mardi 4 avril 2006
Rencontre avec Mathilde Formery de l'association LesBienNées
En quelle année votre association a-t-elle été créée? Pourquoi l'avoir baptisée « LesBienNées » ? Quel est le but de votre association et quelles sont vos actions? À ce jour, combien avez-vous d'adhérentes? À votre avis, lesbianisme et féminisme vont-ils Nancy est-elle une ville gay-friendly? Y avez-vous déjà souffert d'attaques homophobes? Participerez-vous à la Marche des Fiertés LGBT de Lorraine
qui aura lieu à Metz en juin? Est-ce pour vous un grand moment de
visibilité? Quels sont vos projets pour les mois à venir? Que diriez-vous à toutes les lesbiennes de Lorraine pour leur donner l'envie de vous rejoindre? Photo Stef Minella Le site des LesBienNées : http://www.association-lesbiennees.org
L'association
LesBienNées fait bouger la ville de Nancy depuis bientôt dix ans.
Quelles sont ses actions sur le terrain? La Lorraine est-elle une
région gay-friendly? Pourquoi une association non mixte ? C'est ce que
nous avons demandé à Mathilde, présidente de l'association.
En 1996. Elle fête donc ses 10 ans cette année!
C'est
un nom qui, à lui tout seul, dit pas mal de choses sur les stéréotypes
du genre «lesbiennes = mal baisées». Il s'en dégage une certaine
fierté. C'est en outre un jeu de mot bien trouvé, et je tire mon
chapeau à celles qui en sont les mères!
Les
statuts originels de l'association sont clairs à ce sujet. Le premier
article va de soi: «aider les femmes à affirmer leur identité
homosexuelle ou bisexuelle». Les suivants sont peut-être un peu plus
inattendus: «encourager une plus grande participation des homosexuelles
à la vie sociale», «travailler avec toute association luttant contre
les discriminations quelles qu'elle soient», «promouvoir la culture et
la création lesbiennes» et bien sûr «travailler avec les associations
de lutte contre le sida».
Nos actions sont multiples, et nous
essayons de conjuguer au mieux militantisme et convivialité. Chaque
jeudi, nous nous réunissons pour échanger sur les sujets qui nous
préoccupent (féminisme, lesbophobie, prévention, homoparentalité…) et
faire avancer nos projets.
Par ailleurs, nous sommes des adeptes
de la troisième mi-temps après les réunions plus ou moins formelles!
Tous les mois, nous proposons un calendrier d'activités sportives,
ludiques ou culturelles. On fait par exemple des tournois (pétanque,
billards, jeux de société, tir laser en labyrinthe, ultimate freesby,
etc.). On propose des soirées cinéma, théâtre, concert, match d'impro,
etc. On organise des week-end détente dans les Vosges et bien sûr on
s'invite chez l'une ou l'autre, pour mutualiser les spécialités
culinaires ou tout simplement pour visionner des épisodes de la série
The L Word.
Pourquoi
votre association est-elle réservée aux femmes uniquement alors que
vous dites lutter contre les discriminations envers les gays?
Nous
pensons que l'homophobie prend ses racines dans la construction et la
hiérarchisation des genres masculin et féminin et se traduit par un
dénigrement des qualités dites féminines chez les hommes et, dans une
certaine mesure, des qualités dites masculines chez les femmes.
L'association non mixte n'est pas un ghetto dans le ghetto, c'est un
lieu de libre parole où l'on réfléchit aux mécanismes communs ou
particuliers à toutes les discriminations pour mieux les comprendre et
les combattre. Ce qui, bien sûr, profite à l'ensemble de la communauté
LGBT et explique notre implication fréquente aux côtés de nombreuses
associations de lutte contre toutes sortes de discriminations. Si la
non-mixité provoque de prime abord des questions chez certaines femmes,
toutes sont convaincues après l'avoir expérimenté.
Une
trentaine. Ce n'est pas énorme, quand on sait qu'il y a quelques
années, LesBienNées en comptaient plus de soixante. Mais le noyau dur
des femmes qui s'investissent est important. Il y a également un
certain nombre de femmes, de tout horizon et de tout âge, qui
gravitent autour de nous, qui participent à certaines de nos activités
et prennent le temps de découvrir l'univers associatif avant de
s'engager (ou non) davantage.
toujours de paire?
Les
lesbiennes qui affirment leur existence et revendiquent leur sexualité
en dehors de l'influence masculine sont par essence et définition
féministes. Cependant il peut être bon de rappeler certaines évidences,
et avoir aujourd'hui l'impression de dire un gros mot quand on parle de
féminisme a sans doute influencé notre choix. Se dire lesbienne ET
féministe, c'est pousser le quidam à crier au sexisme, à l'extrémisme,
à l'anachronisme, voire au communautarisme hyper exacerbé. Bref, c'est
susciter le débat et les questions. C'est aussi pouvoir dire et redire
que continuer à agir pour le droit de toutes les femmes est toujours
une nécessité.
Je ne
sais pas si Nancy est réellement une ville plus accueillante qu'une
autre pour les femmes homosexuelles mais il est vrai qu'il y fait assez
bon vivre, même si c'est relativement récent (2001-2002). Je pense
cependant que ce qui se passe à Nancy est l'expression d'une tendance
plus générale. Nous le devons beaucoup au débat sur le Pacs qui a d'une
certaine façon obligé les médias à parler de l'homosexualité et les
politiques à réfléchir sur le quotidien des citoyens homosexuels.
L'opinion publique s'est montrée dans l'ensemble favorable aux avancées
proposées, devançant en cela les politiques et les médias. Beaucoup
d'élus en ont tiré de façon très pragmatique, les conclusions qui
s'imposent. La vie des associations et des administrés en est forcément
améliorée. À Nancy tout au moins car il ne semble pas effectivement que
les équipes municipales d'autres villes proches de l'Est se soient
renouvelées aussi heureusement qu'ici. Nous exprimons à ce propos notre
sympathie aux habitant(e)s homosexuel(le)s de la ville de Metz, mais
également de Vittel et de Sarreguemines, où les maires sont signataires
de la fameuse pétition des «maires pour l'enfance» contre le mariage et
l'homoparentalité.
La vie gay et lesbienne y est-elle riche?
Nancy
compte quatre associations: LesBienNées, bien sûr, mais également
Homonyme (association mixte), Trans'Aide (association trans) et Rando's
Lorraine. Nous avons également nombre de bars, où chacun(e) peut
trouver l'ambiance qu'il ou elle recherche. Nous sommes par contre un
peu en manque de boite. C'est ce qui explique sans doute le grand
succès des soirées organisées par les associations.
Nancy a connu un meurtre homophobe il a y de cela quelques années (lire Têtu n°88 et Quotidien du 5 août 2003).
Par ailleurs, trop régulièrement, des hommes sont agressés.
Personnellement, et au sein de l'association, nous n'avons pas subi
d'attaques physiques. Mais les agressions verbales, ou la simple
négation de notre existence peuvent être tout aussi violentes… et je
peux vous assurer que ces agressions sont fréquentes!
Depuis l'année dernière, nous sommes membres
du collectif d'organisation de cette marche lorraine: nous serons donc
présentes le 3 juin à Metz! En 2005, la marche en elle-même a été vécue
par les femmes de l'association comme un grand moment de «militantisme
festif». Même celles qui étaient - grâce au travail de désinformation
de la plupart des médias audiovisuels - réticentes a priori ont été
heureuses de participer à cette journée. D'ailleurs, beaucoup d'entre
nous ont décidé de prolonger ce moment en se rendant à la marche de
Paris, avec la Coordination Lesbienne en France (CLF). Par ailleurs,
cela permet de tisser des liens avec les autres associations lorraines,
et de mettre en commun nos idées, nos connaissances et de mettre en
œuvre des actions communes.
Comment votre participation a-t-elle été accueillie les années précédentes?
Si
la question concerne les gens qui nous regardaient défiler, je ne me
souviens personnellement que de sourires sympas… Je pense d'ailleurs
que dans toute ma vie entière, je n'en avais jamais vu autant sur des
visages de passants… D'autant plus qu'on leur bloquait le passage
pendant un moment! L'expérience a été moins agréable à Paris où
l'agressivité était plus présente. Si la question concerne le collectif
des associations parties prenantes, nous avons été très bien
accueillies dans le collectif. Ce sont des moments comme ça qui nous
permettent de nous rencontrer et de générer des projets communs en
dehors de la marche.
Pour
2006, nous avons organisé récemment un débat animé par une avocate sur
l'homoparentalité dans son aspect juridique, en collaboration avec
l'APGL. Nous sommes actuellement en train de finaliser une campagne de
communication sur le «sexisme ordinaire» à l'occasion de la Journée
internationale du droit des femmes du 8 mars. Nous allons également
poursuivre le travail de sensibilisation des élu(e)s mis en place pour
le 17 mai dernier (Journée Internationale contre l'Homolesbophobie), et
peut-être l'élargir aux professionnel(le)s de la santé.
Pour la
partie plus festive et culturelle, nous avons organisé une exposition
au Coct'au Bar, où des adhérentes ont pu présenter leurs créations.
Cela a été l'occasion d'organiser un jeu, du doux nom de Tombe'Olga:
les prix étaient, entre autres, des sextoys. Cela nous a permis
d'allier ludique et militantisme, en délivrant des messages de
prévention et en essayant d'oeuvrer pour la poursuite de la libération
sexuelle !
Que
nous sommes des filles sympas! Que les militantes sont terriblement
sexy … Que malgré les avancées, il nous reste encore beaucoup à faire
pour atteindre l'égalité, et que ce travail doit se faire avec toutes.
Que l'engagement est une perpétuelle source d'enrichissement, de
rencontres, de partage. Que l'association est un lieu où l'on tente au
maximum de faire en sorte que chacune s'y sente bien, puisse
s'exprimer, proposer, s'épanouir.
par Tatiana Potard pour Têtu magazine
samedi 4 mars 2006
LesBienNées
| Rencontre avec Mathilde Formery de l'association LesBienNées |
L'association LesBienNées fait bouger la ville de Nancy depuis bientôt dix ans. Quelles sont ses actions sur le terrain? La Lorraine est-elle une région gay-friendly? Pourquoi une association non mixte ? C'est ce que nous avons demandé à Mathilde, présidente de l'association.
En quelle année votre association a-t-elle été créée?
En 1996. Elle fête donc ses 10 ans cette année!
Pourquoi l'avoir baptisée « LesBienNées » ?
C'est un nom qui, à lui tout seul, dit pas mal de choses sur les stéréotypes du genre «lesbiennes = mal baisées». Il s'en dégage une certaine fierté. C'est en outre un jeu de mot bien trouvé, et je tire mon chapeau à celles qui en sont les mères!
Quel est le but de votre association et quelles sont vos actions?
Les statuts originels de l'association sont clairs à ce sujet. Le premier article va de soi: «aider les femmes à affirmer leur identité homosexuelle ou bisexuelle». Les suivants sont peut-être un peu plus inattendus: «encourager une plus grande participation des homosexuelles à la vie sociale», «travailler avec toute association luttant contre les discriminations quelles qu'elle soient», «promouvoir la culture et la création lesbiennes» et bien sûr «travailler avec les associations de lutte contre le sida».
Nos actions sont multiples, et nous essayons de conjuguer au mieux militantisme et convivialité. Chaque jeudi, nous nous réunissons pour échanger sur les sujets qui nous préoccupent (féminisme, lesbophobie, prévention, homoparentalité…) et faire avancer nos projets.
Par ailleurs, nous sommes des adeptes de la troisième mi-temps après les réunions plus ou moins formelles! Tous les mois, nous proposons un calendrier d'activités sportives, ludiques ou culturelles. On fait par exemple des tournois (pétanque, billards, jeux de société, tir laser en labyrinthe, ultimate freesby, etc.). On propose des soirées cinéma, théâtre, concert, match d'impro, etc. On organise des week-end détente dans les Vosges et bien sûr on s'invite chez l'une ou l'autre, pour mutualiser les spécialités culinaires ou tout simplement pour visionner des épisodes de la série The L Word.
Pourquoi votre association est-elle réservée aux femmes uniquement alors que vous dites lutter contre les discriminations envers les gays?
Nous pensons que l'homophobie prend ses racines dans la construction et la hiérarchisation des genres masculin et féminin et se traduit par un dénigrement des qualités dites féminines chez les hommes et, dans une certaine mesure, des qualités dites masculines chez les femmes. L'association non mixte n'est pas un ghetto dans le ghetto, c'est un lieu de libre parole où l'on réfléchit aux mécanismes communs ou particuliers à toutes les discriminations pour mieux les comprendre et les combattre. Ce qui, bien sûr, profite à l'ensemble de la communauté LGBT et explique notre implication fréquente aux côtés de nombreuses associations de lutte contre toutes sortes de discriminations. Si la non-mixité provoque de prime abord des questions chez certaines femmes, toutes sont convaincues après l'avoir expérimenté.
À ce jour, combien avez-vous d'adhérentes?
Une trentaine. Ce n'est pas énorme, quand on sait qu'il y a quelques années, LesBienNées en comptaient plus de soixante. Mais le noyau dur des femmes qui s'investissent est important. Il y a également un certain nombre de femmes, de tout horizon et de tout âge, qui gravitent autour de nous, qui participent à certaines de nos activités et prennent le temps de découvrir l'univers associatif avant de s'engager (ou non) davantage.
À votre avis, lesbianisme et féminisme vont-ils
toujours de paire?
Les lesbiennes qui affirment leur existence et revendiquent leur sexualité en dehors de l'influence masculine sont par essence et définition féministes. Cependant il peut être bon de rappeler certaines évidences, et avoir aujourd'hui l'impression de dire un gros mot quand on parle de féminisme a sans doute influencé notre choix. Se dire lesbienne ET féministe, c'est pousser le quidam à crier au sexisme, à l'extrémisme, à l'anachronisme, voire au communautarisme hyper exacerbé. Bref, c'est susciter le débat et les questions. C'est aussi pouvoir dire et redire que continuer à agir pour le droit de toutes les femmes est toujours une nécessité.
Nancy est-elle une ville gay-friendly?
Je ne sais pas si Nancy est réellement une ville plus accueillante qu'une autre pour les femmes homosexuelles mais il est vrai qu'il y fait assez bon vivre, même si c'est relativement récent (2001-2002). Je pense cependant que ce qui se passe à Nancy est l'expression d'une tendance plus générale. Nous le devons beaucoup au débat sur le Pacs qui a d'une certaine façon obligé les médias à parler de l'homosexualité et les politiques à réfléchir sur le quotidien des citoyens homosexuels. L'opinion publique s'est montrée dans l'ensemble favorable aux avancées proposées, devançant en cela les politiques et les médias. Beaucoup d'élus en ont tiré de façon très pragmatique, les conclusions qui s'imposent. La vie des associations et des administrés en est forcément améliorée. À Nancy tout au moins car il ne semble pas effectivement que les équipes municipales d'autres villes proches de l'Est se soient renouvelées aussi heureusement qu'ici. Nous exprimons à ce propos notre sympathie aux habitant(e)s homosexuel(le)s de la ville de Metz, mais également de Vittel et de Sarreguemines, où les maires sont signataires de la fameuse pétition des «maires pour l'enfance» contre le mariage et l'homoparentalité.
La vie gay et lesbienne y est-elle riche?
Nancy compte quatre associations: LesBienNées, bien sûr, mais également Homonyme (association mixte), Trans'Aide (association trans) et Rando's Lorraine. Nous avons également nombre de bars, où chacun(e) peut trouver l'ambiance qu'il ou elle recherche. Nous sommes par contre un peu en manque de boite. C'est ce qui explique sans doute le grand succès des soirées organisées par les associations.
Y avez-vous déjà souffert d'attaques homophobes?
Nancy a connu un meurtre homophobe il a y de cela quelques années (lire Têtu n°88 et Quotidien du 5 août 2003). Par ailleurs, trop régulièrement, des hommes sont agressés. Personnellement, et au sein de l'association, nous n'avons pas subi d'attaques physiques. Mais les agressions verbales, ou la simple négation de notre existence peuvent être tout aussi violentes… et je peux vous assurer que ces agressions sont fréquentes!
Participerez-vous à la Marche des Fiertés LGBT de Lorraine qui aura lieu à Metz en juin? Est-ce pour vous un grand moment de visibilité?
Depuis l'année dernière, nous sommes membres du collectif d'organisation de cette marche lorraine: nous serons donc présentes le 3 juin à Metz! En 2005, la marche en elle-même a été vécue par les femmes de l'association comme un grand moment de «militantisme festif». Même celles qui étaient - grâce au travail de désinformation de la plupart des médias audiovisuels - réticentes a priori ont été heureuses de participer à cette journée. D'ailleurs, beaucoup d'entre nous ont décidé de prolonger ce moment en se rendant à la marche de Paris, avec la Coordination Lesbienne en France (CLF). Par ailleurs, cela permet de tisser des liens avec les autres associations lorraines, et de mettre en commun nos idées, nos connaissances et de mettre en œuvre des actions communes.
Comment votre participation a-t-elle été accueillie les années précédentes?
Si la question concerne les gens qui nous regardaient défiler, je ne me souviens personnellement que de sourires sympas… Je pense d'ailleurs que dans toute ma vie entière, je n'en avais jamais vu autant sur des visages de passants… D'autant plus qu'on leur bloquait le passage pendant un moment! L'expérience a été moins agréable à Paris où l'agressivité était plus présente. Si la question concerne le collectif des associations parties prenantes, nous avons été très bien accueillies dans le collectif. Ce sont des moments comme ça qui nous permettent de nous rencontrer et de générer des projets communs en dehors de la marche.
Quels sont vos projets pour les mois à venir?
Pour 2006, nous avons organisé récemment un débat animé par une avocate sur l'homoparentalité dans son aspect juridique, en collaboration avec l'APGL. Nous sommes actuellement en train de finaliser une campagne de communication sur le «sexisme ordinaire» à l'occasion de la Journée internationale du droit des femmes du 8 mars. Nous allons également poursuivre le travail de sensibilisation des élu(e)s mis en place pour le 17 mai dernier (Journée Internationale contre l'Homolesbophobie), et peut-être l'élargir aux professionnel(le)s de la santé.
Pour la partie plus festive et culturelle, nous avons organisé une exposition au Coct'au Bar, où des adhérentes ont pu présenter leurs créations. Cela a été l'occasion d'organiser un jeu, du doux nom de Tombe'Olga: les prix étaient, entre autres, des sextoys. Cela nous a permis d'allier ludique et militantisme, en délivrant des messages de prévention et en essayant d'oeuvrer pour la poursuite de la libération sexuelle !
Que diriez-vous à toutes les lesbiennes de Lorraine pour leur donner l'envie de vous rejoindre?
Que nous sommes des filles sympas! Que les militantes sont terriblement sexy … Que malgré les avancées, il nous reste encore beaucoup à faire pour atteindre l'égalité, et que ce travail doit se faire avec toutes. Que l'engagement est une perpétuelle source d'enrichissement, de rencontres, de partage. Que l'association est un lieu où l'on tente au maximum de faire en sorte que chacune s'y sente bien, puisse s'exprimer, proposer, s'épanouir.
Photo Stef Minella
Le site des LesBienNées : http://www.association-lesbiennees.org
par Tatiana Potard
source : Tetu
jeudi 19 janvier 2006
Sidaction 2006 : Les 31 mars, 1er et 2 avril prochains
9 chaînes de télévisions et 3 groupes de radios
engagés aux côtés de l'association Sidaction. Plus de 100 villes partenaires de
l'opération.
Les 31 mars, 1er et 2 avril 2006, TF1,
France 2
,
France 3, France 4, France 5, RFO,
Canal +, M6, Europe 1, France Info, France Inter, France Bleu et le groupe RTL réaffirmeront leur fidélité à la
lutte contre le sida et à l'association Sidaction. Ensemble durant tout le
week-end, ces télévisions et radios formeront une grande chaîne des chaînes pour
soutenir la recherche, la prévention et l'aide aux malades du
sida.
Le Sidaction 2006 intervient dans
une période où l'épidémie est en forte augmentation en France et dans le monde[1] :
40,3 millions de séropositifs (dont
17,5 millions de femmes et 2,3 millions d'enfants)
4,9 millions de nouvelles
contaminations et 3,1 millions de décès liés au sida l'an
dernier
25 millions de personnes sont
décédées suite au sida dans le monde depuis le début de l'épidémie en
1981.
La France
compte plus de 150 000 séropositifs[2].
Les dernières données épidémiologiques délivrées par l'Institut national de
Veille Sanitaire (invs) font apparaître au moins 7 000
nouveaux diagnostics vih en 2004,
(contre 6 000 annoncés en 2003).
A l'antenne, le Sidaction 2006 sera
organisé selon cinq principes directeurs :
- Les chaînes et les radios dédieront
tout ou partie de leurs programmes à la lutte contre le sida (témoignages,
reportages, appels à dons, émissions spéciales.)
- Leurs rédactions intégreront des
reportages consacrés à la lutte contre le sida dans l'ensemble des journaux du
week-end
- Dès le 23 mars, un spot d'appel à la
générosité du public sera diffusé sur toutes les
antennes
- Le 110, numéro destiné à faire des
promesses de dons sera affiché de façon quasi permanente à l'antenne ; Ce numéro
sera ouvert du 20 mars au 15 avril.
Sur le terrain, des animations
destinées à informer le public sur les risques du sida et à collecter des fonds
seront organisées dans plus de 100 villes.
L'ensemble des fonds collectés
permettra à l'association Sidaction de développer les programmes de lutte contre
le sida, 50% des fonds étant consacrés à la recherche et 50% à la prévention et
l'aide aux malades.
Une conférence de presse aura lieu
jeudi 2 mars 2006 pour présenter en détail le
dispositif du Sidaction 2006.
Contact presse Sidaction
1] Estimations au 31 décembre 2004
(source rapport onusida décembre
2005).
[2] Estimations Sidaction.
Source : Cité Gay

vendredi 13 janvier 2006
Salon de l'Homosocialité à Marseille
Bonjour,
L'Université d'Eté Euromédierranéenne des Homosexualités invite les associations marseillaises à une rencontre dans le cadre du Salon de l'Homosocialité, samedi 28 janvier 2006 à 14h30 au Centre Social Julien, 33 Cours Julien (13006 Marseille).
Plusieurs représentantEs du CA seront présentEs à cette rencontre entre les UEEH et les actricEs associativEs de la région. L’objectif sera de vous informer de l'état d'avancement de la prochaine édition des UEEH (les dates, thèmes et contenus...) et d'associer le plus possible les marseillaisEs à sa préparation.
L'une des ambitions de cette rencontre est de constituer un pôle marseillais actif et participatif, qui permette de mieux ancrer l'UEEH dans sa ville d'accueil.
Nous vous attendons nombreusEs !
Avec tous nos vœux pour cette nouvelle année, l’équipe des UEEH 2006
Contacts : Marie-Paule : mlolo@free.fr ; Karine : karine.espineira@sans-contrefacon.com ; Christian D. : Chdeleusse@aol.com ; Donald : donalds@free.fr ; Christian C. : cripol83@hotmail.com
le site officiel
www.ueeh.org
mardi 27 décembre 2005
ados Gays marseille
une simple association pour ne plus se sentir seul une petite explication de notre but:
aider les jeunes a s'integrer dans la société et faire savoir
a qui de droit que l'homosexualité n'est pas une maladie
Ados gays Marseille
souffle sa première bougie
Un an déjà et cette année plus de moyens mis à votre disposition
Intervenants débats forums rencontres et surtout future émission
de radio en direct.
Merci à tous ceux et celles qui ont cru en nous pour cette année
et qui continu de soutenir ce projet marseillais .
Agm Marseille :
Le site officiel de Ados Gays Marseille : http://www.agm-marseille.org/
dimanche 11 décembre 2005
Une nouvelle association LGBT à Avignon
communiqué La Différence en Question - 30/11/2005
Une nouvelle association LGBT se crée à Avignon !
La Différence en Question
L’année 2005 a été marquée par des évènements particulièrement inquiétants pour la population LGBT. Le Vaucluse n’ayant pas été épargné par cette vague de violence, un groupe de personnes s’est rassemblé afin de réfléchir à notre participation dans la vie citoyenne de notre communauté et aux interrelations possibles avec les autres membres de la cité.
C’est ainsi qu’est apparue la nécessité de créer une association qui se donne pour objectif d’établir des ponts et une autre culture qui lutterait contre le sexisme et l’homo-lesbo-trans-phobie par le biais d’activités culturelles, sportives, militantes et festives.
L’avancée des droits et la reconnaissance de nos couples et de nos familles s’inscrivent dans le droit à la différence. L’association a pour objectif de valoriser et de favoriser l’expression de ces différences. Nous travaillons à l’intégration de nos pluri identités qui ne soit pas une démarche de dissolution. S’intégrer c’est faire ensemble avec et pour nos différences.
Le racisme, le sexisme, l’homo-lesbo-trans-phobie, la sélection sociale sont des notions contre lesquelles nous nous rassemblons pour que le paysage L.G.B.T. de notre association soit l’expression de notre société, de ce que nous sommes. C’est ensemble que nous pourrons le faire en questionnant nos différences.
Le lancement officiel se déroulera sous forme d’un apéritif-concert avec le duo « Contrechants Poétiques » le DIMANCHE 11 DECEMBRE à 17 h 30 au DELIRIUM, 23 rue de la république 84000 Avignon
Le lancement de l’association vous permettra de rencontrer l’équipe fondatrice et nous pourrons dialoguer autour des objectifs et des activités de l’association.
plus d'information >
Pour les contacter :
adresse postale : 15 rue d’Amphoux 84000 AVIGNON
adresse e.mail : ladifferenceenquestion@wanadoo.fr
site : http://differenceenquestion.monsite...
mardi 29 novembre 2005
"Lutte contre l'homophobie et solidarité internationale", une conférence avec la Lesbian and gay pride de Lyon
Dans le cadre "d'Ensemble contre la peine de Mort", la Lesbian and gay pride de Lyon organise, mercredi 30 novembre à 20 heures, une conférence autour du thème "Lutte contre l'homophobie et solidarité internationale".
Privation du droit au mariage en France, manifestations interdites en Pologne et en Russie, prison à vie en Ouganda, pendaisons en Iran, etc., le sort des personnes Lesbiennes, Gays, Bi et Trans (LGBT) diffère considérablement d'un pays à l'autre. Si quelques pays (en Amérique du nord et en Europe) reconnaissent, avec quelques nuances, des droits égaux aux personnes homosexuelles, ils sont loin d’être la règle, mais plutôt une véritable exception.
Cette conférence sera l'occasion de faire le point sur l'homophobie dans le monde et, pour les initiateurs "d'apporter notre soutien et notre solidarité aux personnes LGBT persécutés par leurs propres gouvernements".
Car, dans plus de 80 états les actes homosexuels sont condamnés par la loi (Algérie, Cameroun, Liban, Jordanie, Koweït, Nicaragua, Bosnie-Herzégovine…), cette condamnation pouvant aller au-delà de 10 ans de prison dans bon nombre de pays (Nigeria, Libye, Inde, Malaisie, Cuba, Jamaïque, …), la loi prévoyant même la perpétuité (Guyana, Ouganda), ou la peine de mort (Afghanistan, Iran, Arabie Saoudite…). Même dans les pays où l'homosexualité ne relève pas du code pénal les persécutions se multiplient, comme au Brésil ou les escadrons de la mort sont responsables de plus de 1900 meurtres homophobes en 20 ans.
Parmi les intervenants au débat :
Nicolas Alexeyev, organisateur de la 1er Gay Pride de Russie à Moscou
Louis-Georges Tin, fondateur de la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie et directeur du Dictionnaire de l’Homophobie
Marie-Paul Lolo,porte-Parole du Collectif de soutien aux demandeurs d’asile LGBT
Rendez-vous mercredi 30 novembre 2005 à 20 heures, annexe de la Mairie du 5e, 5 place du Petit Collège 69005 Lyon.
Sida Info service
http://www.sida-info-service.org/index.php4
jeudi 27 octobre 2005
Etudiants mobilisés contre l'homophobie
http://labaraquerose.free.fr/index.htm
mardi 6 septembre 2005
Santé des femmes lesbiennes et bisexuelles
ILGA recherche des informations sur la santé des femmes lesbiennes et bisexuelles
L’ILGA International Lesbian and Gay Association
a l’intention de produire un rapport ayant pour thème : LA SANTÉ DES
FEMMES LESBIENNES ET BISEXUELLES Questions communes et problématiques
locales
Nous voudrions mettre en évidence des initiatives positives prises dans ces régions.
Aussi, nous recherchons des informations sur les campagnes de
prévention, les conférences, les études, les publications, les
articles, les prospectus, les vidéos… ou tout autre matériel produit
par votre organisation ou par une organisation que vous connaissez.
Le matériel sélectionné sera signalé dans le rapport avec le nom de l’organisation qui l’a créé.
Des photos ou des illustrations représentant le matériel sont les bienvenues.
Ce rapport sera envoyé aux organisations lesbiennes et bisexuelles. Il
sera aussi à la disposition des organisations LGBT et des organisations
s’intéressant aux questions relatives à la santé des femmes lesbiennes
et bisexuelles.
Merci d’envoyer le matériel, si possible par messagerie électronique, à l’adresse suivante :
Patricia Curzi
Women's Project Officer
ILGA asbl
International Lesbian and Gay Association
Avenue des Villas 34
1060 Bruxelles
Belgique
Tél./fax : +32 (0)2 502 24 71
patriciacurzi@ilga.org
www.ilga.org








