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lundi 26 mars 2007

1996-2005 : les pratiques à risques, «tendance lourde» chez les gays

                                                                                                                        

 
                               
                               
                               
A l'heure du Sidaction 2007, l’Institut National de Veille Sanitaire rend public un rapport sur dix ans de surveillance (1996-2005) du VIH/sida et des IST (Infections Sexuellement Transmissibles). Un des "grandes tendances" de cette période est "l’augmentation des pratiques sexuelles à risque chez les homosexuels."
"Sujet majeur de santé publique" comme le dit Gilles Brücker, directeur de l’Institut National de Veille Sanitaire (InVS), le VIH est, à l’évidence, toujours un sujet majeur de la santé des gays. C’est ce qu’il faut retenir du rapport publié le 22 mars sur dix ans de surveillance du VIH/sida et des infections sexuellement transmissibles (IST).

Celui-ci réaffirme, en effet, qu’un des faits majeurs de la période 1996-2005 est "l’augmentation des pratiques sexuelles à risque chez les homosexuels se traduisant par un nombre accru d’infections à VIH et par la progression des infections sexuellement transmissibles." Comme le constate les auteurs du rapport : "les homosexuels sont le seul groupe pour lequel on observe une augmentation du nombre de cas sur les années 2003, 2004 et 2005." Aujourd’hui, plus d’un homosexuel sur dix se "déclare" séropositif dans les enquêtes de comportements.

"En 1996, note le rapport, les personnes contaminées par rapports homosexuels représentaient plus d’un tiers (37 %) des personnes chez lesquelles une pathologie de sida était diagnostiquée, alors que les homosexuels "actifs" ne représentent que 1,5 % de la population masculine [selon les enquêtes officielles]." Certes, selon les chiffres le nombre de cas de sida a été divisé par trois entre 1996 et 200 chez les gays. Cependant l’année 2000 a constitué un tournant. "Alors que la population homosexuelle avait largement adopté des comportements sexuels à moindre risque dans les années 90, l’émergence des IST avec la syphilis, suivie de la LGGV rectale en 2003, signe un retour des pratiques à risque".

Les enquêtes montrent, dès 2000, une augmentation des pratiques sexuelles à risque. Ainsi la proportion de gays déclarant au moins une pénétration anale non protégée au cours des douze derniers mois est passé de 19 % (en 1997) à 33 % (en 2000). L’InVS indique que c’est chez les gays séropositifs que la plus forte augmentation des pratiques à risque est observée. "Ces prises de risque se traduisent par des nouveaux diagnostics d’infection à VIH, note l’InVS. Ainsi, près de 1 500 homosexuels découvrent leur séropositivité chaque année et ils représentent 23 % de l’ensemble des découvertes de séropositivité sur la période 2003-2005.

"Autre élément préoccupant : près de la moitié des gays (45 %) concernés ont été infectés dans les six mois qui ont précédé la découverte de la séropositivité. "Cette proportion très élevée est le reflet de nouvelles contaminations, même si elle est aussi liée aux pratiques de dépistage au sein de la communauté homosexuelle." note l’InVS. L’autre indicateur des prises de risque est l’augmentation des IST.

Jean-François Laforgerie

>> En Europe aussi

L’augmentation du nombre d’homosexuels infectés n’est pas une spécificité française. Sur la même période, on note une augmentation significative du nombre d’homos concernés dans la plupart des pays d’Europe de l’Ouest. "Le nombre de cas chez les homo-bisexuels a augmenté de 55 %." Par ailleurs, l’InVS note que "Début 2000, des épidémies de syphilis, puis de LGV sont
survenues dans tous les pays d’Europe de l’Ouest, principalement chez les homosexuels infectés par le VIH". Source : e-llico

Lire notre dossier "Sexe gay et sérochoix"

Posté par digypoke à 03:32:48 - Santé - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Présidentielle : les candidats de gauche pour le mariage gay, la droite hostile

                                                                                                                        

 
                               
                               
                               
Alors que la liste officielle des candidats à la présidentielle est arrêtée, un constat s'impose : seuls les candidats de gauche sont favorables au mariage et à l'adoption pour les couples homosexuels, les autres y sont hostiles.
A l'heure où la réforme législative apparaît désormais comme la voie décisive pour ouvrir le mariage aux couples homosexuels, après l'arrêt de la Cour de cassation confirmant la nullité du mariage homosexuel de Bègles en 2004, le positionnement des différents candidats à l'élection présidentielle sur cette question fait plus que jamais sens. Et force est de constater que le clivage gauche/droite est très net.

Le projet socialiste avait ouvert la voie bien avant le démarrage de la campagne. Il prévoit le droit au mariage pour les homosexuels ainsi que le droit à l'adoption. Ségolène Royal (PS) s'y est ralliée dès son entrée en compétition dans la course à l'investiture socialiste et a confirmé à plusieurs reprises son engagement une fois désignée. Une famille dont les parents sont homosexuels est une famille "comme une autre", a-t-elle déclaré.

A la gauche du PS, Dominique Voynet (Verts), Marie-George Buffet (PCF) et José Bové se sont tous déclarés favorables au droit au mariage pour les homosexuels, ainsi qu'au droit à l'adoption. Avec une mention spéciale pour les écologistes qui ont été les pionniers du combat pour l'égalité d'accès au mariage gay.

A l'extrême gauche, on sent bien que ces questions ne font vraiment partie des priorités politiques. Olivier Besancenot (LCR) est favorable aux propositions de la gauche parlementaire, Arlette Laguiller (Lutte Ouvrière) ne s'y pas opposée, mais n'en parle pas. Quant à Gérard Schivardi, le candidat du Parti des Travailleurs, il n'a pas arrêté de position sur le sujet, selon son entourage.

Dans le camp adverse, François Bayrou (UDF) et Nicolas Sarkozy (UMP) se sont prononcés contre le mariage entre personnes de même sexe (et contre l'adoption), lui préférant une "union civile" dont le contenu et les modalités de mise en oeuvre restent imprécis.
Nicolas Sarkozy s'est déclaré opposé à l'adoption par les couples homosexuels. Pour lui, comme pour le candidat UDF, le mariage reste réservé aux hétérosexuels. François Bayrou s'est prononcé pour une possibilité d'adoption simple par les couples homos. Tous deux devraient faire face à une forte opposition au sein de leurs parlementaires pour imposer leur projet d'union civile s'ils étaient élus.

A l'extrême droite, Jean-Marie Le Pen et Philippe de Villiers, défenseurs du modèle traditionnel de la famille, sont hostiles à toute législation sur les couples homosexuels. Villiers veut même faire inscrire dans la Constitution que le mariage est constitué d'un homme et d'une femme. Les deux candidats affichent avec constance des positions qui –bien qu'ils s'en défendent- fleurent bon l'homophobie.

Frédéric Hihous, candidat des chasseurs (CPNT), est hostile aux droits des gays. Les chasseurs qui sont son fonds de commerce se sont esclaffés devant la sortie homophobe de Jean-Marie Le Pen sur la chasse au chapon dans le Marais, lorsqu'ils l'ont accueilli au cours de la campagne.

>> Royal, Sarkozy et Bayrou confirment leurs positions

Les trois principaux candidats confirment sans surprise leurs propositions en matière de droits LGBT dans le numéro d'avril du mensuel Têtu.

Pour Ségolène Royal, "l'égalité de droits pour les couples de même sexe", inscrite dans son programme et qui fera l'objet d'un projet de loi de réforme des droits familiaux, "comporte évidemment le mariage et l'adoption". Cette loi "consacrera l'égalité entre enfants, quelle que soit leur configuration familiale" et son vote "marquera enfin le terme d'une trop longue exclusion des homosexuels", souligne la candidate du PS qui ajoute": "Il faudra prendre le temps de l'explication aux Français".

Pour les deux candidats de droite, le mariage doit rester l'union d'un homme et d'une femme. Nicolas Sarkozy se prononce pour une "union civile homosexuelle qui ne passe pas par le greffe du tribunal d'instance mais par la mairie", entraînant "une égalité fiscale, sociale, patrimoniale totale avec les couples mariés, (...) jusqu'au droit à la pension de réversion". Quant à l'homoparentalité, "c'est un pas que je ne veux pas franchir", explique le président de l'UMP qui envisage toutefois "une façon d'ouvrir les choses, avec le statut de beau-parent".

François Bayrou préconise pour sa part la reconnaissance d'un "lien d'éducation" en exhumant une loi datant de l'après-guerre de 1914-1918 qui instaure "l'adoption simple". Ce texte permettrait, "si on l'aménage quelque peu, de reconnaître ce lien d'éducation par le deuxième parent", explique-t-il. Opposé au mariage homosexuel, le président de l'UDF estime toutefois que "le Pacs est insuffisant, notamment au moment du décès", et se dit "favorable à la reconnaissance des couples homosexuels, avec des règles qui soient identiques à celles qui s'appliquent aux mariés hétérosexuels". Source : e-llico

Lire notre dossier "Elections 2007 : les gays battent la campagne".

Posté par digypoke à 03:30:25 - Infos - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Ségo/Sarko : les engagements officiels des candidats face à la communauté LGBT

                                                                                                                        

 
                               
                               
                               
Alors que les dates du scrutin présidentiel approchent, les deux principaux candidats ont fait connaître leurs propositions officielles sur les droits LGBT. Illico rend compte des engagements de Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy adressés à l'Inter-LGBT.
Après les déclarations aux médias –généralistes ou communautaires- l'heure est à l'engagement officiel des candidats face à la communauté gay, lesbienne et trans; ou en tout cas à ses représentants.
L'Inter-LGBT qui regroupe la plus grande part des associations homosexuelles françaises a reçu les positions détaillées des candidats à l'élection présidentielle qu'elle a sollicités à moins d'un mois du premier tour. La fédération LGBT a questionné avec précision les prétendants à la magistrature suprême sur tous les sujets qui concernent la communauté.

Au-delà des positions désormais connues autour du mariage et de l'homoparentalité, les candidats livrent leurs projets sur des thèmes comme la réforme institutionnelle, la lutte contre l'homophobie, les trans, la santé ou la solidarité internationale.
Les deux probables finalistes de la présidentielle –Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy- qui ont aussi été les premiers à répondre à l'Inter, se démarquent profondément sur beaucoup de points.

Couples

Royal en faveur du mariage ouvert aux couples homosexuels, Sarkozy opposé : on connaît aujourd'hui la "doctrine" de chacun des candidats sur ce thème central des revendications LGBT. Egalité mise en avant d'un côté, "respect du modèle familial et de l'institution du mariage, de l'autre.
L'intérêt de leur déclaration officielle à l'Inter réside dans un certain nombre de modalités jusqu'ici inconnues de leur projet.

Ainsi, si Ségolène Royal veut maintenir et améliorer le PaCS comme alternative au mariage, Nicolas Sarkozy propose sa suppression après l'instauration de son "union" civile, une union qu'il se verrait bien réserver aux seuls couples homosexuels (à l'inverse du PaCS).
La candidate socialiste défend donc un projet global universel (mariage et PaCS ouverts aux homosexuels comme aux hétérosexuels), là où le candidat UMP bâtit un projet "communautariste" (mariage réservé aux hétérosexuels, statut spécifique réservé aux homos).

Parentalité

Là encore, la position antagoniste des deux candidat est connue dans son principe : ouverture de l'adoption aux couples de même sexe (Royal), refus de l'adoption à ces mêmes couples (Sarkozy).
Si la position radicale de la candidate PS calque le droit à l'adoption pour les homosexuels sur celui des hétérosexuels, sans restriction, le refus de principe de Sarkozy se conjugue avec de timides aménagements comme le "statut de beau-parent" qui ne concerne que la question de l'autorité parentale. A travers cette mesure, le président de l'UMP se propose de "résoudre les difficultés de la vie quotidienne" entre "des enfants et des adultes qui les élèvent".

Au sujet de l'insémination artificielle (AMP), Sarkozy se montre fermé à toute évolution, Royal ne tranche pas et parle de "se pencher" sur la demande formulée par les couples de femmes.

Réformes institutionnelles

Ségolène Royal a fait part ces derniers jours de son souhait de modifier les institutions. Dans le domaine LGBT, elle se propose d'enrichir l'article 1 de la Constitution sur l'égalité des citoyens de la mention explicite de l'orientation sexuelle, et de l'identité de genre. Nicolas Sarkozy, lui, ne souhaite pas cet ajout.

Lutte contre les discriminations

Interrogée sur ses propositions pour que l'école lutte concrètement contre les discriminations sexuelles, Ségolène Royal se dit "déterminée" à sensibiliser les jeunes à cette thématique à travers la communauté éducative (direction, enseignants, personnels et parents) par le biais "d'actions de mobilisation". Nicolas Sarkozy parle de "sensibiliser les professeurs et les infirmières scolaires" à la question de la discrimination, mais n'évoque pas d'actions en direction des jeunes eux-mêmes.

Les deux candidats veulent lutter contre la discrimination dans le travail et dans la fonction publique. Royal met en avant le devoir d'exemplarité des fonctionnaires en la matière, Sarkozy insiste sur la nécessité de "sévérité" envers les actes homophobes commis dans ce cadre.

Personnes trans

Les candidats font preuve de beaucoup de prudence sur le statut des trans. Ségolène Royal parle d'une "évaluation objective des pratiques tant judiciaires que médicales", Sarkozy d'une "large réflexion à la fois juridique, médicale, philosophique et éthique".

Solidarité internationale

La candidate socialiste met en avant le "rôle moteur" de la France en matière de défense des "droits humains" et de promotion de "l'égalité des sexualités". Ségolène Royal souhaite "la condamnation ferme et explicite de la pénalisation de l'homosexualité partout où elle existe" et notamment par le "soutien aux initiatives internationales en faveur d'une reconnaissance formelle de l'égalité des droits des personnes LGBT". L'ancien ministre de l'Intérieur se contente de rappeler "qu'il est du devoir de la France de défendre les droits de l'homme partout dans le monde", sans plus de précisions.

Santé des personnes LGBT

Courtes, très courtes même, les réponses du candidat UMP aux questions sur la santé gay. Pour faire face au problème du suicide des jeunes homosexuels, il préconise "d'écouter, de comprendre et d'aider". La candidate PS commence par évoquer des "lois positives" s'appuyant sur le principe d'égalité et "des lois réprimant l'expression de l'homophobie". Mais plus concrètement, Ségolène Royal mentionne "l'intégration au cursus scolaire d'un programme d'éducation au respect de l'autre" ou la présence d'assistantes sociales et d'infirmières dans les établissements scolaires ainsi que le développement de la "médiation familiale" pour "une meilleure compréhension et un dialogue entre parents et adolescents.

Côté VIH/IST, Sarkozy s'en remet "aux associations qui connaissent mieux ces publics" pour ce qui est la prévention et reste sur des positions de principe quant aux moyens, sans jamais évoquer une seule mesure concrète. Royal rappelle ses récents engagements auprès des associations qu'elle a reçu : plan de prévention, campagnes ciblées, soutien à la recherche, revalorisation de l'AAH, rétablissement des moyens supprimés depuis 2002 pour les soins aux étrangers en situation irrégulière et généralisation du préservatif à 20 centimes.

L'Inter-LGBT n'a pas encore livré ses commentaires sur les engagements pris devant elle par les candidats PS et UMP.
L'envoi des propositions des autres candidats doit intervenir dans les heures et les jours qui viennent –notamment celles de François Bayrou.
Olivier Besancenot, Dominique Voynet et José Bové ont déjà transmis les leurs.
La fédération interassociative s'exprimera le 29 mars pour dresser une comparaison des projets en présence et faire connaître sa position dans une élection où la thématique LGBT est particulièrement riche et cruciale. Source : e-llico

Lire nos dossiers :
Ségolène Royal et les gays
Sarkozy : le mariage à la trappe

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Présidentielle : François Bayrou refuse de parler avec des malades du sida

                                                                                                                        

 
                               
                               
                               
 
"François Bayrou refuse de rencontrer les associations de malades. A la place, il nous est proposé comme à Aides un rendez-vous avec un vague conseiller technique", s'indigne Act Up dans un communiqué. "Nous, malades du sida, prenons la décision de François Bayrou pour une insulte. En refusant de rencontrer des représentants d'une association de malades, le candidat de l'UDF montre de façon évidente son mépris pour nos préoccupations". Act Up, tout comme l'association Aides, cherche en effet sans résultat à rencontrer directement le candidat UDFdepuis plusieurs semaines. Source : e-llico

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Les gays dénis des dieux !

                                                                                                                        

 
                               
                               
                               
A défaut de pouvoir remplir les lieux de culte, les grandes religions monothéistes développent un interventionnisme agressif sur le plan politique. Le prisme ? Une opposition obsessionnelle aux droits des personnes LGBT. Exemples avec la France et l’Italie.
Par J.-F. Laforgerie

Concurrentes le plus souvent, les grandes religions monothéistes savent parfois se faire complices. C’est notamment le cas dès lors qu’il faut attaquer les revendications d’égalité des droits des homos. Une initiative, jusqu’alors inédite en France, l’a récemment prouvé. Le 6 février, neuf hauts dignitaires religieux de Rhône-Alpes, dont le cardinal Barbarin, Azzedine Gaci, président du centre régional du culte musulman et le grand rabbin Richard Wertenschlag, signent une déclaration œcuménique qui condamne les projets d’ouverture du mariage civil aux couples de même sexe. C’est une première qui tombe dans un contexte électoral particulier puisque la gauche s’est engagée à ouvrir le mariage civil aux couples homos en cas de victoire. A l’image de ce qui se passe en Italie avec le projet de PaCS, les signataires n’hésitent pas à forcer le trait. "L’expérience montre ce qu’il nous en coûte aujourd’hui d’avoir laisser saccager la nature. N’allons pas maintenant déstructurer l’humanité, qui est le cœur de la création !" avancent les religieux.

L’initiative reste, à ce jour, isolée. Cette offensive religieuse anti-gay inquiète-t-elle le mouvement LGBT ? "On aurait pu craindre que cette déclaration fasse des émules ailleurs mais certains signataires s’en sont pris de façon caricaturale aux homos et maladroitement aux pasteurs protestants, ce qui fait que cette initiative sent désormais le soufre, analyse Hussein Bourgi du Collectif contre l’homophobie de Montpellier. Elle apparaît d’ailleurs, faute de concertation évidente avec la hiérarchie des diverses religions concernées, comme un acte isolé, peu réfléchi. Bref, le fruit du micro climat local lyonnais où certains leaders religieux sont particulièrement dogmatiques et conservateurs. Il est d’ailleurs intéressant de voir que les religions ne s’expriment que rarement sur les questions socio-économiques (la pauvreté, le droit au logement…) et souvent sur les questions sociétales (la contraception, l’euthanasie, le mariage homo…) et toujours en réaction et sur un mode défensif." Certes le mouvement LGBT entend être vigilant mais voit aussi dans ce raidissement (qu’on avait déjà connu au moment du PaCS) une façon pour des religions en perte d’influence et de pouvoir, de tenter de regagner de l’audience et de peser dans les débats.  Source : e-llico

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Téléphonie mobile : Sida Info Service rappelle gratuitement les appelants

                                                                                                                        

 
                               
                               
                               
Afin de rendre équitable l'accès à l'information sur le VIH, Sida Info Service propose désormais un service qui rappelle ses correspondants appelant d'un portable.
Plus de 30% des appels sur le numéro vert national gratuit de Sida Info Service (0 800 840 800) proviennent des téléphones portables. Or, la non gratuité des appels de portables rend inéquitable l’accès à l’information "pour tous" et constitue un frein pour certains publics tels que les jeunes et les personnes migrantes.

L’article 55 de la loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 "pour la confiance dans l'économie numérique" prévoit pourtant la mise à disposition de lignes téléphoniques gratuites pour les appels provenant d’un portable.
A l’occasion du 1er décembre 2006 (Journée mondiale de lutte contre le sida), Sida Info Service a obtenu le soutien d’une vingtaine de députés pour appuyer sa démarche visant à accélérer la publication d’un décret d’application auprès du ministère en charge du dossier. Mais devant l’absence d’avancée significative en faveur de la gratuité des appels provenant de téléphones portables, SIS a décidé d’ouvrir un service de rappel gratuit dénommé Web Call Back sur son site Internet www.sida-info-service.org, un site majoritairement consulté par les moins de 30 ans.

Les internautes peuvent désormais, gratuitement et immédiatement, être rappelés au numéro de leur choix. SIS constate d’ores et déjà que près de 80 % des demandes de rappel concernent des téléphones portables. Source : e-llico

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Outing : Paris Match condamné à verser 8.000 euros de dommages-intérêts à Muriel Robin

                                                                                                                        

 
                               
                               
                               
Le magazine Paris Match a été condamnée par le TGI de Paris à verser 8.000 euros de dommages-intérêts à la comédienne et humoriste Muriel Robin pour atteinte à sa vie privée et à son droit à l'image pour avoir publié des clichés la montrant avec sa compagne.
La 17e chambre du tribunal de grande instance (TGI) a également condamné la société à publier le jugement en pages intérieures de Paris Match. Dans son numéro 2998 diffusé dans la semaine du 2 au 8 novembre 2006, l'hebdomadaire avait publié un article intitulé "Muriel Robin. L'année de tous les bonheurs", agrémenté de nombreuses photos de l'humoriste, accompagnée de sa compagne.
   
La une de ce numéro de Paris Match montrait d'ailleurs Muriel Robin avec son amie, en tenue de soirée, lors de la première de la comédie musicale "Cabaret" aux Folies Bergère à Paris, en octobre 2006. Même si le couple avait posé pour les photographes lors de cet évènement, le tribunal a considéré qu'il ressortait des différents témoignages produits par Muriel Robin qu'elle n'avait pas donné son accord pour une publication des clichés. "Si la défenderesse ne s'est pas farouchement opposée au projet de Paris Match, elle a cependant exprimé, de façon claire et réitérée auprès du responsable du journal, qu'elle n'autorisait pas une telle publication", affirme le jugement rendu le 12 mars. Source : e-llico

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Festival CRÉTEIL Documentaire

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