C’est
à la demande d’Azouz Begag, ministre délégué à la Promotion de
l’Egalité des chances, que l’Autre Cercle a rejoint le collectif
d’associations en charge des manifestations et initiatives de "Egalité
des chances, Grande Cause nationale 2006".
"L’Autre Cercle est la première association représentant la diversité
gay et lesbienne qui siègera au côté d’associations comme SOS Racisme,
le Planning Familial… ou encore la Ligue de l’Enseignement" note
l’Autre Cercle. La fédération participe, par ailleurs, à la mission
ministérielle de création d’un "Label Diversité" qui devrait prendre en
compte l’orientation sexuelle et annonce le lancement d’un "Référentiel
de bonnes pratiques" concernant le respect de la diversité homosexuelle
dans le monde du travail.
Source : E-llico
Berlin : le prix Teddy du meilleur documentaire gay attribué à Au delà de la haine
Pour
leur vingtième édition, les Teddy Awards ont récompensé une fiction
philippinne et un documentaire français, "Au delà de la haine", sur la
mort de François Chenu tué par des skinheads à Reims.
Le prix "Teddy" du meilleur film gay et lesbien, décerné en marge de la
Berlinale, a été attribué au film du Philippin Auraeus Solito, "Ang
Pagdadalaga ni Maximo Oliveros", a annoncé le jury de cette récompense
qui fête cette année ses 20 ans. Ce prix, doté de 3.000 euros,
récompense un film du festival, toutes catégories confondues, qui
s'intéresse de près ou de loin aux homosexuels et lesbiennes. "Ang
Pagdadalaga ni Maximo Oliveros" ("L'épanouissement de Maximo Oliveros")
était sélectionné cette année dans la catégorie des films pour enfants
de la Berlinale. Il raconte l'histoire d'un jeune garçon de 12 ans
homosexuel dans les bidonvilles de Manille.
Le "Teddy" du meilleur documentaire, doté également de 3.000 euros,
a quant à lui été décerné au Français Olivier Meyrou pour "Au-delà de
la haine", un documentaire avant et pendant le procès aux assises des
trois skinheads, accusés d'avoir battu à mort un homosexuel. Le
réalisateur, présent à Berlin, a dédié son Teddy" à François Chenu,
mort noyé après avoir violemment battu par ses agresseurs. source : E-llico
Le manifeste contre le mariage gay et l’homoparentalité fait un tabac
Le
manifeste de l’Entente parlementaire contre le mariage homo et
l’homoparentalité fait un tabac. On compte, en effet, au 16 février :
259 signataires exclusivement recrutés parmi les députés et sénateurs
UMP-UDF.
Ce succès qui devrait sérieusement inquiéter les partisans de l’égalité
des droits semble surprendre jusqu’à son initiateur, le député UMP
Jean-Marc Nesme. "Cela me surprend, en effet, car c’est un nombre
important, surtout dans l’air ambiant qui est plutôt favorable à ces
revendications. Nous avons adressé un courrier à l’ensemble des
parlementaires de la majorité. 259 ont approuvé publiquement ce
manifeste. Nous n’avons eu qu’une seule réponse négative." Qui ?
Mystère, le député refuse de dénoncer ce franc-tireur.
Parmi les signataires de ce texte, on trouve deux candidats de
droite à la mairie de Paris : Bernard Debré et Claude Goasguen. On
trouve aussi la porte-parole de l’UMP, Valérie Pécresse — elle fut
aussi rapporteure de la Mission Famille de l’Assemblée Nationale —
prétendument modérée sur le sujet, mais qui affiche ainsi sa vraie
nature, nettement moins consensuelle. Car il ne faut pas oublier qu’il
y a une singulière différence entre ne pas voter une loi qui vient en
débat à l’assemblée, et constituer un lobby virulent dont la vocation
est d’empêcher que ce débat même ait lieu.
Aujourd’hui, conscient de son succès (259 parlementaires nationaux
de droite sur les 582 que comptent les deux assemblées), Jean-Marc
Nesme compte bien tirer profit de ce moyen de pression. "Je dois
rencontrer un membre du cabinet de Dominique de Villepin, début mars,
pour présenter ce manifeste et la liste des signataires" note, pas peu
fier, le député. Source : E-llico
L'assassinat d'une lesbienne marque la première Marche des fiertés organisée dans un township en afrique du sud
Les festivités de la
Marche des fiertés du township de Guguletu (ville du Cap, Sud) ont été
marquées, dimanche 19 février, par le souvenir du meurtre d'une
lesbienne, rapporte le journal sud-africain Cape Times.
Ronnie Ngalo, organisateur de l'événement, qui se tenait pour la
première fois dans une banlieue noire, a rappelé que la mort violente
de Zoliswa Nkonyana montrait l'importance de telles manifestations pour
rendre compte de l'existence des homosexuels dans les townships. «Espérons que ce genre de marches apportera un changement social, commente pour sa part Russell Southey, directeur de la Marche.
Dans les communautés blanches (…), les gays sont acceptés et protégés
dans la société. Mais dans les communautés noires, la Marche des
fiertés se justifie extrêmement. Les gays dans les communautés noires
ont besoin de savoir qu'ils ne sont pas seuls. Nkonyana a été tuée
devant sa famille.» La jeune femme de 19 ans a été «poignardée et lapidée à mort par une foule de jeunes le 4 février»
dans le township de Khayelitsha (Cap), a indiqué Elliot Sinyangana,
porte-parole de la police. Il précise que le mobile du meurtre n'a pas
été défini et qu'aucune arrestation n'a eu lieu. Mais, selon la petite
amie de la victime, âgée de 17 ans, Zoliswa Nkonyana a été condamnée à
cause de son orientation sexuelle. Le journal Sunday rapporte qu'une femme est venue importuner Zoliswa et son amie en leur disant qu'elles «voulaient être violées». Lorsqu'elles ont déclaré être lesbiennes, l'inconnue serait partie chercher «environ 20 types assez jeunes»,
d'après la compagne de Zoliswa. Ils ont commencé à les battre. Zoliswa
a tenté d'atteindre sa maison, mais a reçu des briques jusqu'à ce
qu'elle tombe à terre, et encore après. Trois autres lesbiennes qui
entourent la jeune femme sur une photo publiée par Sunday
craignent de subir le même sort. Russell Southey souligne que dans un
meurtre homophobe, deux personnes qui apparaissaient aux côtés de la
défunte ont été violées et que l'une est morte du sida. Source : Têtu