1996-2005 : les pratiques à risques, «tendance lourde» chez les gays
A
l'heure du Sidaction 2007, l’Institut National de Veille Sanitaire rend
public un rapport sur dix ans de surveillance (1996-2005) du VIH/sida
et des IST (Infections Sexuellement Transmissibles). Un des "grandes
tendances" de cette période est "l’augmentation des pratiques sexuelles
à risque chez les homosexuels."
"Sujet majeur de santé publique" comme le dit Gilles Brücker, directeur
de l’Institut National de Veille Sanitaire (InVS), le VIH est, à
l’évidence, toujours un sujet majeur de la santé des gays. C’est ce
qu’il faut retenir du rapport publié le 22 mars sur dix ans de
surveillance du VIH/sida et des infections sexuellement transmissibles
(IST).
Celui-ci réaffirme, en effet, qu’un des faits majeurs de la période
1996-2005 est "l’augmentation des pratiques sexuelles à risque chez les
homosexuels se traduisant par un nombre accru d’infections à VIH et par
la progression des infections sexuellement transmissibles." Comme le
constate les auteurs du rapport : "les homosexuels sont le seul groupe
pour lequel on observe une augmentation du nombre de cas sur les années
2003, 2004 et 2005." Aujourd’hui, plus d’un homosexuel sur dix se
"déclare" séropositif dans les enquêtes de comportements.
"En 1996, note le rapport, les personnes contaminées par rapports
homosexuels représentaient plus d’un tiers (37 %) des personnes chez
lesquelles une pathologie de sida était diagnostiquée, alors que les
homosexuels "actifs" ne représentent que 1,5 % de la population
masculine [selon les enquêtes officielles]." Certes, selon les chiffres
le nombre de cas de sida a été divisé par trois entre 1996 et 200 chez
les gays. Cependant l’année 2000 a constitué un tournant. "Alors que la
population homosexuelle avait largement adopté des comportements
sexuels à moindre risque dans les années 90, l’émergence des IST avec
la syphilis, suivie de la LGGV rectale en 2003, signe un retour des
pratiques à risque".
Les enquêtes montrent, dès 2000, une augmentation des pratiques
sexuelles à risque. Ainsi la proportion de gays déclarant au moins une
pénétration anale non protégée au cours des douze derniers mois est
passé de 19 % (en 1997) à 33 % (en 2000). L’InVS indique que c’est chez
les gays séropositifs que la plus forte augmentation des pratiques à
risque est observée. "Ces prises de risque se traduisent par des
nouveaux diagnostics d’infection à VIH, note l’InVS. Ainsi, près de 1
500 homosexuels découvrent leur séropositivité chaque année et ils
représentent 23 % de l’ensemble des découvertes de séropositivité sur
la période 2003-2005.
"Autre élément préoccupant : près de la moitié des gays (45 %)
concernés ont été infectés dans les six mois qui ont précédé la
découverte de la séropositivité. "Cette proportion très élevée est le
reflet de nouvelles contaminations, même si elle est aussi liée aux
pratiques de dépistage au sein de la communauté homosexuelle." note
l’InVS. L’autre indicateur des prises de risque est l’augmentation des
IST.
Jean-François Laforgerie
>> En Europe aussi
L’augmentation du nombre d’homosexuels infectés n’est pas une
spécificité française. Sur la même période, on note une augmentation
significative du nombre d’homos concernés dans la plupart des pays
d’Europe de l’Ouest. "Le nombre de cas chez les homo-bisexuels a
augmenté de 55 %." Par ailleurs, l’InVS note que "Début 2000, des
épidémies de syphilis, puis de LGV sont
survenues dans tous les pays d’Europe de l’Ouest, principalement chez les homosexuels infectés par le VIH".
Source : e-llico
Présidentielle : les candidats de gauche pour le mariage gay, la droite hostile
Alors
que la liste officielle des candidats à la présidentielle est arrêtée,
un constat s'impose : seuls les candidats de gauche sont favorables au
mariage et à l'adoption pour les couples homosexuels, les autres y sont
hostiles.
A l'heure où la réforme législative apparaît désormais comme la voie
décisive pour ouvrir le mariage aux couples homosexuels, après l'arrêt
de la Cour de cassation confirmant la nullité du mariage homosexuel de
Bègles en 2004, le positionnement des différents candidats à l'élection
présidentielle sur cette question fait plus que jamais sens. Et force
est de constater que le clivage gauche/droite est très net.
Le projet socialiste avait ouvert la voie bien avant le démarrage
de la campagne. Il prévoit le droit au mariage pour les homosexuels
ainsi que le droit à l'adoption. Ségolène Royal (PS) s'y est ralliée
dès son entrée en compétition dans la course à l'investiture socialiste
et a confirmé à plusieurs reprises son engagement une fois désignée.
Une famille dont les parents sont homosexuels est une famille "comme
une autre", a-t-elle déclaré.
A la gauche du PS, Dominique Voynet (Verts), Marie-George Buffet
(PCF) et José Bové se sont tous déclarés favorables au droit au mariage
pour les homosexuels, ainsi qu'au droit à l'adoption. Avec une mention
spéciale pour les écologistes qui ont été les pionniers du combat pour
l'égalité d'accès au mariage gay.
A l'extrême gauche, on sent bien que ces questions ne font vraiment
partie des priorités politiques. Olivier Besancenot (LCR) est favorable
aux propositions de la gauche parlementaire, Arlette Laguiller (Lutte
Ouvrière) ne s'y pas opposée, mais n'en parle pas. Quant à Gérard
Schivardi, le candidat du Parti des Travailleurs, il n'a pas arrêté de
position sur le sujet, selon son entourage.
Dans le camp adverse, François Bayrou (UDF) et Nicolas Sarkozy
(UMP) se sont prononcés contre le mariage entre personnes de même sexe
(et contre l'adoption), lui préférant une "union civile" dont le
contenu et les modalités de mise en oeuvre restent imprécis. Nicolas Sarkozy s'est déclaré opposé à l'adoption par les couples
homosexuels. Pour lui, comme pour le candidat UDF, le mariage reste
réservé aux hétérosexuels. François Bayrou s'est prononcé pour une
possibilité d'adoption simple par les couples homos. Tous deux
devraient faire face à une forte opposition au sein de leurs
parlementaires pour imposer leur projet d'union civile s'ils étaient
élus.
A l'extrême droite, Jean-Marie Le Pen et Philippe de Villiers,
défenseurs du modèle traditionnel de la famille, sont hostiles à toute
législation sur les couples homosexuels. Villiers veut même faire
inscrire dans la Constitution que le mariage est constitué d'un homme
et d'une femme. Les deux candidats affichent avec constance des
positions qui –bien qu'ils s'en défendent- fleurent bon l'homophobie.
Frédéric Hihous, candidat des chasseurs (CPNT), est hostile aux
droits des gays. Les chasseurs qui sont son fonds de commerce se sont
esclaffés devant la sortie homophobe de Jean-Marie Le Pen sur la chasse
au chapon dans le Marais, lorsqu'ils l'ont accueilli au cours de la
campagne.
>> Royal, Sarkozy et Bayrou confirment leurs positions
Les trois principaux candidats confirment sans surprise leurs
propositions en matière de droits LGBT dans le numéro d'avril du
mensuel Têtu.
Pour Ségolène Royal, "l'égalité de droits pour les couples de même
sexe", inscrite dans son programme et qui fera l'objet d'un projet de
loi de réforme des droits familiaux, "comporte évidemment le mariage et
l'adoption". Cette loi "consacrera l'égalité entre enfants, quelle que
soit leur configuration familiale" et son vote "marquera enfin le terme
d'une trop longue exclusion des homosexuels", souligne la candidate du
PS qui ajoute": "Il faudra prendre le temps de l'explication aux
Français".
Pour les deux candidats de droite, le mariage doit rester l'union
d'un homme et d'une femme. Nicolas Sarkozy se prononce pour une "union
civile homosexuelle qui ne passe pas par le greffe du tribunal
d'instance mais par la mairie", entraînant "une égalité fiscale,
sociale, patrimoniale totale avec les couples mariés, (...) jusqu'au
droit à la pension de réversion". Quant à l'homoparentalité, "c'est un
pas que je ne veux pas franchir", explique le président de l'UMP qui
envisage toutefois "une façon d'ouvrir les choses, avec le statut de
beau-parent".
François Bayrou préconise pour sa part la reconnaissance d'un "lien
d'éducation" en exhumant une loi datant de l'après-guerre de 1914-1918
qui instaure "l'adoption simple". Ce texte permettrait, "si on
l'aménage quelque peu, de reconnaître ce lien d'éducation par le
deuxième parent", explique-t-il. Opposé au mariage homosexuel, le
président de l'UDF estime toutefois que "le Pacs est insuffisant,
notamment au moment du décès", et se dit "favorable à la reconnaissance
des couples homosexuels, avec des règles qui soient identiques à celles
qui s'appliquent aux mariés hétérosexuels".
Source : e-llico
Ségo/Sarko : les engagements officiels des candidats face à la communauté LGBT
Alors
que les dates du scrutin présidentiel approchent, les deux principaux
candidats ont fait connaître leurs propositions officielles sur les
droits LGBT. Illico rend compte des engagements de Ségolène Royal et
Nicolas Sarkozy adressés à l'Inter-LGBT.
Après les déclarations aux médias –généralistes ou communautaires-
l'heure est à l'engagement officiel des candidats face à la communauté
gay, lesbienne et trans; ou en tout cas à ses représentants.
L'Inter-LGBT qui regroupe la plus grande part des associations
homosexuelles françaises a reçu les positions détaillées des candidats
à l'élection présidentielle qu'elle a sollicités à moins d'un mois du
premier tour. La fédération LGBT a questionné avec précision les
prétendants à la magistrature suprême sur tous les sujets qui
concernent la communauté.
Au-delà des positions désormais connues autour du mariage et de
l'homoparentalité, les candidats livrent leurs projets sur des thèmes
comme la réforme institutionnelle, la lutte contre l'homophobie, les
trans, la santé ou la solidarité internationale.
Les deux probables finalistes de la présidentielle –Ségolène Royal
et Nicolas Sarkozy- qui ont aussi été les premiers à répondre à
l'Inter, se démarquent profondément sur beaucoup de points.
Couples
Royal en faveur du mariage ouvert aux couples homosexuels, Sarkozy
opposé : on connaît aujourd'hui la "doctrine" de chacun des candidats
sur ce thème central des revendications LGBT. Egalité mise en avant
d'un côté, "respect du modèle familial et de l'institution du mariage,
de l'autre.
L'intérêt de leur déclaration officielle à l'Inter réside dans un
certain nombre de modalités jusqu'ici inconnues de leur projet.
Ainsi, si Ségolène Royal veut maintenir et améliorer le PaCS comme
alternative au mariage, Nicolas Sarkozy propose sa suppression après
l'instauration de son "union" civile, une union qu'il se verrait bien
réserver aux seuls couples homosexuels (à l'inverse du PaCS). La candidate socialiste défend donc un projet global universel
(mariage et PaCS ouverts aux homosexuels comme aux hétérosexuels), là
où le candidat UMP bâtit un projet "communautariste" (mariage réservé
aux hétérosexuels, statut spécifique réservé aux homos).
Parentalité
Là encore, la position antagoniste des deux candidat est connue
dans son principe : ouverture de l'adoption aux couples de même sexe
(Royal), refus de l'adoption à ces mêmes couples (Sarkozy).
Si la position radicale de la candidate PS calque le droit à
l'adoption pour les homosexuels sur celui des hétérosexuels, sans
restriction, le refus de principe de Sarkozy se conjugue avec de
timides aménagements comme le "statut de beau-parent" qui ne concerne
que la question de l'autorité parentale. A travers cette mesure, le
président de l'UMP se propose de "résoudre les difficultés de la vie
quotidienne" entre "des enfants et des adultes qui les élèvent".
Au sujet de l'insémination artificielle (AMP), Sarkozy se montre
fermé à toute évolution, Royal ne tranche pas et parle de "se pencher"
sur la demande formulée par les couples de femmes.
Réformes institutionnelles
Ségolène Royal a fait part ces derniers jours de son souhait de
modifier les institutions. Dans le domaine LGBT, elle se propose
d'enrichir l'article 1 de la Constitution sur l'égalité des citoyens de
la mention explicite de l'orientation sexuelle, et de l'identité de
genre. Nicolas Sarkozy, lui, ne souhaite pas cet ajout.
Lutte contre les discriminations
Interrogée sur ses propositions pour que l'école lutte concrètement
contre les discriminations sexuelles, Ségolène Royal se dit
"déterminée" à sensibiliser les jeunes à cette thématique à travers la
communauté éducative (direction, enseignants, personnels et parents)
par le biais "d'actions de mobilisation". Nicolas Sarkozy parle de
"sensibiliser les professeurs et les infirmières scolaires" à la
question de la discrimination, mais n'évoque pas d'actions en direction
des jeunes eux-mêmes.
Les deux candidats veulent lutter contre la discrimination dans le
travail et dans la fonction publique. Royal met en avant le devoir
d'exemplarité des fonctionnaires en la matière, Sarkozy insiste sur la
nécessité de "sévérité" envers les actes homophobes commis dans ce
cadre.
Personnes trans
Les candidats font preuve de beaucoup de prudence sur le statut des
trans. Ségolène Royal parle d'une "évaluation objective des pratiques
tant judiciaires que médicales", Sarkozy d'une "large réflexion à la
fois juridique, médicale, philosophique et éthique".
Solidarité internationale
La candidate socialiste met en avant le "rôle moteur" de la France
en matière de défense des "droits humains" et de promotion de
"l'égalité des sexualités". Ségolène Royal souhaite "la condamnation
ferme et explicite de la pénalisation de l'homosexualité partout où
elle existe" et notamment par le "soutien aux initiatives
internationales en faveur d'une reconnaissance formelle de l'égalité
des droits des personnes LGBT". L'ancien ministre de l'Intérieur se
contente de rappeler "qu'il est du devoir de la France de défendre les
droits de l'homme partout dans le monde", sans plus de précisions.
Santé des personnes LGBT
Courtes, très courtes même, les réponses du candidat UMP aux
questions sur la santé gay. Pour faire face au problème du suicide des
jeunes homosexuels, il préconise "d'écouter, de comprendre et d'aider".
La candidate PS commence par évoquer des "lois positives" s'appuyant
sur le principe d'égalité et "des lois réprimant l'expression de
l'homophobie". Mais plus concrètement, Ségolène Royal mentionne
"l'intégration au cursus scolaire d'un programme d'éducation au respect
de l'autre" ou la présence d'assistantes sociales et d'infirmières dans
les établissements scolaires ainsi que le développement de la
"médiation familiale" pour "une meilleure compréhension et un dialogue
entre parents et adolescents.
Côté VIH/IST, Sarkozy s'en remet "aux associations qui connaissent
mieux ces publics" pour ce qui est la prévention et reste sur des
positions de principe quant aux moyens, sans jamais évoquer une seule
mesure concrète. Royal rappelle ses récents engagements auprès des
associations qu'elle a reçu : plan de prévention, campagnes ciblées,
soutien à la recherche, revalorisation de l'AAH, rétablissement des
moyens supprimés depuis 2002 pour les soins aux étrangers en situation
irrégulière et généralisation du préservatif à 20 centimes.
L'Inter-LGBT n'a pas encore livré ses commentaires sur les engagements pris devant elle par les candidats PS et UMP.
L'envoi des propositions des autres candidats doit intervenir dans
les heures et les jours qui viennent –notamment celles de François
Bayrou. Olivier Besancenot, Dominique Voynet et José Bové ont déjà transmis les leurs.
La fédération interassociative s'exprimera le 29 mars pour dresser
une comparaison des projets en présence et faire connaître sa position
dans une élection où la thématique LGBT est particulièrement riche et
cruciale.
Source : e-llico
Présidentielle : François Bayrou refuse de parler avec des malades du sida
"François Bayrou refuse de rencontrer les associations de malades. A la
place, il nous est proposé comme à Aides un rendez-vous avec un vague
conseiller technique", s'indigne Act Up dans un communiqué. "Nous,
malades du sida, prenons la décision de François Bayrou pour une
insulte. En refusant de rencontrer des représentants d'une association
de malades, le candidat de l'UDF montre de façon évidente son mépris
pour nos préoccupations". Act Up, tout comme l'association Aides,
cherche en effet sans résultat à rencontrer directement le candidat
UDFdepuis plusieurs semaines. Source : e-llico
Les gays dénis des dieux !
A
défaut de pouvoir remplir les lieux de culte, les grandes religions
monothéistes développent un interventionnisme agressif sur le plan
politique. Le prisme ? Une opposition obsessionnelle aux droits des
personnes LGBT. Exemples avec la France et l’Italie.
Par J.-F. Laforgerie
Concurrentes le plus souvent, les grandes religions monothéistes
savent parfois se faire complices. C’est notamment le cas dès lors
qu’il faut attaquer les revendications d’égalité des droits des homos.
Une initiative, jusqu’alors inédite en France, l’a récemment prouvé. Le
6 février, neuf hauts dignitaires religieux de Rhône-Alpes, dont le
cardinal Barbarin, Azzedine Gaci, président du centre régional du culte
musulman et le grand rabbin Richard Wertenschlag, signent une
déclaration œcuménique qui condamne les projets d’ouverture du mariage
civil aux couples de même sexe. C’est une première qui tombe dans un
contexte électoral particulier puisque la gauche s’est engagée à ouvrir
le mariage civil aux couples homos en cas de victoire. A l’image de ce
qui se passe en Italie avec le projet de PaCS, les signataires
n’hésitent pas à forcer le trait. "L’expérience montre ce qu’il nous en
coûte aujourd’hui d’avoir laisser saccager la nature. N’allons pas
maintenant déstructurer l’humanité, qui est le cœur de la création !"
avancent les religieux.
L’initiative reste, à ce jour, isolée. Cette offensive religieuse
anti-gay inquiète-t-elle le mouvement LGBT ? "On aurait pu craindre que
cette déclaration fasse des émules ailleurs mais certains signataires
s’en sont pris de façon caricaturale aux homos et maladroitement aux
pasteurs protestants, ce qui fait que cette initiative sent désormais
le soufre, analyse Hussein Bourgi du Collectif contre l’homophobie de
Montpellier. Elle apparaît d’ailleurs, faute de concertation évidente
avec la hiérarchie des diverses religions concernées, comme un acte
isolé, peu réfléchi. Bref, le fruit du micro climat local lyonnais où
certains leaders religieux sont particulièrement dogmatiques et
conservateurs. Il est d’ailleurs intéressant de voir que les religions
ne s’expriment que rarement sur les questions socio-économiques (la
pauvreté, le droit au logement…) et souvent sur les questions
sociétales (la contraception, l’euthanasie, le mariage homo…) et
toujours en réaction et sur un mode défensif." Certes le mouvement LGBT
entend être vigilant mais voit aussi dans ce raidissement (qu’on avait
déjà connu au moment du PaCS) une façon pour des religions en perte
d’influence et de pouvoir, de tenter de regagner de l’audience et de
peser dans les débats. Source : e-llico
Téléphonie mobile : Sida Info Service rappelle gratuitement les appelants
Afin
de rendre équitable l'accès à l'information sur le VIH, Sida Info
Service propose désormais un service qui rappelle ses correspondants
appelant d'un portable.
Plus de 30% des appels sur le numéro vert national gratuit de Sida Info
Service (0 800 840 800) proviennent des téléphones portables. Or, la
non gratuité des appels de portables rend inéquitable l’accès à
l’information "pour tous" et constitue un frein pour certains publics
tels que les jeunes et les personnes migrantes.
L’article 55 de la loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 "pour la
confiance dans l'économie numérique" prévoit pourtant la mise à
disposition de lignes téléphoniques gratuites pour les appels provenant
d’un portable. A l’occasion du 1er décembre 2006 (Journée mondiale de lutte
contre le sida), Sida Info Service a obtenu le soutien d’une vingtaine
de députés pour appuyer sa démarche visant à accélérer la publication
d’un décret d’application auprès du ministère en charge du dossier.
Mais devant l’absence d’avancée significative en faveur de la gratuité
des appels provenant de téléphones portables, SIS a décidé d’ouvrir un
service de rappel gratuit dénommé Web Call Back sur son site Internet www.sida-info-service.org, un site majoritairement consulté par les moins de 30 ans.
Les internautes peuvent désormais, gratuitement et immédiatement,
être rappelés au numéro de leur choix. SIS constate d’ores et déjà que
près de 80 % des demandes de rappel concernent des téléphones
portables. Source : e-llico
Outing : Paris Match condamné à verser 8.000 euros de dommages-intérêts à Muriel Robin
Le
magazine Paris Match a été condamnée par le TGI de Paris à verser 8.000
euros de dommages-intérêts à la comédienne et humoriste Muriel Robin
pour atteinte à sa vie privée et à son droit à l'image pour avoir
publié des clichés la montrant avec sa compagne.
La 17e chambre du tribunal de grande instance (TGI) a également
condamné la société à publier le jugement en pages intérieures de Paris
Match. Dans son numéro 2998 diffusé dans la semaine du 2 au 8 novembre
2006, l'hebdomadaire avait publié un article intitulé "Muriel Robin.
L'année de tous les bonheurs", agrémenté de nombreuses photos de
l'humoriste, accompagnée de sa compagne.
La une de ce numéro de Paris Match montrait d'ailleurs Muriel Robin
avec son amie, en tenue de soirée, lors de la première de la comédie
musicale "Cabaret" aux Folies Bergère à Paris, en octobre 2006. Même si
le couple avait posé pour les photographes lors de cet évènement, le
tribunal a considéré qu'il ressortait des différents témoignages
produits par Muriel Robin qu'elle n'avait pas donné son accord pour une
publication des clichés. "Si la défenderesse ne s'est pas farouchement
opposée au projet de Paris Match, elle a cependant exprimé, de façon
claire et réitérée auprès du responsable du journal, qu'elle
n'autorisait pas une telle publication", affirme le jugement rendu le
12 mars. Source : e-llico
Festival CRÉTEIL Documentaire
dimanche 25 mars 2007
Elton John apporte son soutien à un militant gay
Dans une tribune publiée par l'hebdomadaire britannique New Statesman, Elton John relaie une campagne
d'Amnesty International en faveur d'un militant gay salvadorien,
William Hernandez. Ce dernier dirige une association, Entre Amigos. À
ce titre il a été victime de nombreuses intimidations et a reçu des
menaces de mort. «Il ne s'agit pas
d'incidents isolés au Salvador. Les agressions de gays, de lesbiennes
et de personnes trans sont banales. Et ceux qui en sont responsables
ont rarement affaire à la justice», écrit le chanteur avant de
citer des exemples en Ouganda, en Inde ou en Europe de l'Est. Sur un
plan plus personnel, l'interprète de Your Song, qui fêtera ses 60 ans le 25 mars, évoque son union avec son boyfriend en 2005 et, ce jour-là, sa fierté d'être britannique. «Que
le puritain soit dans le pub du coin ou à des milliers de kilomètres,
nous devrions tous nous lever et lutter pour les droits élémentaires
des personnes. Je vous demande aujourd'hui de vous lever avec moi», conclut-il. Par ailleurs, le site
d'Elton John annonce son retour en France, à l'occasion du Red Piano
Tour 2007. Cette tournée européenne exceptionnelle en l'honneur de son
60e anniversaire et de ses 40 ans de carrière s'arrêtera au château de
Versailles en France le 29 mai avant d'aller notamment à Moscou et à
Séville. Source : Têtu
Une commission du Conseil supérieur de la justice s'oppose à l'adoption par des couples homos
Un rapport de la commission d'études du Conseil supérieur de la justice
espagnole recommande aux agences qui organisent les démarches des
candidats à
l'adoption internationale de faire valoir l'objection de conscience
pour empêcher que les homosexuels puissent adopter. C'est l'un de ses
membres, José Luis Requero qui en a pris l'initiative sur proposition
du Parti populaire (droite). Les avis du Conseil supérieur de la
justice sont consultatifs et le gouvernement n'est pas obligé de les
appliquer. Ce n'est pas la première fois que José Luis Requero s'oppose
à la loi sur le mariage et l'adoption des couples homosexuels. Ce
magistrat, membre de l'Opus Dei, avait même comparé l'homosexualité à
la zoophilie et la polygamie. La Fédération espagnole des lesbiennes,
gays et transsexuels (Felgt) dénonce l'attaque de la droite contre les
droits des homosexuels. Et en profite pour s'alarmer de l'offensive de
l'extrême droite en Europe, principalement en Pologne mais aussi au
sein de la droite populaire européenne qui a voté contre une résolution
demandant aux autorités nigérianes de revoir leur loi contre
l'homosexualité. Pedro Zerolo, le secrétaire des mouvements sociaux et
des relations avec les ONG au Parti socialiste qualifie la décision de
la commission d'études «d'irréelle et de discriminatoire» et «espère
que le conseil qui devra voter ce texte le rejettera comme il l'a fait
précédemment pour l'objection de conscience contre la célébration de
mariages des couples homosexuels». Source : Têtu