mercredi 31 mai 2006
Un congé paternité pour les lesbiennes?
Le parti Ecolo a déposé une proposition de loi pour un congé de naissance pour les conjointes (puisque les couples du même sexe peuvent se marier) ou concubines des mères lesbiennes. Celui-ci serait l'équivalent du congé paternité: selon la loi belge, le père peut, à l'occasion de la naissance de son enfant, s'absenter de son travail pendant 10 jours, tout en conservant sa rémunération (complète durant les trois premiers jours et à 82% les sept autres jours). Mais, actuellement, ce droit est exclusivement réservé au membre masculin d'un couple hétérosexuel. Pour Zoé Génot, la députée qui a déposé cette proposition de loi, «dans le cas d'un couple lesbien, la femme qui met au monde l'enfant du couple a autant besoin d'être entourée et soutenue par sa partenaire que n'importe quelle femme dans le cadre d'un couple hétérosexuel» et souligne qu'en France, où le mariage des couples gay et lesbiens n'est pas encore autorisé, la question du congé de naissance de la compagne d'une mère lesbienne se pose également (lire Quotidien du 21 mars). Source : Têtu
mardi 30 mai 2006
Israël : La mairie de Jérusalem versera 350.000 shekels au CGL de la ville
Le tribunal régional de Jérusalem a
ordonné dimanche 28 mai à la mairie de Jérusalem de verser la somme de 350.000
shekels (61.000 € environ) à Habaït Hapatuach (la Open House), le CGL de la
ville, organisateur de la World Pride d'août prochain. La mairie avait en effet
décidé de rejeter à plusieurs reprises les demandes de subventions que le centre
avait déposées.
Le juge a critiqué la conduite de la mairie qui avait distribué
les subventions non pas selon les normes du ministère de l'Intérieur mais selon
des critères discriminatoires. D'autre part, sept juges de la Cour suprême
israélienne se sont réunis dimanche pour étudier la plainte de cinq couples
mariés en Canada afin que le ministère de l'Intérieur reconnaisse leur mariage.
Les deux parties ont exposé leurs arguments et le jugement sera rendu dans
quelques mois. Source : Têtu
Angelina Jolie et Brad Pitt parents d'une petite fille
Ça y est, Brangelina Junior est née. Le 27 mai dernier à 1h40 en Namibie, 0h40 GMT. Elle s'appelle Shiloh Nouvel Jolie-Pitt. Il est encore trop tôt pour dire si elle est aussi «hot» que ses illustres parents, mais ce qui est sûr c'est qu'elle est en bonne santé. C'est un médecin de la clinique Welwitschia de Walvis Bay, où Angelina Jolie a accouché qui l'a dit. Jusque-là, tout va bien.
Sauf que la Namibie, où le couple Jolie-Pitt a posé les valises depuis le mois d'avril pour échapper à la pression médiatique, n'est pas exactement réputée pour son amour des droits de l'être humain. Et ça, Angelina Jolie, ambassadrice de l'Unicef, ne peut pas l'ignorer. Mais peut-être entend-elle faire de la résistance de l'intérieur? Selon certaines rumeurs, elle voudrait en effet monnayer très cher – trois millions de dollars – la première photo de l'enfant la plus convoitée du moment et reverser les bénéfices à l'Unicef qui financerait ainsi des programmes pour les enfants africains. À part ça? Angie aurait encore refusé une demande en mariage de Brad. Source : Têtu
Russie (Lesbian and gay pride)
Faibles réactions politiques après les
violences commises contre la gay pride
Face au
silence du gouvernement français après les violences ayant émaillées la gay
pride de Moscou le 27 mai dernier, le comité Idaho (International Day against
homophobia) s'est vu dans l'obligation de rédiger une lettre ouverte au
président de la République, au Premier ministre, ainsi qu'au ministre des
Affaires étrangères. «Dans le cadre des
discussions qui auront lieu à Moscou lors du Conseil de l'Europe et du G8,
écrit son Président Louis-Georges Tin,
nous souhaitons que vous puissiez solliciter le président de la Fédération de
Russie pour lui demander des explications sur les événements du 27 mai
2006.»
Pour l'instant, les manifestants français blessés devront se
contenter d'un communiqué de presse signé lundi par Nicole Guedj, secrétaire
nationale de l'UMP chargée des droits de l'homme. L'ancienne ministre salue le
«courage» des participants et juge «scandaleuse» l'interdiction de la
manifestation par la mairie. Au sein de l'opposition, Bertrand Delanoë avait
condamné dès le 27 mai les violences. «Il
s'agit, écrit le maire de Paris dans un communiqué, d'une atteinte grave au respect des droits de
l'homme et de chaque identité, contraire aux principes élémentaires d'une nation
démocratique.» La direction du PS n'a, elle, pas encore réagi. Jack Lang,
qui devait à l'origine faire le déplacement jusqu'en Russie pour soutenir les
gays et les lesbiennes, n'a pas non plus rendu de commentaire public.
Le Parti
communiste français a quant à lui protesté contre les «graves manquements aux
droits de l'homme» constatés durant cette gay pride. En Allemagne, après que
Volker Beck, un député écologiste allemand, ait été blessé au visage samedi, la
chancelière a regretté «qu'il ait été frappé
lors de cette manifestation». Pourtant, les Verts font l'objet de
critiques de la part de la CDU, le parti conservateur dont est issue Angela
Merkel. Le député Andreas Schockenhoff a estimé dans le Berliner Zeitung, qu'il fallait «se plier à l'ordre politique du pays dans lequel on
se trouve».
Il récuse en conséquence l'idée d'une protestation officielle
de la part du gouvernement allemand. Volker Beck juge ce positionnement «scandaleux». Le parlement a adopté pour sa
part une résolution appelant les autorités russes à respecter les droits de
l'homme. En Russie, les organisateurs de la gay pride étudient désormais la
possibilité de porter plainte devant la Cour européenne des droits de l'homme.
Le chemin sera long: hier lundi, le président de l'assemblée parlementaire du
Conseil de l'Europe a tenu à féliciter la Russie et Vladimir Poutine à
l'occasion du dixième anniversaire de l'appartenance du pays au Conseil de
l'Europe. «Nous apprécions hautement les
progrès enregistrés durant cette période» a osé déclarer René van der
Linden au Président russe.
Et ce mardi matin, sur l'antenne de RTL, Sergueï
Parinov, conseiller diplomatique de l'Ambassade de Russie à Paris, a certes
condamné les violences, mais pense que la Russie, «si elle doit évoluer, n'est pas prête à accepter une
gay pride l'année prochaine.» Le collectif Idaho appelle samedi 3 juin, à
16h00, à un rassemblement devant l'ambassade de Russie à Paris. D'autres
rassemblements identiques devraient avoir lieu dans plusieurs capitales
européennes. Source : Têtu
Russie : Heurts et arrestations, une gaypride interdite
Plus d'une centaine de personnes ont été
interpellées par la police et des dizaines de militants de la cause
homosexuelle violemment agressés par des skinheads samedi au cri de
"Moscou n'est pas Sodome!"
le jour où devait se tenir une Gay Pride
finalement interdite par la mairie.
Nikolaï Alekseïev,
le leader
de l'organisation de défense des droits des homosexuels en Russie
GayRussia, a été interpellé avec plusieurs de ses militants alors qu'il
tentait d'approcher le tombeau du soldat inconnu, au pied des murailles
du Kremlin, pour y déposer des fleurs.
Ce
geste était censé montrer un parallèle entre la lutte jadis contre
l'Allemagne nazie et la lutte pour les droits des homosexuels, alors
que la mairie de Moscou a interdit la tenue d'une Gay Pride que la
communauté homosexuelle russe voulait organiser ce samedi.
Volker
Beck,
un député allemand du Bundestag qui avait fait le déplacement
pour soutenir la cause homosexuelle en Russie, a été frappé et avait le
visage en sang.
Pierre
Serne,
un Vert français, et
Merlin Holland,
personnalité britannique
qui est également le petit fils de l'écrivain
Oscar Wilde,
ont été
également agressés tandis que
Philippe Lasnier,
chargé de mission au
cabinet du maire de Paris
Bertrand Delanoë,
a été brièvement interpellé
par la police.
"Une délégation française était venue tout à fait
pacifiquement"
a expliqué
Clémentine Autain,
adjointe au maire de
Paris et militante féministe, s'étonnant du peu d'empressement des
forces de l'ordre à protéger les manifestants des attaques.
"Au
moment où la Russie prend la présidence du Conseil de l'Europe nous
sommes inquiets parce que les autorités russes ne font pas preuve de la
volonté de respecter les droits de l'Homme, notamment les droits des
minorités et la liberté d'expression",
a-t-elle déclaré à l'AFP.
"L'entrée
dans le parc (qui mène vers le tombeau du soldat inconnu) était fermée
et il y avait une foule de gens à l'extérieur que l'on pourrait décrire
comme des néo-fascistes"
a raconté
Robert Wintemute,
un professeur de
l'université King's College de Londres, également présent.
"Il
y a eu une rixe, les néo-fascistes se sont déchaînés. Ils ont frappé
Merlin Holland à coups de pieds. Je n'ai jamais vu ça,"
a ajouté
M.
Wintemute.
Les policiers moscovites assistés de plusieurs
centaines d'hommes des troupes anti-émeute se sont efforcés d'isoler
les militants de la cause homosexuelle de leurs opposants, qui allaient
de groupes de skinheads à des Cosaques en passant par des groupes
extrémistes orthodoxes mêlant prêtres et veilles femmes lançant des
oeufs vers les manifestants.
Les attaques de bandes de skinheads
envers les militants se sont produites aussi devant la mairie où les
militants avaient prévu de déposer une lettre de protestation contre
l'interdiction de la parade homosexuelle.
"C'était
impressionnant, la situation des homosexuels en Russie est encore pire
que ce que j'imaginais"
a déclaré
Jean-Luc Romero,
conseiller régional
UMP d'Ile de France.
Selon la police, plus d'une centaine de personnes ont été interpellées.
Le
maire de Moscou
Iouri Loujkov
avait interdit la tenue d'une parade
homosexuelle dans la capitale russe, estimant qu'une telle
manifestation était moralement "inadmissible". Cette décision a été
confortée par une tribunal local.
Lors d'une conférence de
presse dans la matinée, Nikolaï Alekseïev, leader des défenseurs des
homosexuels russes, avait estimé que "l'homophobie faisait partie en
Russie d'un problème plus large de xénophobie".
Des militants
américains, français, néerlandais et allemands avaient fait le
déplacement pour soutenir la communauté homosexuelle russe et protester
contre l'interdiction de la parade.
Par Olga ROTENBERG
Source : http://elmundodevirgil.canalblog.com/
lundi 29 mai 2006
Gay Pride interdite à Moscou : l'Inter-LGBT et Act Up réagissent
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Angelina Jolie a accouché
L'un des enfants les plus attendus du moment est né dans la nuit de ce samedi 27 mai en Namibie.
Angelina Jolie et Brad Pitt, qui n'est pas venu à Cannes pour cause de naissance imminente, ont ainsi mis au monde leur petite Shiloh Nouvel Jolie Pitt ce week-end au coeur de l'Afrique près de leur village de Langstrand.
Leur porte-parole Cindy Guagenti déclare dans un communiqué de presse :
"Dans la nuit du 27 mai 2006, en Namibie, en Afrique, Angelina Jolie et
Brad Pitt ont accueilli leur fille Shiloh Nouvel Jolie-Pitt. Aucune
autre information n'est communiquée et aucune photographie n'a été
rendue publique." Source yahoo actualités
Un concurrent gay de «Big Brother» quitte l'émission
Après quatre jours d'engueulades avec ses
colocataires et une menace de suicide en direct, Shahbaz Chauhdry, l'un
des deux participants homos de la dernière saison de «Big Brother», le
«Loft» britannique, a tiré sa révérence. Shahbaz, 37 ans, est sorti le
mardi 23 mai après être parvenu à se faire détester de tous les autres
concurrents – en parlant sans cesse plus fort qu'eux, en cachant leur
nourriture, et en utilisant la moindre occasion pour provoquer une
dispute. «Tous mes démons se sont lâchés, a déclaré l'Écossais d'origine pakistanaise au sujet de son séjour dans la maison Big Brother. Je coulais et je coulais, comme le Titanic.» Il
a révélé avoir caché aux producteurs de l'émission le fait qu'il est
dépressif, état qu'il lie a son passé douloureux: Shahbaz aurait été
battu avec un marteau par son père qui l'avait surpris portant des
talons aiguilles. Il est parti du foyer familial à l'âge de 16 ans et
est devenu SDF. «Je n'ai jamais eu de
petit ami, ni de soutien affectif. À cause de tout ce que j'ai vécu de
l'enfance à l'âge adulte, je me suis effondré de façon spectaculaire», a-t-il expliqué. Le dernier gay en lice est Richard, dont le fantasme très original serait de se retrouver en prison…
Source : Têtu
Pour un sénateur de droite, une lesbienne ne peut pas diriger le ministère de la Famille
«Rosy Bindi ne peut pas exercer les fonctions de ministre de la Famille car elle est lesbienne.»
C'est l'insulte, adressée par Massimo Saia, sénateur du parti de droite
d'Alliance nationale, à Rosy Bindi, récemment nommée à la tête du
ministère de la Famille, au cours d'un talk-show transmis par la chaîne
Canale Italia. Une énième insulte homophobe qui s'ajoute à une série de
critiques orchestrée par l'opposition et l'Osservatore Romano,
quotidien du Vatican, à la suite des premières déclarations de la
nouvelle ministre lors d'une interview accordée au quotidien Corriere della Sera. «Pour la première fois, enfin, l'Italie a un ministère de la Famille, a déclaré Rosy Bindi, députée de la Marguerite, parti de centre gauche. Je
dois écouter l'Église, mais prendre en compte aussi les changements de
la société, les nouvelles formes familiales. Il s'agit de trouver une
synthèse entre mes valeurs catholiques et le respect pour les idées et
valeurs différentes des miennes.» Sur le rapport entre l'Église et l'État, la ministre a été très claire: «L'Église peut dire tout ce qu'elle pense, mais la politique doit assumer la responsabilité des médiations et des choix.» source : têtu
Première gay pride à Moscou: une démonstration de force des nationalistes
Suite
aux violences homophobes qui ont eu lieu samedi 27 mai après-midi,
durant la première gay pride organisée à Moscou, de nombreuses
associations françaises ainsi que des personnalités politiques ont
appelé la France à condamner au plus vite ces violences. Sos
Homophobie, l'Inter-LGBT, Act Up-Paris, le CGLBT de Paris-Ile de
France, Tapages ont ainsi dénoncé les attaques des militants
nationalistes à l'encontre des militants LGBT, en rappelant que ces
événements se déroulent au moment même où la Fédération de Russie prend
la présidence du Conseil de l'Europe et alors qu'elle présidera le G8
en juillet prochain à Saint-Pétersbourg. Le Collectif contre
l'homophobie a aussi demandé à Philippe Douste-Blazy, le ministre des
Affaires étrangères, «de convoquer
immédiatement l'ambassadeur de Russie en poste à Paris afin de lui
signifier la condamnation de la France et d'exiger des explications».
Samedi
après-midi, la tentative de gay pride a très vite tourné court malgré
la détermination de la petite cinquantaine de militants homos présents (lire notre chronique du 27 mai).
Durant près de deux heures, plusieurs groupes réunissant skinheads,
babouchkas avec bible et icônes, milices paramilitaires, orthodoxes
etc. ont envahi les espaces où les militants homos comptaient faire
acte de visibilité, pour les insulter, leur lancer des œufs et des
tomates, et les frapper. La police, tout en arrêtant près d'une
centaine de skinheads, a également interpellé les principaux leaders de
la pride russe qui ont été détenus plusieurs heures. Nombre des
manifestants ont été frappés, à l'instar de Pierre Serne, responsable
de la commission LGBT des Verts et membre de l'Ilga-Europe. Le député
allemand des Verts Volker Beck a été plus gravement frappé, avant
d'être arrêté lui aussi. Pour ceux et celles qui avaient réussi à
échapper aux premières attaques des nationalistes mais aussi des
policiers, il fut difficile de pouvoir simplement exister dans cette
confusion la plus totale. Attaques à coups de parapluies de la part de
babouchkas, qui n'hésitent à vous faire de force des signes de croix
sur votre visage, crachats, insultes, ont été le traitement réservé aux
militants LGBT pendant les deux heures qu'a duré leur action. Le
lendemain, les médias russes, contrairement aux médias internationaux,
ne faisaient que peu d'échos aux violences de l'après-midi, qui ont eu
lieu dans l'artère principale du centre de Moscou. Malheureusement,
l'indifférence était aussi forte chez de nombreux homos du pays qui, le
soir même, étaient tranquillement attablés dans leurs bars homos
favoris, sans s'être inquiétés de ce qui avait pu se dérouler
l'après-midi même. Malgré ce sentiment d'amertume perçu le samedi soir,
il n'en demeure pas moins que cette tentative de première gay pride en
Russie aura au moins réussi à faire parler de la situation difficile
des gays et des lesbiennes dans la capitale et le reste du pays. Le
fait que la mairie de Moscou ait interdit la marche, que les violences
contre les manifestants n'aient pu être empêchées, montre bien que
l'État russe n'est pas prêt à protéger ses citoyens LGBT. La question
reste de savoir si les autorités russes agiront pour protéger les
minorités sexuelles. Rien ne dit en effet que les attaques contre les
bars homos de la capitale ne pourraient pas reprendre. Et les
organisateurs de la première pride, particulièrement Nikolaï Alekseev
et Ievguenia Debrianskaia, seront encore en première ligne, pour
prendre les coups. Ce matin, le ministre russe des Affaires étrangères,
Sergei Lavrov, a assuré, lors d'une réunion de l'assemblée
parlementaire du Conseil de l'Europe, de sa volonté de continuer la
lutte contre la xénophobie en Russie. Les événements de samedi dernier
ont démontré que cela n'est pas encore le cas. Source : Têtu
Photo Fabrice Dimier










