vendredi 1 décembre 2006
Loi sur la délinquance: une disposition contre la provocation homophobe
Dans le cadre du projet de loi sur la prévention de la délinquance, les
députés ont pris une disposition pour prévenir l'incitation à la haine
ou à la violence contre une personne à raison de son orientation
sexuelle, son sexe ou son handicap. Adopté à l'Assemblée nationale
hier, jeudi 30 novembre, le texte prévoit que tout support tel que DVD,
cassette vidéo ou jeu électronique, quand il présente un caractère
pornographique, doit faire l'objet d'une signalétique spécifique et
comporter une mention sur son packaging indiquant que la mise à
disposition est interdite aux mineurs. Votée à l'unanimité par voie
d'amendement parlementaire, sur proposition de Jean-Christophe Lagarde,
député de Seine-Saint-Denis et porte-parole du groupe UDF sur ce
projet, cette disposition vise à lutter contre la provocation à
l'homophobie. Le texte de loi doit revenir au Sénat en janvier prochain
pour une deuxième lecture. Source : Têtu
Karl Lagerfeld présente à Berlin des photographies du modèle Brad Kroenig
À la galerie C/O Berlin,
Karl Lagerfeld se montre désormais non plus sous l'habit du couturier,
mais comme un photographe de talent. Son exposition «One Man Shown»,
visible à Berlin jusqu'au 4 février 2007, réunit 350 clichés noir et
blanc de grand format autour d'un seul thème: le mannequin américain
Brad Kroenig, découvert par le maître lui-même. Les deux hommes ont
travaillé ensemble pendant trois ans et demi, l'un devant, l'autre
derrière l'objectif. L'adonis au corps parfait est montré vêtu, nu,
sous la douche, couché ou assis. Selon les termes de Lagerfeld, Kroenig
«meurt dès que le projecteur s'éteint»
pour redevenir l'Américain de tous les jours. Le vernissage de
l'exposition a attiré le tout-Berlin, dont le maire Klaus Wowereit qui
a prononcé le discours inaugural. Source :Têtu
Photo DR
Une mère lesbienne perd la garde principale de ses enfants au profit de son ex-compagne
La cour suprême de Pennsylvanie a rejeté, mercredi 29 novembre, le
recours qui avait été formé contre une décision en cour d'appel, en
septembre 2005, dans laquelle le droit de garde de deux enfants avait
été retiré à leur mère biologique, Ellen Boring, pour être confié à son
ex-compagne, Patricia Jones. Pour comprendre l'importance de ces
décisions, il faut revenir sur les faits. Les deux femmes s'étaient
rencontrées en 1988. En 1996, après une insémination artificielle,
Ellen Boring avait donné naissance à deux garçons. Les deux femmes
avaient alors élevé les enfants au domicile de Patricia Jones. Mais, en
2001, Ellen Boring décida de quitter le domicile avec ses enfants. Un
juge décida alors de partager l'autorité parentale entre les deux
femmes, mais attribua la garde principale à la mère biologique, Ellen
Boring. Cette dernière fit tout pour couper les enfants de son
ex-compagne, qui décida alors de demander la garde principale des
enfants. Elle obtint gain de cause devant la cour d'appel en septembre
2005. Cette décision, maintenue par la cour suprême, est historique car
c'était la première fois qu'un juge acceptait de retirer la garde d'un
enfant à la mère biologique pour la confier à son ex-compagne. Le juge
a traité Patricia Boring comme il avait précédemment traité un
beau-père qui demandait la garde des enfants de son ancienne compagne.
Elle n'a pas eu a démontrer que son ancienne compagne était inapte pour
l'éducation de ses enfants, mais simplement qu'il était «dans l'intérêt des enfants»
que la garde principale lui soit attribuée à elle, et non à la mère
biologique. Le juge a notamment pris en compte le fait que la mère
biologique était «instable psychologiquement», qu'elle avait eu des «soucis d'alcool», et qu'elle avait tout fait pour séparer les enfants de son ex-compagne, ce qui n'a jamais été le cas de Patricia Boring. Source : Têtu
Grosse controverse au Québec sur la parodie de Brokeback Mountain à laquelle participe pour une émission de télé satirique le ch

Grosse controverse au Québec sur la parodie de Brokeback Mountain à laquelle participe pour une émission de télé satirique le chef du Parti québécois André Boisclair (lire Quotidien du 29 novembre).
C'était même le sujet de une de tous les journaux télévisés de la Belle
Province, Radio Canada en tête. André Boisclair a dû admettre qu'il
regrettait son apparition dans un sketch mettant en scène les chefs
d'État George W. Bush et Stephen Harper torses nus dans une facétie
homosexuelle débridée. «Quand je vois la façon dont tout le débat est enclenché, c'est clair que je ne le referai pas», a
laissé tomber d'un mince filet de voix le chef de l'opposition, de
toute évidence mal à l'aise. Ce sont ses amis politiques qui l'ont
poussé à réagir, ce que Boisclair ne souhaitait pas, tant la polémique
a gonflé. Et ses opposants politiques s'en sont donnés à cœur joie.
Jean Charest, le Premier ministre de la province a ainsi déclaré, avec
un faux air de retenue: «On nous
invite beaucoup à faire des émissions humoristiques, mais l'humour ne
nous permet pas de dire n'importe quoi. Dire tout ce qu'on pense, ça ne
signifie pas dire tout ce qui nous passe par la tête», a-t-il ajouté. C'est Mario Dumont, chef de l'Action démocratique du Québec (ADQ), qui a été le plus tranchant: «Si le ridicule ne tue pas, parfois il affaiblit», a lancé celui pour qui André Boisclair «est plus proche» de «l'erreur de jugement» que des choses «drôles et inoffensives» qui font «sourire dans le temps des fêtes». «Je pense qu'il n'aurait pas dû faire cela», a ajouté le responsable. Les politiciens doivent «avoir un bon jugement» pour distinguer entre «les
choses qui sont des clins d'œil sympathiques, puis les choses qui sont
carrément inappropriées compte tenu de nos fonctions». Chez les
péquistes, le parti de Boisclair, c'était le silence radio. Mais en
coulisses, certains étaient assez dépités. Manifestement, en plein
débat sur la notion de «nation québécoise» qui agite le Canada
actuellement, les souverainistes du PQ se seraient peut-être passés de
cet épisode parodique, dont un extrait est visible ici. Source : Têtu
La carte du SIDA dans le monde
Droits : du nouveau avec Santé Info Droits
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Journée mondiale contre le Sida : 5 000 personnes manifestent à Paris
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Journée mondiale contre le sida: manifestation dès ce soir
Act
Up-Paris appelle à manifester ce soir, à Paris, à 18h30, place de la
Bastille dans le cadre de la Journée mondiale de mobilisation contre le
sida, qui est le 1er décembre. «Sida: où sont les candidats?»
s'interroge Act Up. L'association est rejointe par une multitude
d'associations de lutte contre le sida et de défense des droits des
homosexuels. En régions, de nombreuses initiatives (débats,
manifestations, expositions, etc.) sont organisées toute cette semaine.
Retrouvez ici l'essentiel des manifestations, ainsi que sur le site Internet du Crips. Source : Têtu
GayLib soutient la candidature de Nicolas Sarkozy à la présidentielle
Sans surprise, Nicolas Sarkozy a annoncé officiellement
qu'il était candidat à l'élection présidentielle de 2007 dans plusieurs
quotidiens régionaux. Celui qui a adopté comme mot d'ordre de mener une «rupture tranquille», a notamment expliqué que
sa candidature était «le choix d'une vie», tout en affirmant que la
décision n'était «pas évidente» à prendre… Par un communiqué,
l'ensemble du bureau de GayLib, composé de 12 personnes, a fait savoir qu'il
était «particulièrement heureux» de
cette nouvelle. «Depuis son arrivée à la
présidence de l'UMP en 2004, Nicolas Sarkozy a toujours été à notre écoute, a
considéré nos préoccupations avec sérieux et a eu à cœur d'aménager toute sa
place à GayLib au sein de l'UMP. C'est notamment ce qui l'a conduit à intégrer
notre proposition de contrat d'union dans le programme législatif pour 2007»,
écrit le mouvement. «Nous nous
tiendrons, durant toute cette campagne, aux côtés de Nicolas Sarkozy afin de lui
apporter le concours et les propositions de GayLib ainsi que notre engagement
déterminé de militants», poursuit-il avant d'appeler à l'union «avec Sarko». Source : Têtu







