vendredi 31 mars 2006
Mobilisation générale pour le Sidaction

Dix chaînes de télévision et sept radios se mobilisent de
vendredi à dimanche soir en faveur du Sidaction, association qui redistribue
depuis 1994 les fonds récoltés à moitié pour la recherche, à moitié pour les
associations. Dès à présent, vous pouvez appeler le 110 ou vous connecter sur le
site internet de Sidaction
afin de faire vos promesses de dons. En 2005, Sidaction avait réuni 4,5 millions
d'euros qui ont permis de financer des programmes de recherche fondamentale,
d'aide aux malades, de prévention, en France et à l'étranger. Ce week-end, les
chaînes de télévision hertziennes mais aussi thématiques ainsi que la plupart
des radios consacreront tout ou partie de leurs programmes à la lutte contre le
sida. L'an dernier, le décès du pape en plein Sidaction avait interrompu une
partie des émissions. Espérons que l'actualité sociale sur le contrat première
embauche (CPE) ne sera pas une nouvelle occasion pour les chaines d'interrompre
leurs émissions.
À l'occasion du Sidaction, Xavier Bertrand a reçu hier,
jeudi 30 mars, les associations de lutte contre le sida et l'équipe de Sidaction
avant de tenir une conférence de presse afin de détailler son programme
d'action. Outre la bonne volonté affichée par un Xavier Bertrand qui a
décidément du mal à imposer son image, les pouvoirs publics manquent d'une
vision forte. On attendait des mesures nouvelles, notamment une prise de
position sur l'assurabilité des malades et sur la prise en charge à 100%,
aujourd'hui mise à mal par la réforme de la Sécu. On a eu droit à l'énumération
des mesures déjà annoncées, comme le préservatif à 0,20 € dans les
établissements d'enseignement dès la rentrée (mesure souhaitée par Jacques
Chirac en décembre dernier) et la mise en place d'un groupe d'experts, présidé
par le Pr Yéni, qui est chargé d'émettre d'ici juillet 2006 des recommandations
thérapeutiques. Xavier Bertrand a promis de relancer le plan triennal de lutte
contre le sida, d'accélérer la mise à disposition des subventions aux
associations et a annoncé que le nombre de campagnes de prévention passerait de
deux à quatre. Mais alors que télévisions et radios se mobilisent ce week-end,
le ministre a manqué une occasion de redonner du souffle à la lutte publique
contre le sida. source : têtu
Eunice Barber brutalisée par la police
L'amère patrie pour Eunice Barber
Très choquée, l'athlète française a raconté, vendredi, à la presse, son interpellation musclée à Saint-Denis et sa garde à vue.
Il y a cette «claque dans la gueule», ces insultes racistes («tu crois qu'on fait ça en Afrique»). Mais, de tout ce qu'Eunice Barber a raconté, vendredi à la presse, de son interpellation samedi dernier, le plus choquant, c'est cette phrase d'excuses d'explications ? qu'une policière aurait prononcée après que Barber a mis un terme au traitement musclé en dévoilant son identité : «Vous savez, une Black dans le 93 qui se fait interpeller, c'est une gifle.» Le tarif habituel en quelque sorte. Quelques scènes qu'elle aurait vécues dans les commissariats (Saint-Denis, puis Bobigny), après son identification, sont aussi gratinées : un des «flics» «qui l'avait violentée» essaie de taper la discussion avec elle ; d'autres s'enquièrent de la date de sa prochaine compétition. «D'un coup, tout le monde a voulu être très gentil, s'est indignée Barber, mais moi, je veux vivre normalement, je veux être traitée en tant qu'être humain, pas en tant qu'Eunice Barber.»
Premiers mots. Pour ce qui est de l'interpellation elle-même, la championne, qui n'a pu contenir ses larmes avant de glisser ses premiers mots («je vous remercie d'être là»), a confirmé la version que son avocat a diffusée depuis les faits. Le récit d'un banal incident qui dégénère en interpellation violente et occasionnera, pour l'athlète, une notification de sept jours d'interruption temporaire de travail. «Ils étaient six, ils étaient dix. Ils ont marché sur mes cheveux, sur mes mains. Il y avait deux femmes policières qui étaient particulièrement méchantes dans le fourgon.» Un récit qui diffère toujours autant de la version policière des événements. Ce qui est sûr, c'est que Barber se rendait à La Plaine (Seine-Saint-Denis), samedi vers 16 heures, pour conduire chez une amie sa mère qui voulait «se faire belle» pour la venue de son mari. Les deux femmes étaient accompagnées du neveu de l'athlète. Arrivée à une déviation, à proximité du Stade de France, la voiture s'est engagée dans une voie barrée. C'est là que tout diverge. A-t-elle mal compris les indications de l'agent (ce qu'elle dit) ? A-t-elle refusé d'obéir et de s'arrêter, entraînant avec elle un agent qui n'avait pas retiré son bras du véhicule (ce que dit la police) ? A-t-elle mordu deux d'entre eux avant d'être maîtrisée ? Ou un seul pour se dégager ? A-t-elle été victime d'insultes racistes ? Ou auteure elle-même d'insultes (elle le nie) ? Selon son avocat, Me Daoud, les charges retenues contre Barber sont triples : refus d'obtempérer, mise en danger de la vie d'autrui, violences volontaires. Les photos publiées par l'Equipe vendredi (cinq policiers arc-boutés sur Barber et quatre autres qui regardent) confirment que l'interpellation a été musclée. Mais sans qu'on sache à quel moment la scène se situe, ni ce qui l'a précédée. Le quotidien sportif assure que le pourvoyeur des images réserve son témoignage pour l'enquête. L'athlète a déposé une plainte auprès de l'Inspection générale des services de police, qui pourrait être suivie d'une autre contre les agents concernés «si le ministère public ne jugeait pas utile d'ouvrir une procédure d'enquête».
Bras droit. Au-delà du fait divers, il y a l'aspect sportif : Bernard Amsalem, président de la Fédération française d'athlétisme, décrit une athlète «démolie» et s'inquiète d'une éventuelle «saison blanche». Barber explique que son bras meurtri (le droit) est celui avec lequel elle lance le poids et le javelot, ce qui pose la question des conséquences immédiates sur sa carrière. Il y a enfin le symbole, fâcheux, qui vient cochonner la jolie histoire de l'adoption par la France d'une athlète originaire de Sierra Leone, qui offrira en retour à son pays hôte une moisson de médailles. Un côté «A Eunice, la patrie reconnaissante à coups de claques dans la gueule» du plus mauvais effet.
Barber, c'est l'enfant de Freetown, élevée à l'athlétisme par un attaché linguistique de l'ambassade de France fondu de sport. C'est une installation à Reims en 1992 au moment où son pays plonge dans la guerre civile. C'est un attachement à son pays d'accueil qui lui fait préférer elle, l'anglophone le bleu-blanc-rouge, en février 1999, aux autres propositions de naturalisation (américaine, anglaise) qui lui arrivent alors qu'elle se révèle comme une gagneuse de médailles en devenir. Elle fête sa nouvelle nationalité par un titre de championne du monde de l'heptathlon en 1999 à Séville. Elle y a ajouté depuis quatre médailles, dont deux «à la maison», lors des mondiaux de Saint-Denis en 2003 (argent à l'heptathlon, or à la longueur). Elle avait raconté, dans une interview, comment ses parents lui avaient conseillé d'opter pour la France. Hier, elle a fondu en larmes en disant : «Et je n'ai même pas pu aller accueillir mon père à l'aéroport.»
Source : Libération
jeudi 30 mars 2006
Agenda des soirées filles
AGENDA FILLES
Jeudi 30 :
La Champmeslé : 22 h Soirée cabaret.
Le Pulp : 24h -7 h Naked. 5e anniversaire. Djs Scratch Massive. Djs contest.
Le Troisième Lieu : 21h30 Le Cabaret des Filles de Joie.
Vendredi 31 :
Le 3W Kafé : 22 h Mix. Dj Steeve.
Le Bliss : 22 h White night. Dj Kristel.
La Champmeslé : 20 h Soirée mix. Dj Olivier.
Le Pulp : 24 h-6 h Jacqueline coiffure : Wanted : dead or alive.
Djs La Romanichelle, Bijou, Backstage bitch. Performances : Marie
Poppers.
Samedi 1 :
Le 3W-Kafé : 22 h Mix. Dj Steve.
Le Bliss : 22 h Poisson d’Avril. Dj Cmdp.
La Champmeslé : 20 h Soirée mix. Dj Olivier.
Le Pulp : 24 h-7 h Girls Club. Djs Yvan, Olivier, La Blonde.
Le Rive Gauche : 23 h-6 h. Dj Willy. 14E.
Mardi 4 :
La Champmeslé : 20 h Soirée voyance, tarot, runes avec Aline.
Mercredi 5 :
Violette and Co : 19 h Rencontre avec Benoîte Groult pour la parution de son roman "La touche étoile" et le lancement du Dvd qui lui est consacré.
Jeudi 6 :
La Champmeslé : 22 h Soirée Cabaret
Le Troisième Lieu : 21h30 Le Cabaret des Filles de Joie.
Vendredi 7 :
Le 3W Kafé : 22 h Mix. Dj Steeve.
Le Bliss : 22 h Mix au sous-sol. Dj C6lia.
La Champmeslé : 20 h Soirée mix. Dj Olivier.
Samedi 8 :
Le 3W-Kafé : 22 h Mix. Dj Steve.
Le Bliss : 22 h Dj Kristel French.
La Champmeslé : 20 h Soirée mix. Dj Olivier.
Les Gourmettes : 20h Dîner dansant entre femmes. Au P’tit Bouchon (1 rue de Capri – 12e). Réservation : 01 43 47 55 83. 25_.
Le Pulp : 24 h-6 h Girls Club. Djs Yvan, Olivier, La Blonde.
Le Rive Gauche : 23 h-6 h. Dj Willy. 14E.
Dimanche 9 :
Le Bliss : 17 h Lounge Sunday.
Mardi 11 :
Le Bliss : 20 h Ma sorcière bien aimée.
La Champmeslé : 20 h Soirée voyance, tarot, runes avec Aline.
Jeudi 13 :
La Champmeslé : 22 h Soirée cabaret.
Le Troisième Lieu : 21h30 Le Cabaret des Filles de Joie.
Violette and Co : 19 h Vernissage de l’exposition des œuvres de Marie Vialmar.
Source : E-llico
Gaypride interdite
|
|
|
| ||
Solidarité : Elton John ouvre son placard pour le sida
|
|
|
| ||
Politique : la présidente de l’Autre Cercle élue au conseil régional d’Ile-de-France
|
|
|
| ||
Un tandem à la tête d’Act Up-Paris
|
|
|
| ||
Israël : Malgré les espoirs, pas de parlementaires homos à l'issue des élections législatives
Les Israéliens élisaient hier, mardi 28 mars, leurs 120 représentants
au Parlement. Malgré un nombre exceptionnellement élevé de candidats
homos, dont certains parmi les 10 premiers candidats des petits partis,
aucun n'a réussi à être élu à la Knesset, le Parlement israélien. Le
Parti travailliste, qui a inscrit dans son programme électoral il y
seulement quelques jours un paragraphe soutenant les droits des LGBT (lire Quotidien du 23 mars), obtient
20 sièges, derrière le premier grand parti, Kadima (28 sièges). Meretz,
le parti dont le programme est le plus gay-friendly, perd deux sièges
et ne disposera que de quatre députés. La lutte pour les droits de la
communauté LGBT repose donc sur ses épaules. Il faudra attendre encore
quelques jours pour savoir si ce petit parti entrera dans un
gouvernement que composera sans doute Ehud Olmert, le chef du parti
Kadima, qui est Premier ministre par intérim depuis l'hospitalisation
d'Ariel Sharon. Une chose est sûre: le prochain Premier ministre
israélien est sensibilisé à la communauté gay. En effet, sa fille,
Dana, est ouvertement lesbienne. Source : têtu
Jugement en demi-teinte pour un baiser volé de deux lesbiennes
C'est la fin
d'une affaire qui a débuté en juillet 2003. La Suède venait alors
d'adopter une législation criminalisant la discrimination sur la base
de l'orientation sexuelle. Susanne Gustavsson et sa compagne sont
assises dans un restaurant de Stockholm, avec des amis. Elles
s'embrassent. Apercevant le geste, le propriétaire de l'établissement
leur demande de quitter les lieux. Outrée, Susanne Gustavsson décide
alors de porter plainte auprès des instances pénales et civiles du
royaume. Ce sera la première fois que le pays met en application sa
nouvelle législation. Le procès pénal aboutit au blanchiment du
restaurateur en première instance et en appel (lire Quotidien du 16 novembre 2005). Mais
si dans la procédure civile, le tribunal de première instance a donné
raison à l'accusé, qui dément avoir fait preuve de discrimination, la
cour d'appel l'a condamné à verser 50.000 couronnes d'amende (soit 5300
€) à la plaintive. Cet arrêt avait été salué par le médiateur contre
les discriminations sexuelles et l'Association suédoise de défense des
droits des gays et lesbiennes (RFSL). Pourtant, hier, la Cour suprême
de Suède, qui se prononçait sur le dossier a déçu en prononçant un
jugement en demi-teinte. Elle maintient l'amende, mais en réduit le
montant à 1500 €. Si elle a reconnu la discrimination, la plus haute
instance juridique de Suède a estimé que les dommages causés n'étaient
pas durables. Source : Têtu
«Basic Instinct 2», ça commence bien les critiques...
Dans la première scène de Basic Instinct 2, Sharon Stone fonce au volant d'un bolide pendant qu'un type, stone lui aussi, lui chatouille le point G. Parvenus à l'orgasme, Sharon, son point G, sa voiture et son amant (selon l'ordre d'importance du scénario) finissent dans la Tamise. Le tout filmé avec la sensualité d'une publicité pour déodorant.
![]() Le pic à glace. Le spectateur, lui, pique du nez © DR |
Quatorze ans après l'original de Paul Verhoeven, voici donc ce qu'il
reste de Basic Instinct. Un machin immonde et mal fichu, à peu près
aussi sulfureux qu'une valse de nudistes sur une plage de
Pavalas-les-Flots et qui, pour tout suspens, se contente de multiplier
les fausses pistes à partir de meurtres dont tout le monde se fout - à
commencer par le réalisateur Michael Caton-Jones, dont le cahier des
charges semble s'être résumé à: a) filmer les gambettes de Sharon
Stone, b) couper tout ce qui pourrait faire rougir au montage. Quel
cauchemar!
D'autant plus qu'à l'origine, le projet a passé entre
les mains expertes du génial David Cronenberg puis du non moins
talentueux John McTiernan, lesquels jeteront tous deux l'éponge face
aux refus, hésitations et avis contraires de la production et de Sharon
Stone - qui se livrent à l'époque une impitoyable guerre d'usure.
L'affaire se terminera par un arrangement à l'amiable devant les
tribunaux américains: Sharon Stone empochera ses quinze millions de
dollars, les producteurs auront leur film. Enfin, disons... leur navet.
Basic Instinct 2
Panouille de Michael Caton-Jones, avec Sharon Stone.
Durée: 1h50
Les Rex/Les Rialto Cornavin/Pathé Balexert
Source : La tribune de Genève










