mardi 5 septembre 2006
Catho Pride : des groupes LGBT critiquent Delanoë
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Mariage : Romero regrette la «maladresse» de Sarkozy
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Homos : Sarkozy prône l’égalité fiscale
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Cent quatre-vingts candidats LGBT aux élections
Le 17 septembre, près de 7
millions de Suédois sont appelés aux urnes, pour élire leurs conseillers
municipaux, régionaux et députés. Selon une enquête réalisée par l'Association
suédoise de défense des droits des homosexuels (RFSL), 180 des candidats
déclarés sont ouvertement lesbiennes, gay ou transsexuels. Un record, affirme
Lars Jonsson, rédacteur du journal en ligne K-online. «C'est 60 de plus que lors des élections de
2002», précise-t-il. En tête du tableau, le Parti libéral présente 42
candidats LGBT, devant l'extrême gauche (32). Mais si certains partis comme
l'Initiative féministe et l'extrême gauche comptent autant de femmes que
d'hommes, seulement 48 des 180 candidats appartiennent à la gente féminine.
«Dans le meilleur des cas, écrit Lars
Jonsson, le Parlement nouvellement élu comptera
onze personnes ouvertement LGBT contre six actuellement.» Du soutien, on
l'espère, pour la réforme du droit marital et la création d'un mariage
sexuellement neutre qui devraient prochainement être à l'ordre du jour de la
future assemblée. Source : Têtu
Premier procès pour harcèlement homophobe en Pologne
C'est le premier procès pour harcèlement fondé sur
l'orientation sexuelle en Pologne. Un ex-employé de la ville de Wroclaw demande
des dommages et intérêts à son ancien patron Krzysztof Gralczyk, aujourd'hui
préfet de la région de Basse-Silésie et membre du parti Droit et Justice, le
parti des frères Kaczynski. Selon la victime Janusz Boguszewicz qui est
traducteur, son ex-employeur a commencé en 2002 à employer les termes de «ce pédé» lorsqu'il parlait de lui à ses
collègues et à le mettre peu à peu à l'écart. En 2003, il l'a licencié,
invoquant une réduction d'effectifs. Mais après son départ, le nombre d'employés
n'a pas diminué, il a même augmenté. L'un des témoins au procès a confirmé que
Krzysztof Gralczyk utilisait des formules comme «on n'ira pas avec ce pédé» ou «nous sommes enfin débarrassés de ce pédé».
Depuis 2003, Janusz Boguszewicz n'a pas retrouvé d'emploi à plein temps. Il
exige donc une compensation et la reconnaissance publique qu'il a été victime de
discrimination en raison de son orientation sexuelle. Source : Têtu
Violée parce que femme et lesbienne
Elle raconte avoir subi un
double supplice, dans le même lieu et au même moment: «Ils m'ont violée deux fois. Comme femme et comme
lesbienne», explique Paola, 35 ans, qui habite la région de Versilia. Un
viol, qui a eu lieu il y a deux semaines et qu'elle a immédiatement dénoncé à la
police de Torre del Lago, mais qu'elle n'a qu'aujourd'hui le courage de raconter
publiquement. «C'est la seule façon de me
venger», dit-elle. Cette histoire dramatique et inquiétante n'est pas un
cas isolé. Une autre tentative de violence, encore contre une lesbienne, a été
dénoncée il y a quelques jours. Un cuisinier homosexuel a été victime d'une
agression, sans oublier d'autres épisodes restés obscurs. Tous ces faits ont eu
lieu à Torre del Lago, la ville de Puccini et du festival lyrique, mais aussi
une destination touristique de plus en plus populaire chez les homos. Alessio De
Giorgi de l'ArciGay Toscane témoigne: «L'agression subie par Paola est un exemple de crime
de haine et il est le résultat d'une campagne scélérate dirigée par l'extrême
droite.» Les députés Franco Grillini, Titti De Simone et Vladimir Luxuria
ont invitent le ministre de l'Intérieur à entreprendre un relevé des «crimes de haine et, en particulier, de ceux qui
sont dictés par l'homophobie». Les parlementaires demandent aussi une
disposition législative pour assimiler les crimes homophobes à ceux qui sont
dictés par des préjugés raciaux, ethniques, nationaux et religieux. Source : Têtu
À défaut de mariage, Nicolas Sarkozy promet «un contrat civil» en mairie
«Je suis prêt à faire un pas de plus. Ce contrat
civil pourrait faire l'objet d'une cérémonie en mairie», a déclaré, lors de
l'université d'été de l'UMP à Marseille, Nicolas Sarkozy. Hier soir sur TF1, le
président de l'UMP et candidat à la présidentielle est revenu sur la question,
proposant un «contrat d'union civile» pour les couples homos, qui
«garantirait l'égalité des droits successoraux, sociaux et fiscaux»
–sans préciser toutefois ce que deviendrait alors le Pacs, contrat déjà bien
existant. C'est ainsi que Nicolas Sarkozy a tenté, tout ce week-end, de répondre
au tollé suscité par son refus d'accorder aux homos le mariage et l'adoption
(lire Quotidien du 1er septembre). Les réactions avaient en
effet été vives, de tout côté: les Verts ont fustigé «la droite la plus
ringarde et réactionnaire qui soit», «la
plus bête du monde», selon Eddie Aït du Parti radical de gauche, tandis
que pour Adeline Hazan, au Parti socialiste, Nicolas Sarkozy «se montre
incapable d'aller au-delà d'une conception traditionnelle du couple». Au
sein même de l'UMP, Jean-Luc Romero a regretté une «maladresse» à
l'égard des homos. Toutes les réactions dans son camp n'ont cependant pas été
négatives puisque Christine Boutin «salue la clarté de la position» du
président de l'UMP, une position «de bon sens» pour Jean-Marc Nesme,
coordinateur de l'entente parlementaire antiadoption pour les homos. Soucieux de
se voir talonné sur sa droite, Philippe de Villiers a dénoncé
«l'imposture» d'un Sarkozy «à la fois contre le mariage homosexuel
et pour la mise en place d'un système qui garantit l'égalité» entre homos
et hétéros. Ce week-end, le président de l'UMP aura cependant gagné un soutien:
celui du chanteur Doc Gyneco, nouvel encarté du parti et présent à Marseille,
qui a déclaré qu'il le soutiendrait «en votant pour lui… peut-être», avant d'ajouter «s'il y a des gens d'extrême droite, des antihomos,
des anti-tout, on a besoin de leur voix». L'annonce
d'une union civile a en tout cas ravi GayLib qui se dit «fiers d'être directement à l'origine de cette
proposition qui marquera une avancée majeure pour notre société». «Plutôt que de
s'enliser dans l'usage polémique du terme «mariage», Nicolas Sarkozy fait le
choix de parvenir à l'égalité de traitement des couples hétéros et homos par
cette union civile tout en se donnant les moyens de rassembler et de rassurer le
plus grand nombre de nos concitoyens sur ce sujet», écrit GayLib qui
semble ainsi prendre à son compte les «inquiétudes» que pourra susciter dans son
camp l'institution du mariage des couples homos. Tout en omettant de préciser
que cette union civile n'ouvrira à aucune reconnaissance de la famille
homoparentale ni ne garantira au partenaire pacsé étranger un traitement égal à
un marié. Source : Têtu
Tout ceci n'est que de la pure hypocrisie, Sarkozy sait très bien que la population Gay représente beaucoup de voix.
Il veut gagner sur tous les plans : Deratiser les cités, faire croire au jeunes qu'il changera leur avenir, au Gay que malgré tout un jour nous aurons plus de droits, qu'il est capable de redresser la France... et quand bien même... à quel prix ?
Tout ce qu'il dit sonne faux et nous ne pouvons avoir confiance en un politique de cabaret (Jhonny Hallyday,, Doc Gyneco...)
Il me fait l'impression d'un "parent" qui donnerai 150 "pièces jaunes" a ses enfants pour leur faire croire qu'is sont riches !
Décès de Jacques Lemonnier, porte-parole des seniors gay
Jacques Lemonnier, fameux «senior» gay, est décédé à son
domicile, le mardi 29 août, à Paris. Pendant des années, il avait animé et
présidé l'association des Gais retraités. Surnommé «le gay le plus gai» par
Christophe Dechavanne, sur le plateau de l'émission «Ciel mon mardi» dont il
avait fait les beaux jours, Jacques Lemonnier s'était approprié cette étiquette
et s'en affublait joyeusement pour se présenter auprès de ses interlocuteurs. Il
ne se faisait pas prier non plus pour raconter ses périples en Afrique et autres
anecdotes tragi-comico-sexuelles, dont il avait tiré plusieurs romans
autobiographiques, des «Historiettes» gay qui fleuraient bon les sanisettes
d'antan… On a une pensée émue pour ce porte-parole des «anciens», dans une
communauté qui oublie encore trop souvent son passé et ses aïeuls. Source : Têtu
Inauguration de la place Jean-Paul II, à Paris, dans une ambiance policière
Arrestation préventive de plus de 50 opposants, plus de policiers en
civil dans la foule que de manifestants: c'est dans cette ambiance tendue qu'a
été inaugurée la place Jean-Paul II sur le parvis de Notre-Dame à Paris, hier
dimanche 3 septembre. Les policiers ont rapidement encerclé et détourné du
parvis le cortège. Plus de 200 manifestants avaient été réunis par les
associations et les partis politiques (Act Up-Paris, Les Sœurs de la perpétuelle
indulgence –Couvent de Paname–, Les Verts, An Nou Alle!, l'Ardhis, la Brigade
des clowns, les Panthères roses, Degel, le collectif Idaho, les Mauves, le
mouvement Les Putes et la Laïcité Ecologie Association). L'accès au parvis de
Notre-Dame était sous haute! surveillance: des fouilles systématiques et des
traques aux tracts ont été menées pour tenir à distance les opposants. «Il y a eu délit de faciès à plusieurs reprises avec
des arrestations préventives et fouille des sacs, raconte avec émotion
Juliette, une jeune opposante.
Alors que le
rassemblement était pacifique et non-violent, c'est devenu une rafle.»
«Au-delà de la rebaptisation du parvis, ce qui
est encore plus grave, c'est la manière dont la police nous traite,
s'insurge Aline Paillet,
ex-députée européenne et journaliste, scandalisée par son arrestation. Lorsque j'ai demandé à l'individu venu m'arrêter sa
carte de police, il a ouvert sa veste pour me montrer son arme!» «Le pape était
contre l'avortement, contre le préservatif et contre les moyens de
contraception, il est respo! nsable de millions de morts en Afrique surtout. À
88 ans, je ! peux vous dire que je vais venir la décrocher, cette
plaque!», raconte Simone, une parisienne interviewée par la télévision
régionale. «La mairie a canonisé Jean Paul II
avant le Vatican», souligne Jérôme Gleizes, un élu Vert du Xe
arrondissement, venu observer l'événement. Après le décès du pape, le 2 avril
2005, après 26 ans de règne, le conseil de Paris avait voté le 13 juin dernier
–seuls 63 élus sur 164 étaient alors présents– de donner au parvis de Notre-Dame
le nom de Jean-Paul II.
Dans son discours inaugural, le maire de Paris a salué
la mémoire de celui qui fut une «sentinelle
majeure des temps modernes» tout en reconnaissant que cet hommage «pouvait heurter des sensibilités». Bertrand
Delanoë a aussi reconnu que «beaucoup ont
regretté que la voix de Jean Paul II n'ait pas fait écho à l'évolution pourtant
ind! éniable de nos sociétés, à l'heure où l'humanité affrontait, déjà, les
épreuves, les angoisses et les maladies de cette fin de siècle, telle que le
sida», tout en estimant que «incontestablement, Jean Paul II a sa place dans la
trame de notre cité». Ce à quoi répond Act Up-Paris qui n'oublie pas les
«positions criminelles de ce pape sur le
préservatif et son homophobie» avant de s'adresser directement au maire
de Paris: «que la hiérarchie catholique
s'obstine à condamner l'usage du préservatif, que ses mensonges et ses dogmes
précipitent ses propres adeptes dans la honte, la souffrance et la mort, est une
chose. Il en est une autre qu'un élu républicain, sensément progressiste et, qui
plus est, lui-même visé par les propos discriminatoires, ne viennent salir sa
ville par des plaques à la gloire d'assassins.»
Photo Chloé Nicosia Source : Têtu







