonistes du seul couple
de lesbiennes du prime time a été virée, Grey's Anatomy est franchement en train de tourner à Santa Barbara. Foire d'empoigne, scénario modifié d'une semaine à l'autre et retour de nos «chers» disparus …
Isaiah
Washington (Preston Burke), par exemple, dont le contrat n'avait pas
été renouvelé en raison de plusieurs injures homophobes à l'égard de
T.R. Knight (George O'Malley). Et bien, il a offert en exclusivité à TV Guide sa solution pour relancer la saga hospitalière après ce départ forcé qu'il juge «dégoûtant». «Faites revenir Burke!»,
a-t-il lancé. Pas sûr que ce soit la panacée pour consoler les
téléspectateurs de la perte de l'un des personnages les plus porteurs
de la saison 5…
Reste que si le diffuseur américain de la
série, ABC, se défend d'avoir éjecté Brooke Smith en raison de
l'orientation sexuelle de son personnage, il ne fait rien pour prouver
le contraire. Si l'on en croit les dernières rumeurs, ce serait
maintenant le personnage de Callie (Sara Ramirez), la petite amie du
docteur Hahn, qui serait menacée de disparition. Du coup, la production
développerait la bisexualité d'un autre personnage, Sadie (interprété
par Melissa George), histoire d'échapper au scandale. Mais déjà
d'autres sources affirment au contraire que les scénaristes auraient
changé leur fusil d'épaule et que Sadie serait totalement «dé-gaysée».
La seule chose qui soit sûre, finalement, c'est qu'ils risquent de nous perdre en route. Si ce n'est pas déjà fait.
Source : Têtu
«Grey's Anatomy»: Dr Hahn virée parce que lesbienne
L'épisode de Grey's Anatomy qui sera diffusé jeudi aux USA sera le dernier dans lequel apparaîtra Brooke Smith, alias Erica Hahn (photo).
La chirurgienne qui a pris la relève de Burke (Isaiah Washington) étant
l'un des personnages qui, de l'avis de tous, a relancé l'intérêt de la
série, son départ précipité suscite des interrogations.
Y compris chez la principale intéressée, qui a laissé entendre que
l'orientation sexuelle de son personnage –qui entretient une relation
avec une autre femme médecin, Callie Torres– pourrait être la raison de
ce limogeage.
«On m'avait dit que les chaînes avaient parfois peur des relations homosexuelles», a déclaré Brooke Smith à Entertainment Weekly, «et moi, j'ai été très naïve. Je me suis dit: on est en 2008…». L'actrice
va même plus loin, estimant que cette décision ne serait pas du fait de
la scénariste Shonda Rhimes, mais celle du diffuseur, ABC: «J'ai pensé que ce n'était pas la décision de Shonda. Mais je n'en suis pas sûre…»
Shonda Rhimes s'est empressée de démentir que ce choix n'était pas lié à l'homosexualité d'Erica. «Brooke Smith n'a évidemment pas été licenciée parce qu'elle incarnait une lesbienne, a dit la scénariste. Nous avons estimé que l'alchimie et la magie entre Hahn et Torres ne pouvaient être maintenues sur le long terme.»
Source : Têtu
Les associations dénoncent l'arrêt en cassation blanchissant Vanneste
De
nombreuses associations de défense des homosexuels se sont indignées de
la décision rendue par la Cour de cassation qui, en blanchissant le
député UMP Christian Vanneste accusé d'injure envers la communauté
homosexuelle (lire article du 12 novembre), «hiérarchise», selon elles, les discriminations.
Ainsi,
pour Act Up-Paris, l'une des trois associations (avec SOS Homophobie et
le Sneg) plaignantes dans l'affaire Vanneste, c'est «une décision indigne, déconnectée des réalités de l'homophobie». «Quatre lignes sur 10 pages pour réécrire la loi du 30 décembre 2004, s'exclame-t-elle. Les
juges se sentiront-ils responsables au prochain suicide d'un gay à qui
on aura dit toute sa vie qu'il était «inférieur»; ou à la prochaine
agression d'une lesbienne que ses bourreaux jugeront «dangereuse»?» Act Up poursuit: «La
décision de la Cour de cassation ne doit pas inquiéter les seuls
défenseurs des droits des LGBT. En mettant en avant, sans plus
d'argument, une liberté d'expression inconditionnelle, elle permet
d'injurier toutes les catégories de la population: la religion juive
est inférieure à la religion catholique, les Noirs sont un danger pour
la survie de l'humanité, les jeunes sont supérieurs aux vieux, les
militantes des droits des femmes sont sectaires, les handicapés sont un
danger pour la société, etc, etc. C'est pourquoi nous appelons aussi
l'ensemble des militants qui luttent contre les discriminations et les
stigmatisations, à condamner publiquement cette décision.»
Le Syndicat national des entreprises gaies (Sneg) se dit «consterné»,
«s'inquiète et s'interroge sur la protection qu'apportera cette
jurisprudence à tous ceux qui s'exprimeront de manière méprisante et
outrageante à l'égard de toute catégorie de personnes quelle que soit
leur race, leur religion, leur handicap, leur orientation sexuelle…»
Pour
les trois associations homos, qui ont porté l'affaire devant le
tribunal correctionnel de Lille (Nord) puis la cour d'appel de Douai,
cet arrêt de la cour de cassation n'est d'ailleurs pas conforme à
l'esprit de la loi du 30 décembre 2004 permettant la poursuite des
injures homophobes, au même titre que les injures racistes ou sexistes.
«Ce dernier texte demeure la
référence incontestable et permettra tôt ou tard aux 3 millions de
français homosexuel/les d'être reconnus pour ce qu'ils doivent être:
des citoyens à part entière», écrivent-elles sous la plume de leur avocate, Caroline Mecary.
«Ainsi donc, analyse pour sa part l'Inter-LGBT,
il apparaît désormais que déclarer l'homosexualité inférieure à
l'hétérosexualité ou, pire encore, qu'elle est une menace pour la
survie de l'humanité relève de la liberté d'expression. Pour la Cour de
cassation, dans un argumentaire étonnant pour une institution de la
République, cela n'aura d'ailleurs eu pour effet que de heurter la
sensibilité de certaines personnes homosexuelles, comme si la majorité
des personnes hétérosexuelles n'avaient pas elles-mêmes été choquées
par de tels propos», déclare encore l'interassociative, qui «regrette
vivement qu'un élu puisse ainsi s'abriter derrière la liberté
d'expression et s'en prévaloir en toute impunité pour dénigrer une
partie de ses concitoyens, mis au ban de la société et désignés comme
indignes de la communauté nationale. Elle le déplore et s'en inquiète.»
Une décision «scandaleuse car elle valide et banalise les propos injurieux et discriminatoires de Christian Vanneste», estime le très actif Collectif contre l'homophobie (CCH), basé à Montpellier. «Un
encouragement à l'injure et à la haine qui peut mettre à mal les
fragiles acquis en faveur du respect des personnes homosexuelles.
Remplaçons les mots hétérosexuels et homosexuels par blancs et noirs,
pouvons-nous imaginer un seul instant, la cour de Cassation rendre la
même décision?», questionne le Centre LGBT (lesbien, gai, bi et trans) LGBT de Paris-Ile-de-France. Les propos du député «conduisent à mesurer la valeur des individus en fonction de leurs sexualités» et «légitiment les coups portés sur les homosexuels»,
estime Homosexualités et socialisme (HES, proche du PS), tandis que le
groupe concurrent, GayLib (UMP), dont Vanneste est aussi la bête noire,
se dit «profondément consterné».
«Cet arrêt de la Cour de cassation va hélas donner à croire aux
homophobes qu'ils peuvent exprimer leur haine en toute impunité, écrit son président Emmanuel Blanc. C'est
précisément ce que la loi de 2004 voulue par le gouvernement de Jean
Pierre Raffarin a voulu combattre. Nous sommes déterminés à ne pas nous
laisser insulter et mépriser par les sectaires, les intégristes de
toute sorte et les nostalgiques d'un ordre moral.»
Enfin, Tjenbé Rèd, association noire et métisse homosexuelle, estime qu'en «établissant
une hiérarchie entre les haines, la Cour de cassation fait plus que
donner un blanc-seing à M. Vanneste et aux homophobes de tout poil».
«Elle démontre que la loi de 2004 est une imposture». Et appelle à un rassemblement silencieux mercredi 19 novembre devant la Cour de cassation «pour rendre hommage aux victimes de l'homophobie».
Source : Têtu
Elton John n'est pas pour le mariage des gays
En
pleine tempête autour de l'interdiction des mariages entre couples
homos en Californie, et alors que des manifestations sont prévues ce
samedi 15 novembre aux USA, Elton vient de faire entendre une voix pour
le moins dissonante! Interrogé en marge d'un gala contre le sida à New
York, il a déclaré ne pas être en faveur du mariage des couples homos.
Lui-même très heureux du contrat d'union civile conclu avec son compagnon David Furnish (lire article du 21 décembre 2005), le chanteur estime qu'il s'agit là de la meilleure forme d'union. «Que ce soit clair: nous ne sommes pas mariés, a-t-il dit. Ce
qui n'allait pas avec la Proposition 8 c'est que ses partisans
prônaient le mariage. Or le mot «mariage» fait fuir beaucoup de gens.
Moi, je ne veux pas me marier, je suis très content avec cette union
civile.» Et de conclure: «On obtient les mêmes droits avec l'union civile. Les hétéros se marient. Nous, nous avons les unions civiles.» Quant à la notion d'égalité, elle ne semble pas être si importante que cela pour Sir Elton…
Source : Têtu
vendredi 16 mai 2008
Interpellations à Paris d'une dizaine de militants LGBT
Une dizaine de militants d'Act Up-Paris et du Comité de la Journée
internationale contre l'homophobie (Idaho) ont été interpellés hier,
jeudi devant l'Elysée et retenus quatre heures au commissariat du 8e
arrondissement de Paris, annonce Louis-George Tin, président du Comité
Idaho et lui-même interpellé. Vêtus de tee-shirts noirs portant les
noms de pays réprimant l'homosexualité, les activistes manifestaient
contre la non-reconnaissance par la France de la Journée internationale
contre l'homophobie du 17 mai (reconnue notamment par le parlement
européen, le Royaume-Uni, la Belgique, Costa-Rica et le Mexique). «Ne pas reconnaître la Journée mondiale de lutte contre l'homophobie, conclut Act Up-Paris sur son site, c'est
nier la réalité des persécutions subies, c'est cautionner les exactions
commises, et leurs nombreuses conséquences, en termes de santé et de
discriminations.»
Plusieurs membres du gouvernement ont
signé l'appel international pour une dépénalisation universelle de
l'homosexualité, comme l'ont fait des personnalités telles que
l'actrice américaine Meryl Streep, le chanteur britannique Elton John
et l'ancien archevêque sud-africain du Cap et prix Nobel de la paix
Desmond Tutu. Cependant, rappelle Act Up-Paris, la France n'accorde pas
les mêmes droits aux LGBT et aux hétérosexuels et refuse l'asile à des
LGBT menacés dans leur pays.
Le Comité Idaho doit rencontrer
aujourd'hui vendredi 16 mai Emmanuelle Mignon, directrice de cabinet du
président Nicolas Sarkozy.
Source : Tetu
vendredi 18 janvier 2008
«Mariage gay»: la cour d'appel confirme des sanctions
La cour d'appel de Tanger s'est prononcée mardi 15 janvier sur
l'affaire de six Marocains accusés d'avoir participé à un prétendu
mariage gay, en novembre dernier, à Ksar el-Kébir. Le jugement a
confirmé la peine de dix mois de prison ferme pour le principal accusé,
inculpé pour «homosexualité» et «commerce illégal d'alcool».
Ses cinq coaccusés voient leur sentence réduite de deux mois. Trois
écopent donc finalement de quatre mois de prison et les deux autres de
deux mois. Amnesty International a demandé la libération immédiate des
condamnés. Source : Têtu.com
dimanche 13 janvier 2008
Un baiser lesbien dans un film crée la polémique
En Egypte, Plusieurs professeurs de l'université islamique Al-Azhar du Caire dénoncent vigoureusement le film Hina May'sara, qu'ils qualifient de «promotion de l'homosexualité et de la débauche». Interrogé par la chaîne de télévision Al-Arabiya, Elwi Amin, professeur de droit islamique, a dénoncé un «complot américano-sioniste» et affirmé qu'«il n'y a pas de lesbianisme en Égypte et [qu']il n'y en aura jamais».
Ces condamnations visent le fait que l'héroïne du long métrage de
Khaled Youssef succombe aux avances d'une autre femme, avec qui elle
échange un baiser. Reste que le public est au rendez-vous pour voir Hina May'sara, comme c'était le cas pour L'Immeuble Yacoubian
de Marwan Hamed, qui présentait également des scènes faisant référence
à l'homosexualité. On se souvient d'ailleurs que 112 parlementaires
avaient appelé en juillet 2006 à la censure de passages de ce film,
jugés obscènes. Source : Têtu
Tourcoing: l'UMP apporte son «soutien plein et entier» à Christian Vanneste
| France (Politique) |
Le secrétaire général adjoint de l'UMP Dominique Paillé (photo) a affirmé jeudi que son parti apportait «son soutien plein et entier à Christian Vanneste», candidat aux prochaines élections municipales à Tourcoing (Nord), condamné pour des propos homophobes (lire Quotidien du 25 janvier 2007). «Sans hésiter une seule seconde, sans qu'il ait été nécessaire de délibérer», la commission d'investiture a «accordé [son] soutien plein et entier à Christian Vanneste, a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse du candidat. M. Paillé a expliqué que ce choix était d'abord lié aux «qualités d'homme» de M. Vanneste, «ses
qualités de conviction personnelle, d'énergie, de volonté, de
détermination, de clairvoyance». «La fidélité qu'il a toujours témoigné
à l'égard de son parti et l'amitié que nous avons toujours nourrie nous
ont conduits à regarder ses qualités avec cette objectivité qui fait
que nous savions ne pas nous tromper en le choisissant», a-t-il poursuivi. M. Vanneste «a réussi autour de lui à faire l'union (UMP, CNI, NC), ce qui est déjà en soi le gage d'un succès potentiel».
Dominique Paillé poursuit: «[Il] aura tous les appuis nécessaires dans le combat qui est le sien (...) mais nous fondons sur lui énormément d'espoirs.»
Et surtout celui, grâce à sa victoire, de reconquérir la communauté
urbaine de Lille, dirigée aujourd'hui par Pierre Mauroy (PS), qui ne se
représente pas. «Nous en faisons un combat emblématique, a-t-il souligné, beaucoup repose sur ses épaules.» Puis, se tournant vers lui: «Nous comptons sur toi pour ne pas être déçus le soir des élections.»
Le Parti socialiste a réagi: «cette
décision est indigne d'un parti se disant respectueux des valeurs
républicaines, au moment où le vivre ensemble n'a jamais été aussi
fragile», écrit dans un communiqué Razzye Hammadi, secrétaire national du PS chargé de la Riposte. «Si
le projet de civilisation de Nicolas Sarkozy s'accommode de
l'homophobie et de la haine de l'autre, alors plus que jamais, la
gauche s'y oppose.» Source: Têtu
lundi 10 septembre 2007
Autriche: les gays protestent contre la visite du pape
|
|
|
| ||
mercredi 5 septembre 2007
Deux tiers des lycées ne sont pas équipés de distributeurs de préservatifs
L'association Act Up-Paris dénonce l'absence de distributeurs de
préservatifs dans deux-tiers des lycées, appelant les ministres de
l'Éducation, Xavier Darcos, et de la Santé, Roselyne Bachelot, à agir. «17 ans déjà que l'installation de distributeurs de préservatifs dans les lycées est à l'ordre du jour», rappelle Act Up, le jour de la rentrée scolaire. «Seuls 34% des lycées sont aujourd'hui équipés nous affirme fièrement le ministre de l'Éducation»,
accuse encore l'association. Une circulaire publiée en décembre 2006 au
Bulletin officiel de l'Éducation nationale prévoyait l'installation de
distributeurs de préservatifs (à 20 centimes) dans tous les lycées. Act
Up s'inquiète d'autant plus, que «17
ans, c'est aussi l'âge moyen auquel cette année en France quelque 800
adolescents vont être contaminés par le VIH: les 15-24 ans représentent
12% des découvertes de séropositivité VIH notifiées». L'association «exige
la publication d'un échéancier officiel clair planifiant l'installation
de distributeurs de préservatifs masculins et féminins et de gel
lubrifiant dans tous les lycées, à la fois bien signalés et disposés
dans des lieux respectant l'intimité des lycéens». Enfin, Act Up qualifie d'«inacceptable»
que le ministère de la Santé renvoie la balle à celui de l'Éducation,
qui lui-même la renvoie aux responsables d'établissements, qui la
renvoient aux services décentralisés de santé: «la prévention n'est pas un jeu, la vie des lycéens, elle, est en jeu». Source : Têtu





