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jeudi 21 décembre 2006

Italie : La lesbienne qui avait dénoncé des menaces est maintenant soupçonnée de simulation de crime

Tout est faux. C'est du moins ce que pensent les enquêteurs qui la surveillaient depuis longtemps. Doriana G., 27 ans, vivant à Mazzano, dans la province de Brescia, lesbienne déclarée, était devenue un symbole. Celui de la victime sacrificielle de l'homophobie d'extrême droite (lire Quotidien du 2 novembre). Mais elle vient d'être inscrite dans le registre des enquêtes pour simulation de crime et faux témoignage. «Nous l'avons prise en flagrant délit, déclare la police. Des vrais néonazis et skins ne dessineraient pas une croix gammée renversée.» A l'époque des faits, Doriana G. avait évoqué une dizaine d'actes de malveillance à son égard. Les habitants du quartier se sont sentis mis en cause, ce qui a provoqué du ressentiment dans ce quartier où elle partage une maison avec son amie. Doriana se dit détruite : «Comment peuvent-ils me suspecter? Je suis seulement coupable d'avoir dénoncé, la première, l'ambiance d'intolérance des environs. J'ai exclusivement rapporté des faits, je n'ai porté plainte vis-à-vis d'aucune personne ou organisation. Quelqu'un a sûrement été piqué au vif, voilà les conséquences.» Source : Têtu

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Le commissaire du gouvernement requiert la reconduite à la frontière de Karim Karim*

jeune homosexuel algérien de 18 ans, menacé de reconduite à la frontière, a vu sa situation à nouveau examinée hier, mardi 19 décembre, par la cour administrative d'appel de Bordeaux. Au cours de l'audience, le commissaire du gouvernement a estimé que la situation de ce jeune algérien «ne pouvait faire obstacle» aux mesures d'expulsion engagée par la préfecture de la Gironde, car il était majeur «au regard de la loi française» et que son homosexualité «ne justifiait pas d'une situation assez particulière» pour lui permettre de rester sur le territoire français. Le commissaire du gouvernement a rejeté les deux arguments principaux de la défense (son âge et son homosexualité), à partir desquels le tribunal administratif de Bordeaux avait, le 12 octobre dernier, décidé d'annuler la reconduite à la frontière prononcée à l'encontre de Karim en considé! rant que la préfecture avait commis «une erreur manifeste de jugement». «Aucune pièce ne prouve les châtiments qu'il a subis et aucune ne permet de vérifier qu'il y a bien eu des menaces», a déclaré Me Stéphane Moulin, qui représentait la préfecture de la Gironde. Et d'également remettre en cause son homosexualité en estimant que les attestations fournies par Dorien*, petit ami de Karim, n'apportaient aucune preuve tangible. Me Landete, avocat du jeune homme, a dénoncé «l'acharnement malsain et pervers de la préfecture» à l'égard de son client et a rappelé que «le code pénal algérien qualifie cette orientation sexuelle de délit» puni de «trois ans d'emprisonnement». Une quarantaine de lycéens ainsi que plusieurs représentants d'associations étaient présents à l'audience pou! r afficher leur soutien au jeune Algérien. «On attend. Je reste positif. Le jugement tranchera peut-être dans la bonne direction. Il n'est pas possible de rester aveugle face à une situation comme celle-ci», a déclaré Dorien. Karim quant à lui a perdu espoir. La décision de la cour administrative d'appel a été mise en délibéré sans préciser la date. En attendant le verdict, la pétition de soutien à Karim est toujours ouverte à la signature. *Les prénoms ont été changés. Source : Têtu

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mardi 19 décembre 2006

Eurobaromètre: le mariage et l'adoption des couples homosexuels divisent les Européens

Les derniers résultats du l'Eurobaromètre, étude menée dans l'ensemble des États membres de l'Union européenne pour mesurer l'état de l'opinion européenne, montrent que l'acceptation de l'homosexualité est encore assez limitée. Si les Européens sont favorables à 44% à ce que «les mariages homosexuels [soient] autorisés en Europe» (contre 49% qui y sont opposés), ils ne sont que 32% à défendre la possibilité pour les homosexuels d'adopter des enfants (62% y sont opposés). On note de fortes disparités en fonction des pays: là où le mariage ou l'adoption des couples du même sexe est légale, ils sont plus largement acceptés. Ainsi, 82% estiment que le mariage doit être légalisé aux Pays-Bas, 62% en Belgique, 56% en Espagne. En France, le résultat est de 48%. Par contre, seulement 12% des répondants y sont favorables en Lettonie, 14% à Chypre, ou 17% en Pologne. On retrouve les mêmes différences quant à l'adoption par des couples homosexuels, même si les oppositions sont encore plus marquées. Seule une majorité de répondants la défend aux Pays-Bas (69% y sont favorables) ou en Suède (51%). Dans 15 États membres de l'Union européenne (dont les 10 derniers entrants), moins d'un tiers des répondants défendent la possibilité d'adopter pour les homos. Sans surprise, seuls 7% des Polonais y sont favorables.

Fiche technique: enquête menée par TNS Opinion & Social entre le 6 septembre et le 10 octobre 2006 pour la Commission européenne, auprès de la population de 15 ans et plus ayant la nationalité d'un des pays membres de l'Union européenne et résidant dans l'un de ces pays. Source : Têtu

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samedi 16 décembre 2006

Le Pulp fermerait ses portes le 31 mars prochain

Les clubbeurs et les clubbeuses parisiens attendaient 2007 avec impatience: le Pulp, la célèbre boîte lesbienne, devait fêter ses 10 ans et proposer à cette occasion de très nombreuses festivités. Mais le programme semble bien compromis puisque l'immeuble du 25 boulevard Poissonnière dans le 2e arrondissement de Paris vient d'être racheté par des investisseurs. En conséquence, le Pulp, mais aussi le Vinyl, fermeraient leurs portes le 31 mars prochain. Source : Têtu

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Admiral T : SOS Homophobie dénonce un article de Libération

                                                                                                                        

 
                               
                               
                               
 
SOS Homophobie a décidé d'interpeller Libération à propos d'un article publié par le quotidien sur le chanteur homophobe Admiral T. Dans cet article publié le 8 décembre, le journaliste parle de "quelques mots disgracieux" pour qualifier l'appel au meurtre d'homosexuels contenu dans les paroles d'une chanson d'Admiral T. "Quelle serait la réaction de Libération si au lieu de s'attaquer aux "pédés", les mêmes chansons s'adressaient aux Noirs, aux Juifs ou aux Arabes?" demande l'association. Source : e-llico

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Même peine requise en appel contre Vanneste

                                                                                                                        

 
                               
                               
                               
Mardi 12 décembre, le député UMP Christian Vanneste, condamné en janvier 2006 pour injure envers les homosexuels, comparaissait devant la 6ème chambre de la Cour d’appel de Douai. Au terme de plusieurs heures de débat, le parquet a réclamé la confirmation de la condamnation du député. "Illico" y était.
Christian Vanneste, député UMP du Nord, arrive le premier, sourires aux lèvres. Pas mécontent d’être une nouvelle fois au tribunal. Pas mécontent d’avoir, une fois encore, une tribune où pérorer. Heureux d’avoir à en découdre avec ceux qui l’attaquent. Avant l’audience, il vient saluer ses soutiens, une vingtaine de personnes, la bonne soixantaine, sagement installée sur deux bancs. Poignées de mains chaleureuses aux hommes, bises aux dames, sourires de confiance à tous. Et puis, l’atmosphère change, Christian Vanneste est à la barre, face à la cour. Seul, son sourire satisfait reste gravé sur son visage. Dans un long propos aux nombreuses références philosophiques, il explique alors pourquoi il a décidé de faire appel de sa condamnation en première instance pour injures à l’égard des homosexuels. C’est parce qu’il est "parlementaire, professeur de philosophie, conservateur" qu’il revendique le droit de s’exprimer librement, de critiquer les comportements qui "ne représentent aucun intérêt pour la société" dont "le comportement homosexuel".

Hargneux lors de son précédent procès, le député condamné n’a pas changé sa ligne de défense, mais assouplit son registre. Ses arguments sont les mêmes que lors du premier procès mais enrobés d’un discours philosophique mâtiné de foi catholique. C’est au nom de l’impératif catégorique de Kant qui permet d’universaliser les comportements qu’il entend procéder au tri entre les modes de vie, les sexualités et les hiérarchiser. Cela a donné dans des interviews des propos tels que "l’homosexualité est une menace pour la survie de l’humanité" ou "Je n’ai pas dit que l’homosexualité était dangereuse. J’ai dit qu’elle était inférieure à l’hétérosexualité. Si on la poussait à l’universel. Ce serait dangereux pour l’humanité". Des propos qui, selon lui, ne sont pas des injures mais des opinions. Des propos qui lui valent pourtant d’être condamné. Laborieusement, il s’efforce
d’expliquer que si l’homosexualité est inférieure, il n’a jamais dit que "les homosexuels sont inférieurs" parce qu’il "ne le pense pas". Il faut distinguer l’homme du comportement, l’individu de sa pratique. Un distinguo, dont Christian Vanneste puise la source chez Saint Augustin : "Je déteste le péché, j’écoute le pécheur". Le prêcheur a parlé.

Encore deux trois envolées sur le doute hyperbolique chez Descartes, le libre arbitre, la théorie des trois cerveaux… et le tribunal décide de ramener Christian Vanneste sur terre. "Monsieur Vanneste. Les homosexuels sont tous nés d’un père et d’une mère, dans une famille, interroge l’avocate générale. Ils ont le souci de vivre en bonne intelligence. Ne pensez-vous pas que vos propos peuvent les perturber, gêner leur intégration familiale ? Vos propos moralisateurs, de hiérarchie n’accentuent-ils pas les manifestations de rejet si douloureuses pour les jeunes homosexuels et les moins jeunes ?" "J’entends parfaitement cette remarque. Mais je me suis toujours méfié du sentimentalisme, de l’affectivité dans les choix politiques" lâche Christian Vanneste.

Parties civiles, SOS Homophobie, le Syndicat National des Entreprises Gaies, Act Up-Paris, expliquent, tour à tour, quelles ont été les conséquences des propos du député UMP sur les homosexuels et pourquoi elles ont décidé de ne pas les laisser passer. "Un choc profond a été ressenti par les homosexuels" rappelle Jacques Lizé, président de SOS Homophobie. "Nous les avons ressentis comme une injure, rappelle Jérôme Martin d’Act Up-Paris. Une injure qui dit de nous que nous sommes une menace pour la société et qui laisse entendre, de fait, qu’il est possible dans ces conditions d’aller casser du pédé." "Sans ambiguïté, ces propos sont une injure. Ils contribuent à diminuer l’estime de soi chez les homosexuels, explique Gérard Siad, président du SNEG. Nous sommes attachés à la liberté d’expression, mais nous sommes surpris que Christian Vanneste ne s’inquiète pas des conséquences de ses propos, alors même qu’enseignant et parlementaire, il connaît le poids et l’effet des mots."

Le poids des mots, Christian Vanneste ne le conteste pas. Ce qu’il conteste, c’est être homophobe. Dans ces conditions, le choix des quatre témoins de soutien qu’il a appelé à la rescousse confine au mieux à l’acte manqué, au pire au suicide. Comment faire croire qu’on n’est pas homophobe, ni marqué par une détestation des gays eux-mêmes lorsqu’on fait témoigner un pasteur, père de six enfants, spécialiste de l’homosexualité, qui s’alarme que de "plus en plus de jeunes hétéros fassent un essai avec l’homosexualité comme on le fait avec la drogue" au motif que l’homosexualité se banaliserait dans la société ? N’est-ce pas se tirer une balle dans le pied que de faire témoigner un universitaire, catholique converti, philosophe chenu, qui conteste les poursuites contre Christian Vanneste parce que l’homosexualité est "un comportement désordonné", ne donne pas de relations stables ("moins de deux ans en moyenne"), parce qu’elle n’est pas "une fatalité" et que "Les homosexuels, s’ils le veulent, peuvent avec de la volonté, changer, se soigner". "Tout cela n’est pas neutre. Quelle morale voulons–nous dans notre société ?" lance l’universitaire.

Une bonne question que l’avocate générale Catherine Champrenault a reprise à son compte, à sa façon. "Nous ne sommes pas là pour discuter de la morale chrétienne. J’aimerais vous suivre sur la leçon de philosophie parce que j’en ai un certain goût, mais la philosophie ne doit pas se substituer à la loi. La loi n’est pas la reproduction de je ne sais quelle morale. L’universalité ne peut pas être appliquée à la loi de la République. Alors je ne vous suivrai pas… Nous ne sommes pas sur un banc de la faculté, ni en classe préparatoire… Et en matière de philosophie, on peut avoir d’autres références. Je préfère ainsi Spinoza lorsqu’il dit : "Ce n’est pas la vertu qui conduit au bonheur, c’est le bonheur qui rend vertueux."
"La place des diversités est fondamentale dans notre république, enchaîne l’avocate générale. Je n’ai pas, Monsieur Vanneste, de nostalgie de cette époque où les homosexuels vivaient dans la clandestinité. Je n’ai pas la nostalgie de ces homosexuels qui se mariaient, par pression, pour leur propre malheur et celui de leurs familles… Je pense aux homosexuels qui vivent en province. Je pense aux homosexuels qui ont le droit de cité. Cette évolution ne m’inquiète pas… Je la considère comme positive. Je vais vous dire. J’ai été interpellée que, sur un tel sujet, ici même, vous ayez le sourire aux lèvres. Ce sujet est bien trop grave pour l’aborder le sourire aux lèvres."

Visage fermé, sourire envolé, Christian Vanneste encaisse. A mots précis, l’avocate générale dit que ses paroles étaient "inutiles", "inutilement blessantes", "inutilement attentatoires", qu’elles dévalorisent les homosexuels. Oui, ces propos constituent bien une insulte, une injure. "C’est illégal aujourd’hui de proférer de tels propos. Et c’est d’autant plus grave de la part d’un député, car tout ce qui est de nature à diviser les citoyens porte atteinte à l’idée de cohésion sociale et de fraternité", conclue l’avocate générale qui réclame la confirmation de la condamnation prononcée en première instance. Les visages de son comité de soutien sont fermés. "C’est un homme courageux. Il est victime d’un faux procès. Tout ce qu’il veut, c’est prévenir le peuple des risques que nous courrons" explique, incrédule, un de ses soutiens. Jugement le 25 janvier.

Source : e-llico

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Etude : les ambidextres ont plus de chance d'être bisexuels

                                                                                                                        

 
                               
                               
                               
Les ambidextres sont plus enclins à la bisexualité et dans une moindre mesure à l'homosexualité que les simples droitiers ou gauchers, conclut un chercheur canadien dans une étude publiée cette semaine.
Le professeur de psychologie à l'université de Guelph, en Ontario, Michael Peters a compilé les données d'un sondage effectué grâce aux sites internet de grands médias britanniques et réalisé auprès de 255.000 personnes.

Les sondés devaient indiquer avec quelle main ils préféraient écrire, un code correspondant aux ambidextres. Ils devaient aussi préciser leur préférence ou orientation sexuelle.
L'étude ne constate pas de différences majeures entre gauchers et droitiers, mais a elle a permis de constater qu'il n'en allait pas de même pour les quelque 2.500 "ambidextres" interrogés.

"Il n'y avait pas de différence significative en terme d'orientation sexuelle entre les gauchers et les droitiers, mais les hommes et les femmes qui ont indiqué écrire des deux mains étaient surreprésentés dans la catégorie des non-hétérosexuels, particulièrement dans la catégorie des bisexuels", a observé le chercheur canadien.

De manière générale entre 4% et 6% des droitiers ou gauchers se sont qualifiés de bisexuels, un taux qui grimpe à 15,6% chez les ambidextres, indique l'étude canadienne parue dans la revue spécialisée "Brain and Cognition". Source : e-llico

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Ségolène Royal entre égalité et symboles

                                                                                                                        

 
                               
                               
                               
Parce qu’elle est devenue la madone des sondages, Ségolène Royal est devenue incontournable dans la pré-course à la présidentielle. Elle intrigue, séduit, dérange, même si ses convictions semblent encore en voie de formation sur nombre de sujets, dont l’homosexualité.
Parce qu’elle est devenue la madone des sondages, Ségolène Royal est devenue incontournable dans la pré-course à la présidentielle. Sera-t-elle la candidate du PS ? Nul ne le sait encore. Il n’empêche que la présidente de la région Poitou-Charente intrigue, séduit, dérange, même si ses convictions semblent encore en voie de formation sur nombre de sujets, dont l’homosexualité. C’est en raison de ce flou que nous avons choisi d’évoquer dès aujourd’hui le cas Ségolène, entre modernité et tradition.

Ségolène Royal n’est pas mécontente de bousculer la vie politique. Elle est surtout satisfaite d’avoir enfin la main, de personnifier un certain renouvellement en politique. Star actuelle des sondages, elle n’en perd pas moins de vue que cette position, pour agréable qu’elle soit, est fragile. Du coup, elle s’expose avec prudence en privilégiant les contacts directs avec les Français y compris par voie de presse : lecteurs du "Parisien", lectrices de "Femme actuelle"… Elle prend surtout garde, dans les rares interviews qu’elle accorde, à ne pas trop insulter l’avenir par des prises de position tranchées. Prudence, prudence.

Il en va évidemment ainsi à propos de l’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples de même sexe, sujets de société jugés délicats par excellence. Ségolène Royal pourrait faire l’impasse, mais ces dernières années ont vu ces deux questions occuper largement l’espace public. A tel point qu’il est devenu impossible de prétendre occuper les plus hautes fonctions sans se prononcer sur ces revendications qui seront au cœur des débats de 2007. Nous ne sommes qu’en 2006, il faut donc ne pas se dévoiler trop vite. En un mot, être prudent.

Ainsi, la députée n’accorde pas pour le moment d’interviews aux médias gay, et rencontre peu et de façon discrète les associations LGBT (1). Interrogée récemment dans "Le Parisien" (2) sur le mariage homosexuel, Ségolène Royal indique d’ailleurs : "Je me suis toujours refusée à instrumentaliser les questions de société pour faire "dans le coup". Une façon de jongler avec les engagements de la motion de synthèse majoritaire du Congrès du Mans (favorable au mariage et à l’adoption) dont elle est signataire. Une façon aussi de se démarquer de certains de ses concurrents au sein du PS. Une façon surtout de justifier cette fameuse démocratie participative, fer de lance de sa stratégie actuelle. Car pour le moment, il s’agit comme Ségolène Royal l’énonce sur son site Désirs d’avenir, "d’écouter pour agir juste", et ce d’autant que "dans un monde de plus en plus complexe mais aussi informé, chacun détient une part de vérité".

Les débats ainsi ouverts (il y en a sur le mariage de couples de même sexe et l’homoparentalité) feront l’objet de synthèses qui infléchiront la réflexion de la candidate… et sans doute même son programme. Certes, Ségolène Royal a déjà des idées dont certaines ont d’ailleurs été mises en œuvre à l’occasion de ses activités ministérielles, des certitudes et des croyances (sur la famille notamment) mais aussi des doutes. Du coup, plutôt que de prendre le risque (surtout si tôt) de s’exposer aux critiques — notamment dans son camp —, elle préfère procéder par coups de sonde, échafauder des hypothèses volontairement floues ("La loi doit pouvoir créer [une] union en mairie…" avance la députée) et voir ce que cela donne.

Ce souci de susciter le débat, de vouloir être en phase avec les citoyens, de mieux appréhender l’état de l’opinion, limite sans doute les risques d’erreurs, les fautes d’appréciation. En gros, d’être à côté de la plaque. Reste que si "chacun détient une part de vérité", le politique doit, au final, trancher et proposer. Les associations LGBT le savent. Elle savent aussi que Ségolène Royal est à la fois décomplexée sur l’égalité des droits mais crispée sur les symboles. Ce qu’elles savent aussi, c’est ce que le ou la candidat-e désigné-e pour conduire le PS en 2007 sera porteur d’un projet qui comprendra certes une importante part personnelle mais qui sera surtout un projet élaboré collectivement et soutenu par la majorité des militants socialistes. Et depuis 2005, une majorité est favorable à l’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples de même sexe.<

(1) HES a pu s’entretenir avec la députée début février.

(2) "Le Parisien", 23 février 2006.


Source : e-llico

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Campagne présidentielle : le directeur de cabinet de Ségolène Royal homosexuel assumé

 Le quotidien Le Monde du 13 décembre fait ouvertement état de l'homosexualité du directeur de cabinet de Ségolène Royal pour la campagne présidentielle. Christophe Chantepy, 47 ans, qui est à l'origine de l'association de soutien à la candidate socialiste "Désirs d'avenir", y est présenté comme "homosexuel assumé sans ostentation" par le journal qui rappelle son engagement militant LGBT dans les années 80 au sein de l'association Gais pour les Libertés (GPL). Source : E-llico

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Pink TV : vers une augmentation de capital et une nouvelle grille

L’équipe dirigeante de Pink TV –qui est à la recherche de capitaux- aurait pratiquement bouclé son augmentation de capital avec l’entrée de deux nouveaux actionnaires.
Des évolutions importantes de la grille seraient envisagées à court ou moyen terme, voire même un changement du modèle économique de la chaîne (abonnement moins cher, plage "en clair" plus étendue…).
Selon SatelliFax, la chaîne «aurait procédé à 11 licenciements économiques dont ceux de son directeur général Didier Zerdoun, et de son directeur des programmes, Nicolas Lacassagne». Source e-llico

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